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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 08:00
UN BEAU DIMANCHE
Vous les voyez comme je les vois, frétillant dans l’onde claire d’un ruisseau. Le soleil a étendu sur eux une écharpe de mousseline et ils se vautrent dedans, enivrés. J’observe leur manège, hypnotisée par leurs ronds dans l’eau comme s’ils cherchaient à m'épater, jouant de la lumière et se glissant sous les branchages immergés. On dirait qu’ils donnent un spectacle, la scène est à mes pieds, on entend l’orchestre dans la fosse, sa petite musique sur pierres chatouille mes oreilles. Il n’y a pas que moi parmi les spectateurs, les plus nombreux, dopés à la chlorophylle, se balancent au rythme du vent qui joue les métronomes.
Vous savez ce que c’est, quand le spectacle vous a plu. Vous sortez de la salle, un peu étourdie et vous avez envie de danser sur le trottoir au risque de faire se retourner les passants sur votre passage. Autant dire que cette fois, j’ai couru en plein cagna et ne me suis arrêtée que dans le petit chemin ombragé, un peu plus loin sur la gauche, en écoutant détaler les lapins. Ah que c’est beau le dimanche à la campagne !

 

UN BEAU DIMANCHE
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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 08:00
DES SABLES
 
Dans les hauteurs et dans les pins
Dont les aiguilles cliquètent au vent
Loin des rires, des chants des  marins
Saint Raphaël oublie le temps
 
Ici ni vagues, ni embruns
Le sel ne colle pas aux lèvres
Un été bleu, calme et serein
Dépose ses pigments en orfèvre
 
Au ciel le duvet du velours
Que la montagne plisse en creusant
Au port l’éclat brut, le glamour
Des voiles aux reflets de diamants
 
Et sous un soleil implacable
Les toits clairs, pentus et coupants
Ont volé aux roses des sables
Leur précieux agencement
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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 08:00
ENDORMI AU SOLEIL
Une certaine idée de l’été. Je ne pars qu’à la fin du mois, alors en attendant, dans mes moments d’oisiveté, je rêve. Un village endormi au soleil d’Italie en plein midi. La chaleur oblige au mutisme et comme les voix ne chantent plus, ce sont les grillons qui cassent le silence à leur place. Les tuiles fument sur les toits et un souffle étouffant se faufile dans les ruelles. On ne sait plus si l’ombre des porches offre un peu de fraîcheur ou si c’est juste un leurre pour s’aider à supporter le jour.
Pas de touristes, monuments ou musées, de files d’attentes. Pas de trésors d’architecture, de sculpture ou de peinture. La lumière, seulement la lumière du ciel plaquée aux murs pour en décoller la poussière et la faire danser devant les réverbères. Et le lac au loin, irréel, assoupi dans une brume estivale. Tout est calme, tout dort, moi aussi.
Parenthèse, relaxation, décontraction…. Puis, ça repart, un thé vert, un carré de chocolat, j’attaque une nouvelle journée.

 

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 08:00
REMEDES
Quand la vie s’enroule, incolore
Inodore, scélérate et tiède
Quand le jour pâlit dès l’aurore
Les bords de mer sont des remèdes
 
C’est le ressac que l’on perçoit
Avant que d’entrevoir la grève
Tel un baume, un foulard de soie
Capuchonnant le temps sans trêve
 
Les pieds nus enfouis dans le sable
Se blessent sur les coquillages
Mais la douleur est supportable
Quand les yeux fixent le rivage
 
Au large fondent les nuages
Et les navires s’évanouissent
Un mur opaque se propage
Les lignes de la côte pâlissent
 
Sur l’écran noir du soir tombant
Se projette un disque orangé
A l’heure du bain dans l’océan
Cerné de filets étoilés
 
Sous un chapiteau poudré d’or
La mer godille ensorcelée
Ses clapotis leurrent sans effort
Les âmes grises empoussiérées

 

PS:  Je demande pardon à Maryse Condé à qui j'ai emprunté sa "Vie scélérate"

 

 

