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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 08:00
SI C'ETAIT VRAI...

 

...On le trouverait à chaque coin… de rue. Et on ne saurait pas quoi en faire. On le dilapiderait, le gaspillerait, il n’aurait aucune valeur. Quoique je me demande s’il court afin de fuir et s’il faut essayer de le rattraper.

L’amour c’est toi et moi, à la même vitesse sur le même parcours. C’est calquer mon pas sur ton pas, m’endormir au creux de toi, dans ton désordre. C’est ma folie contre la tienne et notre trottoir à partager.

L’amour c’est nos misères qui tiennent chaud et le monde à découvrir. C’est la poussière sous nos souliers et les ennuis qu’on laisse en chemin sur les pavés. C’est la moquette et le papier peint usés dont on se débarrasse afin de peindre les murs du salon et de poser du parquet. C’est transformer la morosité en enchantement.

L’amour se vit, se voit, s’écrit. Et lorsqu’il tente de courir, il y a toujours quelqu’un pour le freiner dans sa course et l’obliger à se plaquer tout contre un mur.

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 08:00
DEFI 151: EN VOUS
Défi 151 chez Quai des rimes pour les Croqueurs de mots,  toujours dans le cadre des péchés capitaux.
Décor, un bord de mer sous les alizées. Il est midi, le soleil cogne mais un petit vent caraïbe arrive depuis le large et fait danser les barques. L’eau est bleue, verte, transparente,  presque blanche au soleil. Pas une vague, depuis la jetée on aperçoit le fond. Au loin, une petite plage de sable blond, des palmiers nous saluent.
Un punch en entrée, au rhum vieux, je préfère. Accompagné d’accras de morue. Puis un peu d’attente, mais ça vaut le coup. Des voisins de table aussi patients que nous, aussi heureux d’être là. Elle arrive enfin, charnue, grillée au feu de bois sur des feuilles de canne à sucre, ce qui lui donne un goût… divin ! Accompagnement, riz, salade, igname, banane pays et patate douce. En dessert, flan ou blanc-manger coco.
Et toujours le ciel bleu, la mer d’huile, et nos bras nus sous un soleil éclaboussant.
Ai-je réussi à susciter l’ENVIE… en vous ?

 

DEFI 151: EN VOUS
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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 08:00
Pompeï moulages de victimes , éruption du Vésuve

Pompeï moulages de victimes , éruption du Vésuve

 
Défi 151 chez Quai des rimes  pour les Croqueurs de mots : illustrer l’un des péchés capitaux.
 
Le cœur s’emballe et puis s’arrête
Car dans la baie, un monstre guette
Un ciel serein, une mer étale
Et puis soudain des cris, des râles
 
Squelettes figés, rompus, à terre
Pris dans le plâtre et la poussière
Renoncement, effroi, tendresse
Des cendres, mortelle est la caresse
 
Il suffirait pourtant d’y croire
Et d’effacer de sa mémoire
Récits, lectures et épopées
Tirant Pompéi du passé 
 
Quand allongés et les yeux clos
Lourds de sommeil, membres au repos
Ces corps offerts, éparpillés
Prennent la pose à tout jamais
 
Un instant flou, apesanteur
Sur des peaux moites de chaleur
Pleuvent des nuages de suie
Drus comme le soleil de midi
 
Puis le silence étend son voile
Le jour est nuit, une lueur pâle
Surprend des silhouettes en détresse
Ou flagrant délit de PARESSE

 

