Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 19:32
AUJOURD'HUI, ON NE PARLE QUE DE ÇA

D'une onde qui nous survole et se pose au hasard du chemin, des rencontres. Qui décide de frapper fort ou d'effleurer, de contourner. Elle se répercute, elle va très loin, le long d'un fil invisible, aérien, souterrain, sous-marin. Elle se propage, se donne les moyens, à l'aide d'un matériau humain, docile, conducteur, coopérateur. Elle submerge la planète, s'enroule autour et lui dessine une belle auréole. La terre, aussi mystérieuse que Saturne, Neptune ou Jupiter, a ses anneaux de poussières, de détritus, ses virus, qui tournent, spiralent, saturent son atmosphère.  

Et transmettent aussi sûrement qu'en temps de guerre, des informations catastrophes qu'on aimerait ne pas entendre.

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 08:00
SI BELLE
À la voir si belle, on a peine à croire qu'elle ne signifie plus rien. Elle est devenu cet objet qu'on dépose sur le trottoir après avoir prié les employés de la ville de débarasser, de faire table rase. Elle est ce souvenir qu'on veut oublier, la vie d'avant qu'on a dessoudé, le contreplaqué jeté au sol. Elle a le regard qui fuit, la bouche dédaigneuse, un port de tête orgueilleux. Elle était Madone, beauté subjugante, amour sublimé.
Pour le passant qui l'approche, qui s'arrête, qui l'observe, elle semble planer, irréelle et pourtant bien vivante. Ses cheveux accrochent la lumière, son pull brille, c'est du velours. Alors malgré ce vieux radiateur qui la dissimule en partie, malgré l'évier polluant le décor et les tags sur les murets dans la rue, malgré un matin triste, une rue terne et grise, et le couvre feu d'octobre, elle irradie. Elle est l'étincelle, la flamme, le petit plus dans le paysage d'une énième journée masquée. 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
12 octobre 2020 1 12 /10 /octobre /2020 08:00
DETER
Déterminée. Motivée, enthousiaste, remontée, galvanisée, allez... Shootée à l'optimisme. Je décide que rien ne m'empêchera de profiter des bons  moments, seule ou à plusieurs (moins de huit, évidemment). De faire des projets, de voyager (en France), d'envisager un dernier round professionnel, de sourire (derrière mon masque), me frotter les mains de plaisir (avec du gel hydroalcoolique), de suivre le chemin, droit devant (en respectant les critères de distanciation).  
J'évite antidépresseurs, hypnotiques, anxiolitiques, somnifères dont les ventes s'envolent à l'officine. Les gens ne vont pas bien, la télé rend fou, la radio rend fou. Parler du/de la COVID gonfle nos joues comme du shamalow. Alors quand et si je peux, je chausse les baskets, bon à présent j'oublie le short, et je marche, longtemps, en pleine nature, jusqu'à ce que je me sente légère, ailée, déter.
Partager cet article
Repost0
5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 08:00
DE LÀ
De là, il me semble que tout va bien. Je suis heureux, je suis caché. Je n'entends ni les bruits le la ville, ni les paroles des gens. Aucune catastastrophe ne m'atteint, ne m'attend. J'ai baissé le rideau, j'ai enfoui les ennuis. Je suis en marge de la société, de la foule qui m'agresse. J'apprécie le silence et l'obscurité, j'aspire à une vie calme, monacale, apaisante, sans surprise. Sans joie, sans malheur. Et tout ce stress au quotidien, s'évacue peu à peu.
Pourtant j'oublie, qu'en réalité je suis dos à la fenêtre et au jour qui se lève. Dehors il y a le soleil et le vent, la course des nuages, le pépiement des oiseaux. Et forcément j'aurais envie de sortir de bouger, de voir. De courir le monde. De vivre.
Partager cet article
Repost0
28 septembre 2020 1 28 /09 /septembre /2020 08:00
TROMPEUR
Un bord de mer avec respect des consignes sanitaires. Une journée chaude du mois d'août. Un ciel azuréen qui se noie dans l'eau. Le sable est divinement blanc, le soleil caressant, les heures s'étirent. On oublie pas mal de choses, on refuse de penser, au danger, au travail, à la ville, aux impôts.
Parce que de là tout semble lointain, ridicule, minuscule. On se pose, essouflé d'y être parvenu, d'avoir gravi toute cette masse. On apprécie l'immensité,  le hors norme, on apprécie la nature et les tours qu'elle nous joue. Là-haut, on est invincible, on est colossal. Bien sûr ce n'est pas vrai, l'eau n'est pas tout bord mais tout en bas. Le sable masse les pieds, à perte de vue, c'est un bonheur fugace.
À revivre, en fouillant sa mémoire, pour se doper, quand se profilent les dimanches tristes. Le Pyla et sa dune, la saveur des vacances. L'échappatoire pré-reconfinement?
Partager cet article
Repost0
21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 08:00
Parc de la Villa Arnaga, maison d'Edmond Rostand à Cambo-les-Bains, Pays Basque