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 08:00
LES MASSES
Sur la page actualités de Yahoo, on évoque la politique, la santé, on traque les anecdotes insolites, on parle de galaxies, astrologie, vante smartphones et crèmes rajeunissantes, donne conseils, trucs et astuces, vend des canapés et des voyages, propose de rencontrer l’âme sœur…
… Mais on déballe aussi la vie des gens célèbres, des rois, reines, princes et autres lumières du show biz jusqu’à écœurement, le nôtre, jusqu’à ce qu’on rende grâce, qu’on crie haut et fort qu’on s’en fiche, notre vie à nous est bien plus palpitante parce qu’on la vit et qu’on ressent les choses, qu’on voit passer et fuir le temps. Ça continue pourtant, ça déborde et ça n’est pas près de s’arrêter car :
Selon Théophile Gautier, (Le roi Candaule) : « Le roi Candaule se mariait — Le peuple éprouvait une espèce d’inquiétude joyeuse et d’émotion sans but qu’inspire aux masses tout événement, quoiqu’il ne les touche en rien et se passe dans des sphères supérieures dont elles n’approcheront jamais »

 

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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 08:00
SOUS JUILLET
Et Paris soupire sous juillet
Dans les rues noyées de soleil
Un vent chaud lèche les pavés
Il me caresse les orteils
 
La saison a des tons vermeils
Qui jonchent déjà les trottoirs
Mais août programme son réveil
Il tient septembre en son pouvoir
 
Les jours s'étirent calmes et plats
Peu de touristes dans le quartier
La ville bourdonne sans éclat
Loin du Louvre, du Palais Garnier
 
Ici, la foule a recrée
Le décor de ses origines
Ceux que l'été laisse désoeuvrés
Tout près du canal s'agglutinent
 
A la surface du miroir
La lune étale des étoiles
Lorsque enfin s'annonce le soir
Glissant tel un bateau à voiles
 
Dans les coeurs chantent les vacances
Parfums d'épices, de baies sauvages
Fermons les yeux, comme en partance
Vers d'autres cieux, d'autre rivages
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 08:00
BERLINER DOM
Depuis les hauteurs du Berliner Dom, principale église protestante de Berlin, on aperçoit une ville semée d’églises, de jardins, de grues, de chantiers. A ses pieds la Spree s’entortille comme serpente la Seine non loin de Notre Dame, véhiculant son lot de touristes sur bateaux mouches. La ville conte ses heures grises et opaques, ses jours clairs et lumineux. Le visiteur est comblé, il peut immortaliser l’instant, la vue est magnifique et les souvenirs bloqués sur numérique illustreront blogs ou albums de famille.
Que dire de la Crypte ! Alignement de cercueils minuscules ou de taille acceptable, couronnes, métal forgé, empoussiéré, lourds rubans à pompons, murs nus, beiges, froids. Recommandations : respecter les lieux en sommeil, ne pas déranger, chacun a son heure. Heureusement, et sans que cela offusque tous ces Hohenzollern endormis, un arôme de torréfaction cueille les narines dans le mince couloir qui conduit à la cafétaria, vers les vivants. Un couloir que l’on franchit soulagé comme si Anubis refusant de peser des âmes trop légères les renvoyaient s’alourdir de l’autre côté du fleuve de l’enfer.
BERLINER DOM
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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 20:06
Annecy, le Lac

Annecy, le Lac

 
BLOG EN PAUSE .... MAIS PAS ENCORE EN VACANCES!

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 21:03
Grand Etang, Guadeloupe

Grand Etang, Guadeloupe

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 14:29
Retour de pêche à Sainte-Rose Guadeloupe

Retour de pêche à Sainte-Rose Guadeloupe

Dernier jeudi en poésie avant les vacances chez Enriqueta pour les croqueurs de mots : Oiseaux marins ou les îles
 
C’est le retour de pêche, déjà les pélicans
Peignent les bateaux bleus de leurs ailes d’argent
Imposent aux marins leurs becs affamés
Inspectent les casiers, les filets, en gourmets
 
Tandis qu’on improvise une halle sur le sable
Des locaux s’interpellent, rient, s’épongent; comme diables
Se prennent à marchander, que de cris et de rires,
Langoustes et dorades, à bouillir ou à frire
 
Et dans la bousculade, au milieu des badauds
Qui vont, déambulant, une cohorte d’oiseaux
Mouettes et cormorans se déploient, agressifs
Accourus, bec au vent, délaissant les récifs
 
Cependant, l’un d’entre eux, tutoyant les nuages
Et l’azur et le vent gouvernant son plumage
S’éloigne d’un battement ferme et glisse par un instants
Tel un surfeur habile mesure vagues et courants
DEFI 148: RETOUR DE PECHE
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