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 08:00
L'ARLESIENNE
L’un de mes grands-pères est originaire des Anses d’Arlet en Martinique. Il y fait bon passer le temps, se promener tôt le matin sur la plage. L’air est doux et les vagues clapotent sur la jetée. L’eau est claire, les poissons se déplacent en bancs argentés et ne cherchent pas à fuir les pêcheurs. Ils se laissent mollement capturer, chaque ligne ramène un trophée. Après la messe, vers huit heures, ces dames sortent de l’église, face à la mer. Elles portent de jolies robes et un chapeau de paille. Elles interpellent le touriste, l’une d’elles m’invite à déguster la langouste dans son restaurant situé plus loin à Petite Anse.
Les rues sont calmes et déjà engluées de chaleur. Les boutiques sombres laissent entrevoir des marchandises entreposées pêle-mêle et qui attendent d’improbables acheteurs.
Mon nom de famille est très présent ici. Porté par les rues, ou inscrit sur les plaques de cuivre de ceux dont la profession l’exige. Au cimetière, il s’incruste autant sur les tombes éventrées du début du siècle dernier que sur les carreaux de faïence nouvellement posés. Tout le monde est cousin ici, vous avez forcément de la famille et vous ne le savez pas, m’a-t-on-dit. Vous êtes arlésienne. C’est la deuxième fois depuis dix ans, que je reviens aux Anses d’Arlet, que j’y côtoie des ombres, que tout le monde parle de moi sans me voir, finalement. Ou sans me connaître. Je m’y sens importante, bien loin de Daudet et de sa Provence, j’alimente les conversations. Je suis l' "Arlésienne"aussi.
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 08:00
Pavillon Français

Pavillon Français

Pavillon Russe

Pavillon Russe

L'arbre de vie

L'arbre de vie

Pour ce 150ème défi au thème libre chez Jill Bill : impressions… décousues…
La foule, l’attente, les bousculades
Piétinements dans la chaleur
Milan et ses pantalonnades
L’exposition nous mène ailleurs
 
Qu’ils soient d’Allemagne ou du Japon
Des pavillons sont pris d’assaut
Une heure de queue, bah à quoi bon
Se retrouver pris en étau !
 
Comment tout faire, comment tout voir
Dans les allées, on s’interpelle
Toutes les langues dans ces couloirs
Entonnent un hymne universel
 
La Suisse affiche l’art en bouteilles
L’Espagne projette des tortillas
Quand certains baillent aux corneilles
Un panier coiffe les Emirats
 
L’Expo est aussi artifice
Repos sur de faux matelas
La Hollande use de malice
En plastique sont ses Goudas
 
De longues lianes se déhanchent
Au Vietnam, en Azerbaijan
Soudains comme des avalanches
Se succèdent parades et chants
 
La Pologne se veut romantique,
La Slovénie vante Lubljana
Si accueillante et authentique
Ce soir spectacle : Allavita !
 
La Russie est un livre ouvert
Immense grenier des USA
Et bientôt un flash, un éclair
C’est soi-même que l’on aperçoit
 
En France les huitres pendent au plafond
L’Italie s’exprime haut et fort
Une courgette fait des bonds
Monaco, ses méduses, son port…
 
Le soir exalte ses lumières
L’expo est une île enchantée
Dont l’arbre de vie éphémère
Célèbre peuples et libertés
Parade

Parade

C'est soi-même que l'on aperçoit!

C'est soi-même que l'on aperçoit!

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 08:00
DEFI 150: QUAND ON AIME D'AMOUR
    150ème défi chez  jill-bill pour les Croqueurs de mots : d’après photo et en suivant la structure du texte de la magnifique chanson ( Quand on n'a que l'amour)  d'un Grand Monsieur, ton compatriote, Jill: Jacques Brel
 
   Quand on aime d’amour
Parvenu à cet âge
Où fanent les visages
Et les pas se font lourds  
Quand on aime d’amour
Quand se croisent les doigts
En un signe de foi
Pour affronter les jours
Quand on aime d’amour
Fi des mots, de l’ivresse
La vie devient kermesse
Pas besoin de discours
Quand on aime d’amour
Si les gestes s'enrayent
Les regards s’émerveillent
Dans les rues, les faubourgs
 
Quand on aime d’amour
Au-delà des saisons
Du vide à l’horizon
D’un sentier un peu court
Quand on aime d’amour
On avance serein
Et l’on prend le chemin
De  la fin du séjour
Quand on aime d’amour
Traverser des rivières
Ou combler des ornières
S’accomplit sans détour
Quand on aime d’amour
Entendre ce cœur qui bat
Au plus profond de soi
Est piège de velours
 