Parc de la Villa Arnaga, maison d'Edmond Rostand à Cambo-les-Bains, Pays Basque

Il avait été déconstruit, c'est-à-dire redessiné et fleuri au goût de ses nouveaux propriétaires, après la mort de l'écrivain en 1918. Aujourd'hui, il a retrouvé ses atours d'origine, ses couleurs, sa géométrie, ses fleurs. Et puis, on s'y promène en recherchant Cyrano.
J'aimerais qu'il me raconte son pays avec ses mots, et qu'il en mette d'autres dans ma bouche, qui exprimeraient le bonheur de déambuler dans les pas de Rostand. J'adorerais qu'il réussisse à moquer cet appendice, ce pic, ce roc, cette péninsule que je dissimule sous un masque, un petit parasol, en croyant lui clouer le bec.  

 

Partager cet article
Repost0
15 septembre 2020 2 15 /09 /septembre /2020 08:00
En regardant cette photo, j'oublie qu'on vit dans la fournaise. Une onde claire, une rivière paisible, des berges ombragées, personne.
Le vent, les arbres, une maison toute proche, derrière laquelle s'installer et observer le temps qui passe, les pierres chaudes et leurs secrets, les sauts des truites troublant le silence.
Fermer les yeux et constater, une fois rentré,  que les vacances ont encore le pouvoir d'apaiser, de permettre le lâcher prise, de redonner ce coup de fouet dynamique au quotidien.
La Dordogne à Beaulieu.

La Dordogne à Beaulieu.

Partager cet article
Repost0
7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 08:00
AH DORMIR!AH DORMIR!
Ah dormir! Et tout oublier. La lumière du jour décroît, la chaleur aussi. Tout nos actes sont conditionnées par la pandémie, alors sortir de chez soi, simplement, devient fastidieux. On nous demande de dépenser nos sous, de prévoir, garder le moral, et personnellement, je ne souhaite que dormir. 
C'est en observant les cygnes du parc Beaumont à Pau, que j'ai compris l'intérêt de dormir. Pourquoi ceux de Pau, des cygnes il y en a partout? Mais là, j'étais en vacances et l'esprit complètement vide. J'étais réceptive, j'étais une éponge débarrassée des pièges du quotidien, alors j'ai remarqué. Je commence, en équilibre sur une patte, le bec dans les plumes, c'est douillet, c'est duveteux, ça rassure. Et puis étirer le cou, déployer une aile, se préparer à plonger dans l'onde claire, ce côté zen, ce lâcher prise, quel bonheur pour le mental. Se décider, y aller, reprendre contact avec le monde. Ou préférer se rendormir, parce que pas prêt, parce que ras le bol. Enfin bref, un petit somme c'est toujours réparateur!
AH DORMIR!
Partager cet article
Repost0
26 août 2020 3 26 /08 /août /2020 16:54
Musée du Mans

Musée du Mans

Ça y est, je suis en vacances! Je recharge mes batteries alors que la rentrée s'annonce particulière cette année. J'observerai ça de loin, guettant les frémissements d'inquiétude, les craintes larvées ou affirmées, les tentatives de protestations, les découragements, baisses de régime, les ras le bol. Toutes ces révoltes sourdes qui montent et ne demandent qu'apaisement, organisation, préparation, mental en acier, courage, adrénaline, audace, certitude de gagner.

J'observerai depuis les gradins, les poings serrés, le coeur battant, comme fascinée, agacée, ou pétrifiée par ces épreuves de la vie dont il faut absolument sortir vainqueur.

 

 

Partager cet article
Repost0
17 août 2020 1 17 /08 /août /2020 08:00
N'EST CE PAS?
Quand ça ne va pas.... Août a tellemnt brûlé qu'on ne  lui a pas laissé le temps de faire ses valises. L'automne est déjà là avec ses parterres qui craquent sous les pas et les arbres qui rouillent.
La rentrée, c'est dans une quinzaine et s'annonce plutôt épique. Le flou qui l'entoure, les bagarres anti masques dans les transports, la recrudescence des cas de ... De quoi déjà? Tout valdingue.
Et là pour moi, c'est le bouquet. Ils sont deux, ils sont jeunes et masqués, joyeux et apparemment responsables. Ils vont à la rencontre d'un troisième, non masqué, s'interpellent, se rapprochent, se sourient , se saluent. Comme ça ne suffit pas, qu'en France on est tactile, on se smouicke, on s'étreint.... Les deux hommes masqués ôtent leur protection et embrassent le troisième. Des retrouvailles, sinon, ça n'a pas de sens. N'est-ce pas?
 
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de mansfield
  • : instants de grâce, parcours chahutés, affirmation de soi. J'aime saisir ces moments dans la vie qui font vibrer et se sentir vivant.
  • Contact

Rechercher

Liens