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22 janvier 2018 1 22 /01 /janvier /2018 08:00
INTACTE
Vous arrive-t-il de la ressentir parfois ? Cette boule au creux du ventre. Elle semble venir de nulle part.  On ignore  pourquoi elle s’impose. C’est l’attente de quelque chose, de quelqu’un. Espérer un événement, un coup de fil. Tout ne tend qu’à  ce truc qui va forcément se produire. On se lève le matin, lorgne son profil dans le miroir, se rue dans les transports, s’oublie au travail. Se consacre à des loisirs, reprend le sport, traîne dans les magasins comme si de rien n’était. Le quotidien banal est  un sursis à   ce moment  précieux, à venir.
 
Le sentiment de ne pas vivre tout ce qu’on souhaite et  à quoi on pense avoir droit.  Et s’il s’agissait simplement d’une impression. N’avoir pas tout donné, ne s’être pas totalement accompli. S’il suffisait, avec l’âge de se découvrir une passion, une envie, un projet. De garder intacte sa curiosité. Jusqu’à la fin. 
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15 janvier 2018 1 15 /01 /janvier /2018 08:00
Eugène Atget ( Au bon marché, 1926-27)

Eugène Atget ( Au bon marché, 1926-27)

Janvier à Paris suspend les heures comme les photos d’Eugène Atget. Malgré la foule, le mois se fige dans le vent et le froid. A l'époque la ville s'exposait nue, vide, ou sale. Sur les trottoirs comme dans les vitrines, la vie semblait absente ou paralysée. Le temps n’était pas vraiment arrêté.  Il avait la lenteur d’un siècle révolu. Quand pour obtenir on devait agir, se donner de la peine, s’abîmer les mains, forcer sur les bras. Et que passait le temps.
Aujourd’hui bien sûr, il y a des boutons, des touches, des interrupteurs. Nos doigts font presque tout d’un simple effleurement. Les heures coulent, nos journées débordent. Des foules interrompues glissent sur l’asphalte. La fureur, le bruit dominent.  Mais les couleurs de la saison, le gris, le sépia, l’orangé parfois, couvrent la ville. Si on accepte d’interrompre sa course un instant seulement, si on laisse le silence s’installer, c’est ce Paris d’autrefois qui surgit, plus peuplé, plus dense, mais tout aussi magique.
JANVIER
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31 décembre 2017 7 31 /12 /décembre /2017 12:47
IL ME SEMBLE QUE...
... C'est le moment des souhaits pour 2018. Tout plein de bonnes choses. Bonheur, santé, joie de vivre et projets à gogo. Amour, voyages et prospérité. Famille, visites plus nombreuses et brouilles évitées. Partage et solidarité. Tolérance et bienveillance envers l'autre. Audace et envergure. Prudence et mesure.  Quoi d'autre?
BONNE ANNEE  A TOUS!

 

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26 décembre 2017 2 26 /12 /décembre /2017 08:00
APRES
    L’après aussi, est un moment bien agréable. Noël a passé, rapide, copieux, démesuré. La fête a dominé un repas plus long que d’habitude. Même si le trop boire et manger, les rires, les chants, ont raccourci le temps. On a vécu tout cela dans l’excitation, l’inquiétude, les fou-rires et l’indigestion parfois. Quand tout le monde s’en va, que les chats s’enroulent dans le bolduc et lèchent le bord des assiettes, il est temps de remplir le lave-vaisselle, et dans le silence enfin retrouvé d’écouter son vrombissement soporifique.
    Alors enroulons-nous dans une couverture, allongeons-nous sur le canapé, fermons les yeux sans nous assoupir, évitons le roupillon de 18h qui garantit une nuit de veille. Devant le poste de télévision qui ronronne, rechargeons des batteries qui fonctionneront à plein tube le week-end prochain.
BONNE ANNEE A TOUS !
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18 décembre 2017 1 18 /12 /décembre /2017 08:00
CONVIVIAL

Noël approche et  n’est pas seulement religieux. Ça n’est pas uniquement la naissance du Christ qu’on célèbre. Autour de moi, nombreux sont ceux qui fêtent Noël et ne sont pas chrétiens. La famille, l’entourage, porter des habits de circonstance, offrir un repas de fête, décorer la maison, faire péter le champagne ou pas. Lire le bonheur dans les yeux des enfants. Être ensemble, se réunir, avoir autour de soi des personnes qu’on aime et qui comptent, voilà ce que signifie Noël. J’adopte ce principe évidemment. J’aime qu’on s’approprie  la convivialité, le partage, la joie d’un moment.

Alors quand on me dit à l’officine : « Pourquoi vous dressez un sapin dans votre vitrine ? C’est péché. » , je préfère ne pas répondre.

