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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 08:00
BAL D'HIVER
Comme une abeille au bal d’hiver, elle a dansé devant l’estrade. Son insouciance était son arme, la force des purs, des innocents, qui luttent sans cesse contre le vent. A la périphérie de Paris, bien loin du cœur et des poumons, la vie semble arrêtée. Les commerçants s’en sont allés, banques et médecins ont déserté. Le supermarché fait grise mine, Noël oublie de s’installer, avec son cortège de lumières. Alors danser dans la poussière, en écoutant chanter le groupe, se  remuer au bal d’hiver, c’est indiquer qu’on est vivant, qu’il est  encore  temps. De bousculer monsieur le Maire et ses adjoints, tous les élus. Loin des endroits favorisés, loin des grands axes oxygénés, certains quartiers sont asphyxiés. Nous sommes les extrémités de Paris, ses doigts gelés. Réchauffez-les, donnez à d’autres abeilles en devenir, à leurs parents, à leurs aînés les moyens de profiter du temps présent.
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commentaires

L
Tu écris merveilleusement bien, Mansfield ! Merci pour ce bijou et ce cri du cœur qui me touche bcp ! J'aime tant cette petite fille qui danse...
Bisous
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É
Le centre des grandes villes est illuminé et animé en période de fête. Les quartiers en périphérie sont mons gâtés, comme celui de cette petite abeille...
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F
Cette petite abeille danse dans l'insouciance de son enfance. Les périphéries paient un lourd tribut pour leur proximité avec la grande ville qui attire les gens comme la lumière, les papillons. Et le rural aussi se désertifie ...
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C
Aux franges de la grande ville, la vie butine toujours !
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R
C'est tellement vrai se que tu dis il n'y a que le coeur de Paris qui compte pour eux, c'est bien triste car les français, ne vivent pas au centre de Paris pour la grande majorité! Bisoussssss
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N
Poignant, ce petit texte.
Et si vrai !
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C
Une petite abeille qui porte l'espérance. Dissions les brumes et la grisaille, tes mots si riches d'émotion nous emportent et nous donnent envie de butiner les charmes de l'instant, merci Mansfield, bises
Cendrine
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L
La période est morose. A nous de jouer les "petites abeilles".
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L
J'aime comme tu sais voir la beauté là où pour tant d'autres il n'y a que misère, comme tu saisis le rai de lumière qui traverse la grisaille pour en faire une bouffée d'espérance! Ton texte est magnifique!
On ne peut que vouloir un bel avenir à cette petite abeille dansante... Bouger, pour faire bouger les lignes... Pas facile; je crois qu'on n'a pas fini de se battre.
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L
J'aime comme tu sais voir la beauté là où pour tant d'autres il n'y a que misère, comme tu saisis le rai de lumière qui traverse la grisaille pour en faire une bouffée d'espérance! Ton texte est magnifique!
On ne peut que vouloir un bel avenir à cette petite abeille dansante... Bouger, pour faire bouger les lignes... Pas facile; je crois qu'on n'a pas fini de se battre.
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A
Je crains que les vents n'aillent pas dans ce sens et que bientôt il ne reste plus de fleurettes à butiner pour les petites abeilles...

Joli texte, triste mais plein de tendresse et d'empathie.
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M
Trop mignonne la petite. Un texte très profond sur un pas de danse léger. j'ai beaucoup aimé
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J
Bonjour Mansfield... ah mais faut que Noël s'installe partout, sans peur de rien, coeur de ville ou pas... cette petite "abeille" montre le chemin... ;-) suivons-là !
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