Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 10:00
NEPAL, LA VISION D'ANNE MARIE
Désolée de n’avoir pu fureter sur vos blogs et répondre à vos commentaires sur le mien durant ma pause. Je m’y remets très vite. A bientôt.
 
Je viens de lire un article bouleversant sur le séisme au Népal dans Match. Quand les éléments déchainés provoquent la détresse humaine, on reste scotché le temps d’une lecture. Impuissant aussi. C’est de l’information qu’on prend dans la figure comme une porte vitrée qu’on n’a pas vue. Il y a des bris de verre, un peu de sang, une blessure, mais on répare on cicatrise. Il y a la vie, la nôtre banale, douillette, qui continue.
J’ai lu d’autres informations sur la page Facebook d’Anne Marie, une camarade de lycée retrouvée dernièrement. Anne Marie se trouve au Népal actuellement. Elle livre son ressenti au jour le jour, quand elle le peut. C’est comme une bougie qu’on allume, qui faiblit et repart. Et parce que les nouvelles arrivent au compte -goutte, qu’on les attend, qu’on laisse messages de soutien et interrogations, on plonge dans un quotidien de misère, toujours aussi lointain et inaccessible, mais on se sent plus près de la vie qui veut triompher là-bas.
Je laisse Anne Marie raconter :
1er mai. Bonjour, me voilà arrivée à Kathmandou. Dans l’avion des équipes de secours du monde entier, France, Turquie, Israël, Canada, Usa, Pologne et des docteurs de Médecins sans frontières, Médecins du monde etc... Dommage, on envoie des secours et de l’aide dans les régions qui ont d’abord voté pour le gouvernement. Kathmandou a été très touchée dans certains quartiers, mais le pire est dans les villages. Pour ceux qui connaissent le Langtang et la région du Manaslu, des villages entiers ont disparu sous des avalanches et des langues de glaciers qui se sont détachées du pic du Langtang, le village de Langtang et de Kyangjin Gompa sont sous la glace et la neige. Le village de Mirge, le district de Mirge ont disparu…Tout le district de Dolhaka attend de l’aide et des vivres qui n’arrivent toujours pas. Dans quelques jours, j’irai voir moi-même et je pense que les dons devraient être affectés à ces régions. Merci à ceux qui m’ont envoyé des dons pour une première aide. La mousson va arriver dans peu de temps. Des millions de personnes sont sans abris et sans aide. Les secours commencent à peine à arriver dans les villages. Certains villages, à 3 h de route de Kathmandou n'ont toujours vu personne, et pas un membre du gouvernement ne s’est déplacé dans les régions sinistrées. La situation à Kathmandu se normalise dans les quartiers non touchés.
L’aide arrive mais dans quelques semaines, qui pensera encore au Népal quand les images choc auront disparu des écrans? Comment aider à la reconstruction de tous ces villages qui n’existent plus ? J’espère seulement que tous ces pays qui envoient des fonds ne les envoient pas en vain. A l’aéroport des sacs de riz pourrissent car ils ne sont pas distribués. Si vous voulez faire des dons, faites des dons à des organismes sérieux comme Handicap international, Médecins du monde ou Médecins sans frontière ou à des personnes averties qui vont s’occuper d’un village sinistré en particulier. Moi, je vais concentrer mon aide dans le secteur de Dolhaka, dans les villages de Mude et Mirge ou les villageois n’ont plus rien. Ce sont les villages de mes sherpas et porteurs. Sachez que la population part de Kathmandou par bus entiers pour aller secourir et porter des vivres et du soutien aux familles et non pour fuir les conséquences du tremblement de terre.
Merci Anne Marie pour ce partage, pour ton dévouement.
Partager cet article
Repost0
1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 20:08
Partager cet article
Repost0
30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 08:00
DEFI 144: ADDICT
Défi 144 chez Dimdamdom59 pour les  Croqueurs de mots : addiction
 
Les mots couchés sur le papier
Tels des poupons trop bien nourris
Dans les boxes d’une nurserie
S’endorment vite, repus, gavés
 
Ce sont de brefs moments de trêve
Que je m’accorde les yeux mi-clos
Une torpeur étend son halo
Alanguie je m’évade, je rêve
 
Puis ça se met à trépigner
Car dans ma tête, ça crie, ça pleure
La faim est là, le manque ; ça meurt
Besoin d’une page ou d’un clavier
 
J’ai le regard fixe d’un enfant
J’aligne des phrases et des idées
Des mots avides, sensualité,
Qui tètent et sucent goulument
 
Les fibres rêches de la page
Ou les pixels drus de l’écran
Ainsi j’atteins le firmament
Ravie, épanouie et en nage
 
 
 
 
 

 

