Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 08:00

En suivant la consigne du défi 115, chez CETOTOMATIX,  à partir d’un court roman de Jérémie Guez : « Paris la nuit », j’ai extrait les mots suivants :

Lequel/une/ viennent/ toujours/ gars/ à /air/ prouve/ Paris /remerciements

A placer dans un texte de mon invention.

 

C’est un petit GARS A l’allure démodée qui hante le PARIS de Montmartre et des touristes. Il se promène le soir, la casquette  vissée de travers sur la tête, un foulard rouge autour du cou. Il a l’œil vif et la démarche chaloupée de ceux dont la vie se construit au hasard des rencontres. Car il avance lentement et pas TOUJOURS  droit. Il sait qu’on le croit éméché, on suppose que  son cerveau  est embrumé. Il vit dans le Paris des années 50, fredonne le « gamin » de Mick Micheyl, ses héros ont le visage de Gabin ou de Lino. Dans sa faune nocturne, dans son Pigalle, de petites pépées michetonnent pour le compte de caïds qui carburent au whisky.  Il se crée un film dans LEQUEL il évolue en vedette et règle ses comptes avec le milieu.  En réalité il se contorsionne sur  la scène d’un cabaret de pacotille.

 

histoire-casquette.jpg

 

Il n’a rien à PROUVER,  on le laisse tranquille. Trop léger pour la boxe, trop frêle pour fourguer de  la dope, un gun dans la poche de son jean, trop gentil pour castagner les filles qui mouftent, on lui fiche la paix comme à ces étrangers au sourire « nice » qui vont et VIENNENT, s’encanaillent au Moulin Rouge ou préfèrent les beaux gosses dénudés des Folies Pigalle. Il sifflote, le nez dans le caniveau, Gavroche déconnecté, au rire tonitruant. Quand Ali et le Gang  du 9 3 à Aubervilliers,  déboulent dans  le XVIIIème le samedi, ils se moquent de sa trogne anachronique. Avec son AIR efféminé, et sa mèche décolorée, il affole les brésiliennes sous hormones qui arpentent la place Clichy. Il attend son heure, espère la gloire. Ah, faire la UNE des journaux! Il souhaite écrire  un livre qui parle d’aujourd’hui avec la gouaille d’hier, usant de dialogues empruntés à Audiard ou copiés sur ceux, très actuels,  de Jérémie Guez, un petit jeune de l’âge de mon fils. Que les époques se mélangent créant un genre nouveau. A la fin de son texte on publiera des REMERCIEMENTS adressés à tous ces gens qu’il frôle le soir, quand le besoin de se perdre se fait sentir.

 

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

É
Beau portrait de ce gamin de Paris des années après guerre. J'aime beaucoup cette chanson de Mick Micheyl.
Répondre
M


Moi aussi et l'époque me fait rêver aussi, j'aurais aimé avoir plusieurs vies!



J
mike michel elle est pas morte ?
Répondre
M


Je ne crois pas non, mais sa chanson, symbole des années 50 m'a semblée évidente dans mon texte, bonne semaine à toi Liza.



C
Je l'aime surtout quand il nous dit : "T'as d'beaux yeux, tu sais !" Un portrait très réussi !
Répondre
M


Merci Catheau, bonne semaine à vous!



J
c'est credi , jour de folie ici , bises
Répondre
A
belle évocation d'un Montmartre disparu mais reste toujours la photo de Jean-Alexis Moncourgé etle souvenir de son accent gouailleur de Titi parisien! Mon père lui ressemblait ses copains d'armée
l'appelaient Gabin! Merci et à Bravo pour ce texte
Répondre
M


Oh , souvenir, souvenir... Ca fait du bien, merci de ta visite



C
L'éternelle "petite frappe", en somme. Ton texte a sa démarche chaloupée et sa verve aussi.
Répondre
M


Merci Carole, un petit bonhomme qu'il m'a plu de suivre!



J
très bien écrit !! j'ai aimé me retrouvé aux côtés de ce môme
Répondre
M


Et moi donc, les vieux polars des années soixante me passionnent! Bonne semaine à toi



L
Bonsoir Mansfield. Un très joli portrait de mots et des surimpressions cinématographiques et littéraires, sur fond de chanson, merci beaucoup !
Répondre
M


Merci Lénaïg, Paris est tellement plein de surprises!



P
Bonsoir Mansfield,
Encore une fois vous nous charmez par votre aisance à coucher des mots qui tournoient comme une valse lente.
Nous suivons votre Titi comme accrochés à ses basques, et l'envie ne peut que nous démanger de rester prés de lui et de suivre ses aventures.
Merci et bonne soirée
Répondre
M


J'aurais bien aimé lui en inventer, croyez-moi, si j'avais eu le temps et la patience...



C
J'examine, j'épluche, je conscientise, j'apprends je lis en pleine conscience et je me dit un jour peut être ! les mots viendront comme ils vont chez toi...
Bonne soirée !
Répondre
M


Et j'espère bien car c'est une part importante du travail du sophrologue, la parole. Bise



J
Un portrait taillé sur mesure avec raffinement et aisance. Je suis sûre que Gabin aurait apprécié. Belle journée à toi. Amitiés. Joëlle
Répondre
M


Merci Joëlle, à très bientôt.



F
Une belle chanson ; il disparaît peu à peu Gavroche avec son accent de titi parisien, je trouve que c'est dommage !tu le décris très bien , tel qu'il pourrait être : un nostalgique du Paris d'avant
.
Répondre
M


Merci Fanfan, à très bientôt chez toi



R
He bien voilà un défi superbement relevé, j'entend presque son rire tellement c'est vivant. Amicales bises
Répondre
M


Merci Renée, à très bientôt.



J
j'aime cette distorsion du temps et des genres. Peut-être l'ai-je croisé en allant au théâtre du Trianon cet été entendre la nuit des griots en avant première du festival d'Ile de France.
belle journée
Répondre
M


Peut-être en effet, il faut y croire... Ca fait du bien de se raconter des histoires....



N
Pas mal du tout !
Bisous !
Répondre
M


Merci Nina, à bientôt.



A
Très belle page d'un Paris révolu...
Répondre
M


Merci à toi, à très bientôt.



L
Juste une petite remarque chronologique : dans le Paris des années 50 (et même 60) les "Brésiliennes" n'étaient pas là .
Répondre
M


Et oui, mais j'ai fait exprès de mélanger les époques! Bise à toi



M
Il rêve sa vie et moi je me suis régalée !
Bisous
Répondre
M


Merci à toi, cette époque, les années 50 me plaisait beaucoup au cinéma!



M
Tout un programme qui fait encore rêver.. et pourtant ce genre de vie ne doit pas être facile !
Joli défi! Ta visite et ton commentaire m'ont fait un grand plaisir...Merci!
Bonne journée Mansfield !
Répondre
M


Merci à toi, je retourne chez toi pour musarder...



F
Un gentil petit gars le titi parisien
Répondre
M


Eh oui ma brave dame!



Présentation

  • : Le blog de mansfield
  • : instants de grâce, parcours chahutés, affirmation de soi. J'aime saisir ces moments dans la vie qui font vibrer et se sentir vivant.
  • Contact

Rechercher

Liens