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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 08:00
A LA PECHE
Si on allait à la pêche. Un matin à la fraîche, avant le défilé des maillots de bain et des paniers de pique-nique. Installer les cannes dans l’herbe. Observer les frémissements de l’onde, y voir danser les nuages. Se dire que le soleil est magicien. Il fait de l’étang un miroir poudré, dore les papillons, piège les libellules. Gloussement des poules d’eau, ballet les canards. Bruissements d’ailes, plongeons soudains, murmures du vent dans les feuillages.
La chaleur monte, vite de la crème et une casquette ! La ligne plonge, dextérité et épuisette. Se vider la tête, ici le quotidien s’arrête. Se mettre au vert, toutes nuances confondues, la nature offre une palette étendue. A l’ombre d’un saule, placer une natte, sortir les sandwichs et la bière. S’étendre, ne plus bouger, fermer les yeux comme en prière. Offrir son corps par la ville malmené, à la caresse bienfaisante de l’été.
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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 08:00
LES VACANCES
Les vacances, il se peut que se soit ça. Du bruit, des cris, et pas un carré de libre sur la plage. La queue chez le marchand de glace et réserver deux jours auparavant au restaurant du bord de mer, toujours plein de célébrités, de Porsches garées sur le trottoir, de fêtards en mode décontracté. C’est se lever tôt pour prendre sa douche au lieu de poireauter avec son savon et sa serviette  à l’espace toilette du camping. Siroter un verre de Ricard en écoutant la Lambada tout en coupant à cœur face au voisin de mobil home. C’est se pomponner tout l’après-midi et retrouver les potes à l’entrée de la boite sur la jetée, après un tour jusqu’au phare. Patienter dans la foule et le vent sur la place, en attendant le cinéma de plein air. C’est le moyen-âge et ses remparts, ses ponts levis et ses boutiques bio, ses épées en plastiques, ses restos chics sous la pergola, qui vous kidnappent l’air de rien. C’est le monde, la chaleur, les vagues ou l’histoire de très loin... Et vous, noyés au milieu.
C’est aussi ça. Toi, moi, une barque, un coin de ciel, un bord de rivière et le temps qui coule avec des reflets dorés. Pour certains c’est rasoir, moi, ça me va.

 

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 08:00
L'AUTRE....
…. Putain de camion ! Les mots de Renaud peuvent resservir. Tels quels pas même détournés, pour exprimer la douleur. Et cela uniquement. La perte, les cris, l’horreur. Ne montrer personne du doigt, n’en vouloir à personne, accuser le chagrin.
« Et qu’est-ce qu’y foutait là ? » : on aimerait comprendre.
« J’espère au moins qu’là-haut
Ya beaucoup moins de salauds » : on voudrait ne pas penser ça.
« Tu nous laisse avec les chiens…
J’aimerais me blottir dans un coin » : pour l’éviter on se rassemble, on se recueille, on se donne la main.
« Putain j’ai la rage
Contre ce virage » : ce virage que prend l’humanité se détruisant elle-même au nom d’idéaux.
« Putain d’camion, putain d’destin, tiens ça craint » : que dire aux familles orphelines ? Quel réconfort apporter?
« Dans ma tête y fait froid » : dans la nôtre aussi car il faut vivre en espérant ne jamais être touché soi-même, en étant sur le qui-vive, en affrontant le drame au travers des journaux télévisés. Il faut continuer malgré. L’instinct, le besoin de poursuivre, de croire en un monde pacifié sont ancrés en nous. Mektoub !
 
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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 08:00
POUR LE FUN
Les jeux c’est pour bientôt. On termine avec le foot et hop ça redémarre. Cérémonie d’ouverture, foule en liesse, drapeaux ondulant au vent, pronostics, paris aux terrasses des cafés. Les « Tu te rapelles 2012 à Londres », les « Mon premier souvenir c’est 84 ! » fleurissent. On évoque Comaneci si, si encore, et Manaudou, la soeur,  on espère Usain Bolt et Manaudou, l’autre si, si, le frère. On s’habille en jaune et vert comme des serins, on investit la FAVELA CHIC rue du Faubourg du Temple à Paris, pour s’imaginer qu’on y est. On entonne « esa moça ta diferente » de Chico Buarque. On se repasse « L’homme de Rio » pour le fun. On se goinfre de feijoada et on verse la Cachaça sur de la glace pilée. Ça y est, on ouvre grand les bras, on se prend pour le  Christ Rédempteur du Corcovado?
Décollage, atterrissage, dépaysement.  Calmos, cette fois, on ne verra pas grand-chose…Décalage horaire oblige !
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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 08:00
Martinique, la baignoire de Joséphine