Partager cet article
Repost0
27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 08:00
MES ENVIES DE MAI
Honorer dignement l’anniversaire de mon frère dès le premier avec toute la famille, le champagne et les bulles l’emportant sur le muguet et la fête du travail. Profiter d’une escapade de quelques jours à Berlin, afin de me vivre étrangère avec dans les oreilles des sons qui écorchent, et sous les yeux des lieux accrochant le regard et les souvenirs. M’accorder le droit d'abuser des ponts sans les associer à la fin de la guerre ou à Dieu. Piétiner les pétales des fleurs de cerisiers qui bordent les chemins comme semés sur mon passage pour saluer la vedette.
Imaginer Jeanne d’Arc sympathisant avec les anglais devant un feu de camp. Me rendre au théâtre Antoine, guidée par les noms de Lorànt Deutch et Stéphane Guillon, sans même savoir de quoi parle la pièce. Réaliser que Pascal n’est pas seulement l’un de mes lecteurs fidèles mais aussi un saint que l’on fête le 17. Mordre dans ma première pastèque, faire comme si les pollens étaient de gentils farceurs qui aiment chatouiller mon nez. Commencer à envisager le mois d’août mais commencer seulement car depuis que mes enfants vivent les leurs à leur rythme et sans moi, je ne programme mes vacances que dans l’urgence, peu de temps avant le départ. Entrevoir une soirée détente pour moi toute seule le 23, jour de match du PSG. Accepter que le parfum des lilas me monte autant à la tête qu’un petit vin rosé bien frais, programmer un barbecue entre amis.
Pour finir, le 31, penser à ma mère, très fort, et porter un bouquet au cimetière. Puis ce jour-là, dorlotée par mes enfants et leur père, dire adieu  à mai. 

 

Partager cet article
Repost0
23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 08:00
DEFI 143: MALADIE  DES MOTS
143ème jeudi en poésie chez Enriqueta pour les Croqueurs de mots, évoquer une étrange maladie. J’ai choisi de me baser sur le poème d’Emile Verhaeren, Un saule, ou tout au moins sur la portion tronquée que j’avais apprise au CE1ou CE2.
 
Cette rage-là, est un bonheur en somme
Est-ce chronique ou est-ce contagieux !
Sont-ce moments intenses et laborieux
Des lettres basculent avec force
Sont-elles longues et poussives les phrases en leur amorce!
Est-elle souffrance, est-elle abîme
Avec ponctuation, majuscules et rimes
Qui, malgré tout, dedans mon corps
Mes muscles, mon sang, mes veines,  prend son essor
Mobilisant énergie et trésors
 
Ancrée en moi, s’épanouit-elle encor !
Je sais que toujours elle vaincra
Me portera
Obstinément, jusqu’au trépas
 
Bien sûr, c’est effrayant
Ardu et contraignant
Me hante parfois la nuit et je me lève
Car des idées prennent vie et achèvent
Leur course folle au bout de mon stylo
Se posent sur le papier et puis s'arrêtent
Une euphorie sournoise et soudaine me guette
Je fais la paix avec les mots.
 
 
 

 

Partager cet article
Repost0
20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 08:00
DEFI 143: LE PLUS DIFFICILE

Défi 143 chez Enriqueta pour les Croqueurs de mots, dont le thème est malade.

 

Le plus difficile ou le plus facile peut-être, est d’écouter. Un client peut ne pas se plaindre, ne pas évoquer son mal, ni même demander conseil quant à ses médicaments, les posologies, les effets secondaires… Il se tient face à moi, il me regard pianoter sur le clavier ou fixer l’écran et il attend que je lui donne son petit sac. Le plus souvent ce client-là a un rhume, une angine, ou une maladie chronique qu’il maîtrise plus ou moins. Entre nous c’est consensuel, banal, un peu ennuyeux. Entre nous, il ne se passe rien, c’est un peu… jouer à la marchande. Car la maladie n’est qu’un dérèglement de la machine qu’il suffit de recadrer afin qu’elle continue de filer droit.

Parfois, on ne soigne pas, on aide un peu, à notre niveau. Dans une pharmacie, il faut prendre le temps de regarder le malade, de détecter un appel, même minime, et d’encourager face à un mal dont chacun connaît l’issue… sans issue. Ces personnes auxquelles on ne délivre que somnifères, anxiolytiques et anti douleurs, et qui disent : « Je n’ai pas de chance, vraiment pas de chance » en se grattant la tête, risquent timidement: « est-ce que ça ronge les os, comment ça fait ? » avant de se fermer ensuite, ou insistent au téléphone quand l’officine est remplie de clients qui rongent leur frein: « je ne deviens pas folle, non, je suis toute seule, et j’ai envie de passer par la fenêtre »… Ces personnes n’attendent pas grand-chose et pourtant il est essentiel, ce petit grain, qui va se nicher dans les cœurs comme celui qu’on introduit dans les huitres. C’est un instant de partage qui passe par un regard franc et sans pitié, un regard déclarant que nous sommes tous passagers d’un même bateau. Au téléphone, c’est l’intonation qui délivre le même message. Il arrive alors que quelques jours plus tard, le client revienne ou rappelle et dise : « excusez-moi pour l’autre jour, j’allais mal et ça m’a fait du bien de vous parler ». Alors on sourit, on se sent utile et redevable aussi. Car celui qui se tient de l’autre côté du comptoir ou du combiné, nous apprend à accorder du crédit à chaque jour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 08:00
DEFI 143: TU N'Y CROIS PAS
Evocation en poésie des médecines parallèles chez Enriqueta pour ce 143ème jeudi en poésie des  Croqueurs de mots
 
