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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 21:58



On se demande ce qu’ils cherchent et pourquoi ils ne trouvent pas. Evidemment quand on ne sait pas ce qu’on cherche… Bien sûr, il y a la crise sociale, l’immobilier, l’emploi. C’est un faux problème, ça fait un bout de temps qu’ils hésitent, qu’ils attendent, qu’ils se tâtent. Ils veulent vivre, butiner, s’amuser. Découvrir, explorer, se tromper, recommencer, aimer, détester, haïr. Ils souhaitent s’épanouir, s’exprimer, exister. L’amour, le vrai, ils y croient comme à un concept. Ils ne veulent pas faire d’erreur, se marier c’est pour la vie. Avec tout le tralala, les fiançailles, l’église, la robe, la noce et le bal. Mais ça n’est pas garanti. Tout le monde divorce aujourd’hui, on a plusieurs vies. On préfère le PACS et le concubinage, ça fait moins peur, ça fait moins mal. Et ça autorise la teuf à moindre frais. Et puis on a le temps, être parents à vingt ans de nos jours c’est ringard. Ca veut dire que t’as rien vu, rien vécu, rien connu. Et puis t’es bloqué avec des mômes qui braillent, parfois t’en as tellement marre que tu les colles à tes parents parce que tu fais pas tes nuits.

 

Ca y est je vois où le bâts blesse. That’s where the rub is, disent les anglais. Le problème c’est les parents, trop gentils, trop généreux, trop présents. Les jeunes aujourd’hui, ils ont trop tout. Pas de contrainte, pas de soucis. Enfin pour certains. Alors pourquoi se casser la tête à fonder une famille, à en prendre pour vingt ans minimum, à se restreindre. Une règle d’or : PROFITER !

Sauf que, les jeunes, ils deviennent moins jeunes, moins fêtards, moins convaincus d’avoir tout bon. Ils attrapent trente cinq balais comme une angine, ça coince dans la gorge. Et ils paniquent, ils veulent ce qu’ils rejetaient jusqu’alors. Le conjoint, la famille et la maison. Le plus souvent ça se passe bien, ils prennent le coche en route et avant quarante ans tout est bouclé. Sauf qu’ils sont cloués jusqu’à soixante. Quand d’autres abordent la cinquantaine, tout frais et libres comme des ados dès que les enfants sont partis vivre leur vie de conquistadors.
Quelquefois le jeu est truqué, le train déraille. C’est pas facile de trouver un copain, une copine, passé trente ans. Ya moins de choix, ils sont casés ou cassés, les potentiels. Le conjoint, la compagne pour la vie, ça prend du temps. Et question fertilité, à trente huit ans pour un premier bébé, ça craint. C’est le parcours du combattant, le stress, la déprime. On a besoin de soutien, les parents encore, les amis. Et ce sentiment encore diffus qu’on n’a plus toute la vie devant soi. 

 

Je ne sais pas, moi, ce qu’il faudrait pour les réveiller tous ces jeunes. Je sais trop bien en réalité, il faut de la confiance, des valeurs, le goût de l’effort. Et nous les anciens (à cinquante ans je crois faire partie du club), sommes responsables de la banqueroute. Nous avons placé sous leurs pieds un tapis rouge, et ils se sont pris dedans.

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commentaires

kat 14/04/2009 13:12

il y a beaucoup de vrai dans ce que tu dis....mais même s'ils sont peu nombreux, il y a encore des jeunes qui savent ce qu'ils veulent, si, si, c'est vrai....35 ans, 5 enfants désirés, je n'ai jamais "collé" un de mes enfant à mes parents pour les nuits, nous assumons notre vie, et nous avons commencé tôt....et on a plein d'amis qui sont comme nous....bisous!

mansfield 14/04/2009 15:41


Bravo à toi et à tes amis. Il faut beaucoup d'enthousiame et de courage pour vouloir fonder une famille nombreuse de nos jours. Mais je sais que certains n'en manquent pas, et c'est tant mieux pour
nos générations futures. 


lili 12/04/2009 08:18

les parents sont aussi en parti responsable de ce que sont les jeunes aujourd'hui car nous leur donnons et permettons bien plus de choses que nos parents nous autorisaient; bizzzzz

mansfield 12/04/2009 19:25


Et toc, tu as mis le doigt dessus.


revelise 11/04/2009 21:00

Peut être que ces enfants là ont trop été cocooner, et qu'ils doivent faire aussi plus d'études que notre génération, donc ça repousse l'âge dans la vie active, forcément, et vu la conjoncture actuelle, je pense que ça leur fait aussi très peurs, bonne soirée

mansfield 12/04/2009 19:24


Très justes tes réflexions, nos jeunes surdiplômés ont parfois du mal à trouver un emploi.


bibifok 11/04/2009 14:38

Je ne pense pas que ce soit à cause des parents ou de la génération précédente que les jeunes sont comme ça...ils profitent de tout, de leur vie et surtout de leur parent, ils sont assistés et le pire c'est que peu d'entre eux ont des valeurs, c'est toute la différence...
Bon week-end

mansfield 11/04/2009 15:27


Je crois que la société leur a tout donné, ils n'ont qu'à ouvrir le bec. Elle comble les désirs qu'ils n'ont pas le temps de formuler et les empêche parfois de s'en créer d'autres à combler par
eux-mêmes.


Pensée 11/04/2009 06:18

J'ai 48 ans, un fils de 19 ans. Et franchement, je peux te dire que ce dont tu parles à leur sujet est bien la réalité ici aussi au Québec... ils se cherchent, ils n'ont pas la société de leur côté disons... ils sont perçus aussi de façon bien différente parfois même dérangeante. C'est dommage, cela leur enlève bien de la motivation, du désir de faire quelque chose ou d'entreprendre leur passion. Bref, oui ils ont peut-être la vie plus facile celle que nous leur avons donné depuis leur enfance, mais la société a une grosse part de responsabilité dans tout cela, elle n'a pas donner grand choix aux parents non plus... choses vites faites, choses vites reçues, donc plus ce sentiment de désir ou d'espoir à attendre ou recevoir quelque chose... et dans tout cela, les jeunes sont perdus, sont dépassés, ont peur de ce que leur avenir sera... deviendra. N'ont pas la confiance nécessaires pour avancer. Ils prennent leur temps... ils ne veulent pas vieillir non plus face à toues ces responsabilités qui les attendent au détour. Le mien, mon fils a 19 ans bientôt 20 ans en mai. Il a décroché de l'école à 13 ans !! je n'ai jamais cru que cela arriverait... il n'a pas pris un chemin facile durant quelques années. J'ai été inquiète tellement pour lui... il ne se sentait pas bien dans cette société, il a vécu des choses à sa manière et depuis janvier 2009 il a décidé de se prendre en main... de retourner aux études par lui-même (avant de la part de moi ou son père il n'acceptait pas). Depuis 3 mois, il est donc à l'école des adultes, reprend ses cours et apprend un métier qu'il veut faire. Il est bien ainsi... il se sent prêt aussi à faire face à la vie.

Voilà un grand partage mais ton article m'a interpellé et je l'ai trouvé fort pertinent. Merci !

mansfield 11/04/2009 15:23


Je vois que ce débat te va droit au coeur. Mes enfants ont l'âge du tien, dix huit et vingt et un ans bientôt, et j'avoue que même si je les adore, ils me font tourner en bourrique. L'important est
qu'ils trouvent ce pour quoi ils sont faits dans la vie.


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  • : instants de grâce, parcours chahutés, affirmation de soi. J'aime saisir ces moments dans la vie qui font vibrer et se sentir vivant.
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