Martinique, la baignoire de Joséphine

Juillet, août, c’est avant tout le temps des vacances, les nôtres, celles du voisin. On se questionne : où, combien de temps ? On s’enthousiasme : j’en rêvais depuis longtemps, enfin cette fois j’y vais ! On se souvient : l’année dernière j’avais beaucoup aimé... il y a bien dix ans déjà pour nous…On se résigne : je vais tous les ans au même endroit. On se réjouit : je vais tous les ans au même endroit. On s’alarme : tu restes à Paris ? On se pâme : je n’aime que l’eau à 30 degrés. On se congratule : l’eau ne dépasse jamais les 17 à Berck mais j’adore ! On dénigre : le camping, moi jamais ! On se vante : nous programmons tout le circuit, étapes, hôtels ect… On se vante : nous c’est tout compris, on ne veut pas penser durant le voyage ! On se scandalise : les clubs de vacances? Trop populaire ! On est d’accord : la colo pour les mômes y a rien de mieux !

On préfère la mer, la montagne ou la campagne, la solitude ou la foule, la famille autour de soi, la famille loin de soi, on a ses goûts et ses moyens. Mais l’été dure en général plus longtemps que les vacances, et cette année, au nord de la Loire la grande question c’est : quand va-t-il arrêter de pleuvoir ?

 

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 08:05
Courseulles sur Mer, 25 juin

Courseulles sur Mer, 25 juin

Les couleurs du temps sont incompréhensibles en ce moment et on ne peut pas s’y fier. Car sitôt que la pluie s’est installée en gouttelettes fines et tièdes crachées par un nuage nonchalant, voilà que le vent souffle et la transforme, elle se fait drue, agressive. Le ciel a des mèches grises, moutonne et  cherche son reflet dans l’eau. La plage a l’air d’une vilaine bouche ouverte, grimaçante, tirant une langue de sable roux,  où les maisons figurent des gencives noircies et  les cabanons clairsemés des dents déchaussées.  Ce sont les premiers jours de l’été…
Et puis comme un jeune homme, le temps se fait beau, ciel azur et mer turquoise, sable doré et soleil franc. L’écume  borde les vagues et ça se voit. Si la chaleur se fait attendre, l’œil est ravi. Les tropiques prêtent  volontiers leurs couleurs à qui sait les regarder, saisir l’instant et se laisser porter le pouvoir de la lumière sur le moral.
SUR LE MORAL
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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 08:00
PARALLELISME
 