Pour ton gros rhume, Aconitum
Trop énervée, tente Gelsemium
Démangeaisons sur le sternum
Essaie apis mellificum
Ah les hormones ! C’est Lachésis
Qui calmera l’intense ignis
De ton visage, tes bras, tes cuisses
Ca ne va pas ? Nux vomica
Tes fortes nausées, calmera
Un fils casse-cou, hop Arnica
Et ce gros bleu disparaîtra
Pour les toux sèches de Titi
Pas de problème, coccus cacti
Baisse de tonus ? Cornu cervi
Te redonnera goût à la vie
Des rhumatismes, c'est vrai, ça coince?
Allez, ruta graveolens
Est l’arme qui douleur évince
Veines gonflées dans l’omnibus
C’est radical, aesculus
Tu n’auras pas besoin de plus…
 
Je te connais, tu n’y crois pas
L’homéo ne te convainc pas
Car ces granules enrobés
Qui fondent vite sous le palais,
Médication bien singulière,
Te rappellent les pièces de Molière
Où des médecins incompétents
Se prétendaient sages et savants
 
Ignis : feu en latin.
 
 
 
 
 

 

Partager cet article
Repost0
13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 08:00
TAPIS ROUGE
J’ai assisté comme chaque année, à la soirée organisée par la coopérative de pharmaciens à laquelle j’appartiens. Invitations dans un bar lounge près de la place de l’Opéra et du cinéma Gaumont, journalistes sous une tente, hôtesses à l’accueil, badges, tapis rouge. Ambiance cosy, décor chic, un peu… cocktail sous la pergola, chaleur étouffante, murmures des confrères, accolades, salutations, embrassades, plaisir de revoir d’anciens camarades de promotion.
Champagne, vin rouge, Pepsi, glaçons, charcuterie, petits fours, brochettes de poisson, mini cakes, mini tartelettes. De quoi se sentir roi, s’imaginer important, considéré, chouchouté. On se dévisage bien un peu, se jauge, s’évalue, chacun se demande ce que l’autre peut valoir au Box Office. La soirée devait se clôturer en beauté avec projection en avant-première du film « Indian Palace » au Gaumont. En sortant du bar la foule s’est dirigée vers le cinéma, les têtes tournaient, tout ce rouge au sol, ces photographes, cette célébrité soudaine… Quelle griserie ! Ah, comme ils nous bichonnent chez Welcoop !
Enfin, tout ce bazar c’était pour Charlize Theron qui faisait la promotion de son nouveau film. Et nous sommes restés bloqués derrière des barrières, en inconnus lambda, avant de pouvoir gagner la salle, le temps des flashs. Cela dit, j’ai beaucoup apprécié la soirée.
Partager cet article
Repost0
9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 08:00
DEFI 142: MAT DE MISAINE
Défi 142 d’après photo chez Lenaig pour les Croqueurs de mots:
 
Je grimperais aux arbres pour atteindre la lumière
Qui perce les feuillages, blanchissant le gazon
Je salirais mon jean sans faire de manière
Me roulerais en boule dessous les frondaisons
 
Je me laisserais glisser doucement vers le ciel
Tutoyer les étoiles comblerait mes désirs
Je frôlerais au passage des plumes d’hirondelles
Et le printemps qui vient m’arracherait des soupirs
 
Mes bras, mes mains, mes pieds perdraient toute consistance
Léger, pâle,  libéré, j’ignorerais la peur
Me soustrairais au monde, userais d’élégance
Conjuguant équilibre, grâce et apesanteur
 
Détaché de  la vie par le  mât de misaine
D’un voilier initiant un voyage au long cours
Transi, ankylosé sur mes joies, sur mes peines
Je me garderais bien de songer à l’amour
 
 
 

 

Partager cet article
Repost0
4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 19:11

BLOG EN PAUSE JUSQU'AU 8 AVRIL

Voir les commentaires

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de mansfield
  • : instants de grâce, parcours chahutés, affirmation de soi. J'aime saisir ces moments dans la vie qui font vibrer et se sentir vivant.
  • Contact

Rechercher

Liens