Quand on aime d’amour
Avec au creux des reins
La douleur des matins
Lancinante chaque jour
Quand on aime d’amour
Car plus aucun poison
Nulle comparaison
Toujours un brin d’humour
Ne plus demander rien
Que la grâce d’aimer
Nous oserons demain
Braver l’éternité
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 08:00
Exposition universelle Milan 2015,  Pavillon du Maroc

Exposition universelle Milan 2015, Pavillon du Maroc

Thème libre pour ce 150ème jeudi en poésie chez Jill Bill pour les Croqueurs de mots
 
Et la lumière s’en est allée
Avec les restes de l’été
Septembre maquille son teint pâle
L’automne soigne son nouveau hâle
 
Sous les tropiques les alizées
Lessivent des ravines détrempées
Une odeur forte de terre chaude
Couvre des forêts émeraude
 
Et si le ciel pouvait s’allier
Aux phénomènes saisonniers
Se produirait un fait étrange
Je crois qu’il pleuvrait des oranges
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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 08:00
INEXORABLEMENT
Samedi 12 septembre, le théâtre de l’Olympia affichait complet. J’avais retenu mes places depuis novembre. Alexandre Astier donnait son Exoconférence. Les extra-terrestres comme on n’a jamais osé les évoquer, entre amusement, absurde, canulars, incrédulité, exposés de thèses scientifiques sérieuses, et boutades. Un public conquis par avance, une salle surchauffée.
Stupéfaits, nous avons vu Lionel Astier, père de l’humoriste et comédien lui-même, ainsi que sa compagne, s’installer dans les sièges juste devant nous. Nous l’avons tous reconnu et pris soin de ne pas l’embarrasser. Il paraissait parfois crispé, guettant les réactions du public, parfois détendu, riant aux éclats. A la fin, certains n’ont pu résister à l’idée de lui exprimer leur joie, de féliciter son fils. D’autres ont quémandé un selfie. Il s’est prêté au jeu, tranquille, humble, très agréable.
Mais le spectacle était aussi dans les conversations du public. Derrière moi, un papa se vantait d’avoir assisté à l’un des concerts du groupe Téléphone provisoirement reformé. Il a qualifié la prestation d'« Insu » comme insupportable et Téléphone portable. Jeu de mots douteux… La conversation qui a suivi, avec sa fille d’environ dix ans m’a laissé rêveuse aussi :
  • C’est un groupe français le groupe Téléphone ?
  • Oui bien sûr, il était très célèbre il y a trente ans ! D’ailleurs tu connais l’un de ses membres qui est dans le jury de de The Voice à la télévision, Louis Bertignac
  • Ah oui, je vois mais c’est Jennifer la plus connue, elle anime aussi The Voice Kids !
  • Les autres membres présents hier étaient Jean Louis Aubert et Richard Kolinka
  • Ah oui, Aubert, je connais, c’est une station de RER…
Une soirée parisienne comme une autre, la foule, les rires, les boulevards, et l’insolite qui permet de tout relativiser. Le temps passe, on l'occupe. On vieillit... Inexorablement. Et on l'oublie un peu.
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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 08:00
PROFIL BAS
Elles recommencent à pleuvoir
En larmes rousses verticales
On fait semblant de ne pas voir
Les tapis que le vent étale
 
Le soir qui tombe pressant, ardent
Est un amant impétueux
Couvrant des rayons aveuglants
Le jour proteste, capricieux
 
Août devra bien faire profil bas
Ne plus piaffer ou se cabrer
Et aller l’amble, trotter au pas
Contraint par septembre et bâté.
 
BLOG EN VACANCES

 

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 08:00
CET AGE-LA
A cet âge-là, pas une ride
Dans le sourire ou dans les rêves
Et le regard demeure placide
Face à la vie dressant son glaive
 
On se projette, on voit très loin
Le bleu du ciel est espérance
Si l’horizon semble incertain
Chacun pourtant croit en sa chance
 
Le soir réveille des désirs
Jusque-là enfouis sous la peau
Peines d’amour et soupirs
Peuvent encore se noyer dans l’eau
 
L’enfance se raccroche un peu
Telle une peluche, on la caresse
Elle chaperonne sorties et jeux
Avant que les épreuves ne blessent
 
 
 
 
 
 

 

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