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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 22:08

Exercice sur le même principe que celui des titres de chansons d'Hubert-Félix Thiefaine et celui des chansons d'Indochine.

Sur cette liste de 20 titres je vous propose d'en utiliser au moins 15.

  • les ailes rouges de la guerre
  • la multiple splendeur
  • les blés mouvants
  • Toute la Flandre
  • Les heures d'après midi
  • Les visages de la vie
  • Les villes tentaculaires
  • Les soirs
  • Les flammes hautes
  • Les bords de route
  • les moines
  • Les vignes de ma muraille
  • Les campagnes hallucinées
  • Les débâcles
  • Les douze mois
  • Les flambeaux noirs
  • Les villages illusoires
  • Les apparus dans mes chemins
  • Les forces tumultueuses
  • Les heures claires

73 - Ecriture sur image (Michel)


Une image un peu particulière vous est proposée cette fois-ci... inspirez-vous en librement, quelle que soit la direction où vous emmène votre imagination, elle sera bonne :-)


Et puis, si cela vous frustre de résumer l'image à une seule interprétation, vous pouvez revenir autant de fois que vous le souhaitez !

 

 

 

 

Ces mains-là me font penser au « Saule » D’Emile Verhaeren. Il s’agit d’un poème que j’avais appris à l’école en CE2, je crois, en partie. Et jamais oublié depuis. Alors j’ai supposé qu’en empruntant ses mots à Verhaeren (consigne 47), et en divagant sur l’image, (consigne 73), l’inspiration viendrait.

Le saule de Veraheren est un vieil arbre, noueux comme le sont les visages de la vie à leur déclin. Il paraît fragile et destructible ainsi que cet ensemble de mains superposées formant des épis de blés mouvants. Mais enchevêtrées et s’élevant telles des villes tentaculaires, ces pinces promptes à bondir ont des forces tumultueuses. Elles ont l’air de buter contre des chocs, telles des jets de lumières face à des flambeaux noirs. Ce sont autant de flammes hautes  se dressant les soirsles ailes rouges de la guerre se font menaçantes.

Au temps des débâcles dans les campagnes hallucinées, elles sont le symbole des heures claires à venir. Ces heures d’après midi où dévoilant leur multiple splendeur , elles s’éloignent et se rapprochent les unes des autres et dansent à engendrer un vertige, à créer un mirage. C’est pourquoi, je crois distinguer en leur creux des villages illusoires nimbés de lumière et grimper le long des bras qui les soutiennent les vignes de ma muraille.

Elles sont la vie dans sa mouvance, dans son éclat, dans son mystère. Elles sont la résistance, la persistance. Elles sont  Le Saule de Verhaeren, l’arbre de vie.

 

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commentaires

aimela 01/12/2008 20:41

Très joli texte qui correspond très bien à l'image, chapeau , c'est vraiment très bien

mansfield 02/12/2008 13:47


Merci pour ce gentil compliment.


José-Carlos 01/12/2008 10:34

Depuis quelques expériences de ces jeux des blogs (être tagué, devoir faire ceci et cela, choisir d'autres à taguer, etc.) j'ai décidé de ne plus aligner dans ce genre d'histoires !
Mais je dois ajouter que j'ai trouvé belle la photo des mains. Ne serait-ce que por cela, je n'ai pas perdu mon temps en vous visitant...
Bonne journée.

mansfield 01/12/2008 15:08



Bonjour,


C'est vrai, tous ces exercices peuvent paraître contraignants et lasser à force. Mais j'y trouve des sujets d'écriture et j'avoue que c'est ce qui m'importe le plus. A bientôt



Nicole 29/11/2008 20:18

C'est très beau ! J'aime beaucoup : la beauté des mots et la sensibilité qui en ressort, un mariage sublime.

mansfield 01/12/2008 15:06



Bonjour,


Je suis ravie que mon interprétation de l'exercice t'ait plu. A bientôt



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