Dès qu’il entre dans la cuisine, il se laisse tomber à terre comme une masse. C’est l’odeur d’huile d’olive qui l’enivre et la perspective d’une caresse. C’est aussi faire comprendre que sa gamelle est vide. J’avais pensé à un trouble neurologique, on m’a rétorqué votre chat est  tout simplement zen. Il se présente le flanc à l’air, les yeux fermés, abandonnant toute crainte, il attend un gratouillis là, dans le cou. Si rien ne vient, étonné il ouvre des yeux jaunes et dresse les oreilles, l’air de dire, tu attends quoi, un ron ron ? Tu peux te brosser !
Dès qu’ils pénètrent dans le stade, ils se ruent sur le ballon en masse. Ce sont les supporters qui les galvanise et la perspective de marquer un but. C’est aussi faire jouer l’esprit d’équipe. Je trouvais qu’ils s’économisaient parfois, on m’a répliqué qu’ils testaient l’adversaire. Ils ont des passes nulles ou grandioses, se blessent, s’écroulent, attendent les cris de la foule, ses chants, ses hurlements.  Quand on siffle, quand on se bat, quand la fumée aveugle les gradins, quand le spectacle déborde terrain, quand  ce n’est plus du spectacle, ils pourraient se figer, se donner la main et avertir, vous espérez quoi, une ovation ? Rentrez chez vous, on arrête, la fête est finie !
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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 08:00
ET MÊME SI...
… On n’y comprend rien au foot, on ne sait pas ce qu’est un ailier, un arrière, un avant-centre, on ne connaît pas l’importance d’un penalty, d’un coup franc ou d’un hors-jeu, on ignore si cette fois le but va être accordé par l’arbitre, s’il y a eu faute et attribution d’un carton aux couleurs de l’Espagne, on se demande ce qu’on attendait de Pogba, on félicite Giroud et Payet qui, dit-on, se sont montrés remarquables, on se fiche pas mal de parier ou d’échafauder des stratégies quant aux nombres de buts ou aux éventualités de rencontres futures, même si on n’aime pas la foule, les cris, la craie sur les visages, les sifflets, la pub à la mi-temps, les mines hilares ou désespérées des entraineurs, les ralentis, les arrêts de jeu…
… On apprécie de se retrouver entre amis et/ou en famille, de clamer son chauvinisme, de critiquer, vibrer, hurler, retenir son souffle, taper dans ses mains, jurer comme un charretier, assis sur le canapé, avec devant soi, un verre de vin ou une chope de bière, des jus de fruits, une pizza, du saucisson, des chips. On fait le vide, on recharge les batteries, on ne pense à rien et surtout pas que cette thérapie de groupe se facture en contrats juteux et démesurés.
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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 08:00
LA CATA
Adapatation libre et plus ou moins contrôlée de" La Mamma", si Aznavour chante à vos oreilles durant la lecture, j'aurais un peu gagné mon pari...
 
Ils sont venus
Ils sont tous là
Dès qu’ils ont constaté ce fait
Elle est arrivée la cata
Ils sont venus
Ils sont tous là
Même ceux qui détestent Paris
Et ceux de banlieue, ébahis
Les appareils en bandoulière
Pas de chichi pas de manière
Autour du lit noir de la Seine
On flashe, on crie, on s’interpelle
Quand les brigades se démènent
On a répondu à l’appel
De la cata
 
Fi du danger, quelle inconscience
A-t-on mesuré l’importance
Elle est arrivée la cata
Petit navire gonflant les voiles
Drapeau déployé, fière toile
A ta rescousse on se hâte
Allons Paris viens, fluctuat !
Paris fluctuat !
 Ya tant de passerelles et de statues
De pierres usées, de ponts en métal
Qui t’enjambent et qui te saluent
Et ya le zouave qui se sent mal
A cause de toi, la cata
 
Et le pays est en émoi
Qui n’a pas vu briller le soleil
Il souffre tant parce que c’est toi
Qui le contrôle, la cata
Les caoutchoucs et le ciré
Sont l’uniforme des cités
Un œil sur la météo
On n’ose faire de pronostic
Par les fenêtres dans le ciel gris
On guette en vain une trouée bleue
Le bourdonnement de la pluie
Nous rend tous bien malheureux
 Mais pas toi la cata
 
Le Louvre et le musée d’Orsay
Ne peuvent trouver le sommeil
Elle est arrivée la cata
Depuis des siècles, des merveilles
Tant de trésors à préserver
Méfiance, chacun te surveille
Et les guichets restent fermés
Paris fluctuat
Ya tant de passerelles et de statues
De pierres usées, de ponts en métal
Qui t’enjambent et qui te saluent
Et ya le zouave qui se sent mal
Or jamais, jamais, jamais,
Tu ne le noieras…
 
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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 08:00
PEU IMPORTE....
Peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. On ne cherche pas à savoir si le jour se lève ou s’il s’achève, tout ce qu’on voit c’est que le soleil est posé dessus et qu’il s’étale. Il semble dépasser le cadre et vouloir étendre ses rayons à l’extérieur. Ou alors il accroche le spectateur et l’entraîne avec lui jusque derrière les arbres et l’aveugle. Attraction, rejet, on ferme les yeux malgré soi. On les ouvre de nouveau, les remplit de turquoise, d’orange et d’or. Le vertige s’installe lentement, on a le sentiment de marcher sur l’eau bercé par les clapotis, le vent fait danser la ligne de flottaison et le temps s’arrête.
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