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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 08:00
AUTOUR DU LACAUTOUR DU LAC
C’est un film en noir et blanc qui se colorise lentement. Une lueur perce la brume et le miroir du lac, ça commence comme ça. On ne distingue rien au-delà des berges hérissées de murs végétaux, fantomatiques. Des cormorans déploient leurs ailes, ont l’air d’immenses souris chauves. Mouettes, cygnes et canards accompagnent leurs envolées, leurs timides clapotis.
C’est l’heure des rendez-vous canins,  des courses, des marches  sportives. On ne sait pas quand le jour va se lever. On ne sait rien. Le ciel bleuira-t-il,  la pluie, le  vent chasseront-ils les nuages ? Et pourtant au détour d’un chemin, alors qu’on l’avait oublié, qu’on ne pensait plus à lui, l’automne  roussit les buissons, embrase les cyprès, crisse sous les pas. Son, lumière, magie des couleurs.
AUTOUR DU LACAUTOUR DU LAC
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27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 08:00
INSTANT DE SILENCE
J’entends craquer les fenêtres et ronronner la chaudière.  La frappe de mes doigts sur le clavier. La voix d’un enfant dehors, il tremble de froid sous une pluie obsédante. Une trottinette fend le trottoir. Les griffes du chat rayent le parquet. Une sorte de souffle, de respiration emplit les pièces, se cogne aux murs, enfle puis s’amenuise. Une portière de voiture claque. Un message arrive et mon portable se plaint. Les pas de mon homme dans le couloir. C’est le silence d'un appartement en ville, ces bruits qui le composent empêchent de croire à l’isolement, à la solitude.
C’est un instant, un dimanche soir sans la télé, la famille ou les amis. Une minute de vie qu’on savoure à peine.
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13 novembre 2017 1 13 /11 /novembre /2017 16:28
Effet d'un obus dans la nuit, avril 1915. Georges Scott

Effet d'un obus dans la nuit, avril 1915. Georges Scott

Ce n’est pas qu’un tableau, une représentation, un décor, des personnages, un instant précis. Ce n’est pas la beauté, l’esthétisme ou la recherche du sensationnel. Dans la boue,  la froidure et le feu des tirs, la pluie, le brouillard, les jours glauques et décolorés, le regard d’officiers à l’arrière, aux visages hâves et sombres, je vois explosions, cris, râles, corps soufflés. Je mange de la poudre, de la terre, et reçois des éclats d’obus et de bois. La guerre a un langage sinistre.
Tout ce que je vois m’incite à fermer les yeux, les déflagrations sont aveuglantes. Il y a persistance rétinienne, les images s’incrustent. La force de ce tableau se trouve là, le passé devient présent. On est dans la guerre qui broie les tripes. Le passé  interdit l’oubli, il accompagne et encadre un quotidien enclin à reproduire des erreurs.
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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 15:27

Je tiens à remercier chacun de ceux qui, aminautes sur Overblog, m’ont laissé des commentaires d’encouragement et de soutien quant à la publication de mon roman « Les Nids de Van Gogh » chez Librinova.

Je suis tout particulièrement touchée, émue et fière de l’avis laissé par Fanfan, aminaute corse qui la première m’a livré son ressenti. Elle est la première lectrice qui n’a de moi qu’une connaissance virtuelle. Nous ne sommes ni amies d’enfance, de lycée ou de fac, nous n’avons pas travaillé dans le même établissement. Nos enfants n’ont pas fréquenté les mêmes écoles et nous ne nous croisons pas à la boulangerie du coin. J’ai l’audace de croire que mon texte lui a plu, tout simplement, et je vous livre  ses impressions : « Je viens de finir ton livre. J'ai eu du mal à le lâcher chaque fois. J'avais hâte de connaître la suite et la fin. J'ai beaucoup aimé. Bravo »

Merci Fanfan pour ce commentaire.

À bientôt pour d’autres échanges virtuels car le net a ses défauts mais il est aussi l’occasion de belles rencontres.

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7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 09:27
AVENT ET AWENT
Le calendrier comporte 24 cases et ne correspond pas obligatoirement au temps de l’Avent, ces quatre semaines précédant la naissance du Christ. La tradition provient d’Allemagne où souvent les hôtels de villes découvrent des images différentes chaque jour sur leurs façades. C’est un temps joyeux, festif, celui de l’attente, de l’excitation, des préparatifs.
C’est une belle pagaille aussi. On l’achète déjà, début novembre. On a peur de manquer, de décevoir. On le trouve partout, au supermarché, ce sont souvent des petites maisons en carton, avec des carrés de chocolat planqués dessous. Ce peut être un sapin en crépon, et 24 surprises épinglées dans le tissu. Ou 24 fioles de whisky, si, si. Des vernis, format mini. Des sachets épinglés sur un cintre avec dedans, des boules de gomme. Des parfums dans des boites qu’on empile, en pyramide. Des Père Noël méritants, 24 fois médaillés. Des cordes tendues d’un mur à l’autre avec des pochettes maintenues par des pinces à linge. Tout est permis, c’est la combinaison de commerce, business et imagination, heureusement.
Parfois ça dépasse l’entendement. Chez Wanimo le temps de l’Awent se décline ainsi. Une friandise sous chaque case ou comment faire patienter nos animaux avant Noël!  Mouais...
AVENT ET AWENT
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