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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 08:00
ONZE MOIS
Voici comment j’aimerais voir se dérouler l’année. Je souhaiterais d’abord que le pire soit derrière nous, que tout ce qui est malsain, horrible, inhumain soit le passé. Il reste onze mois pour démentir des prédictions maléfiques et veiller à ce que nos routes soient aussi limpides que des fleuves, sinueuses parfois, élargies ou chahutées mais calmes, lumineuses et serpentant dans une nature accueillante et domptée.
Il suffirait d’embarquer tous ensemble pour le voyage vers l’amitié et la tolérance, de nous tenir sur le pont d’un petit bateau fluvial, le nez dans la brise, en nous protégeant du soleil, de nous tartiner de crème pour seule arme. Il suffirait de cligner de l’œil, redoutant des rayons agressifs comme pour nous interpeller les uns, les autres, nous inviter à la farce, aux rires, aux blagues. Il ne tiendrait qu’à nous de diriger le navire vers des rivages où ne compte que ce qu’il y a de bon dans le cœur des hommes. Le plus difficile est d’emprunter la passerelle qui s’élève au-dessus de l’eau, nous éloigne d’une terre ferme et rassurante, et nous pousse vers un navire que l’on craint de voir glisser sur des gouffres amers.
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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 08:00
DEFI 136: IMPERMEABLE

 

Défi 136 chez Enriqueta pour les Croqueurs de mots: décrire un vêtement qui nous est cher.

 

Vous êtes là aujourd’hui pour admirer ma robe et pour me voir glisser en faisant miroiter au soleil chacune des plumes qui la composent. Eh bien, vous avez raison, il me semble, c’est la plus belle de ma collection, elle a les couleurs chaudes de l’automne, et je l’exhibe aussi aux plus beaux jours du printemps, l’été ou en plein hiver. Car elle est ma singularité et ma fierté. Imperméable,  elle ne ternit pas et s’adapte à mes mouvements avec souplesse et légèreté. Un grand couturier  l’a conçue là-haut en conciliant modernité et géométrie, en déposant de petites plumes sur ma gorge et de longues pennes sur mes flancs, en me façonnant de courtes plumes dressées sur l’arrière train. J’ai de l’allure n’est-ce pas ?

 

 

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 14:08
DEFI 136:  SACCAGE
Décrire un vêtement qui nous est cher, tel est le défi 136 de ce jeudi en poésie chez Enriqueta pour les Croqueurs de mots
 
C’est un petit manteau que j’avais oublié
De ceux qu’on pend au clou derrière la porte d’entrée
Quand on laisse au dehors le givre et l’air glacé
Et qu’on se vautre au creux d’un canapé douillet
 
Il était bien coupé, me couvrait les épaules
Sans jamais trop peser, aussi doux qu’une étole
Limé aux emmanchures, il était le symbole
De mes jeunes années, du droit à la parole
 
Je n’aimais pas le col, tout couvert de fourrure
A l’aide d’un crayon j’ai gratté la doublure
Et j’ai redessiné une toute autre parure
Conforme à mes idées, mes choix et ma nature
 
Je croyais que chacun était libre d’exprimer
Ses idées, sa folie, ses rêves et ses regrets
Mon paletot idéal, mon costume préféré
Etait plutôt banal, je le portais sans arrêt
 
Quelqu’un un jour l’a pris et me l’a déchiré
Sos prétexte que mes goûts ont ses yeux agressé
Ce n’est pas vraiment grave, un vêtement saccagé
Ce n’est que de la rage, du dépit, un rejet
 
Ce n’est qu’une bêtise, un acte de barbarie,
Et ce n’est pas la guerre, ni l’horreur et les cris
La haine pure et brutale, l’intolérance aussi
Qui ont cloué la presse et ravagé Charlie.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 08:00
RESOLUTIONS
2015 est installé et c’est le temps des résolutions, des nouveaux et bons départs, des projets. C’est le temps des souhaits, des bises de bonne année, de la copine d’enfance ou du grand oncle dont on se souvient ou qui se rappellent à nous d’une phrase légère, qui nous interpellent gentiment, nous existons, n'oublie pas.
Eh bien j’ai décidé de ne rien décider. Pas de projet grandiose, pas de défi, pas d’objectif prétentieux. Parce que j’ai le principal, un toit sur ma tête, une vie agréable, pas de gros souci de santé ou au travail. Ma philosophie c’est « Carpe Diem ». Je viens de perdre une amie qui aurait pu être ma mère et qui était un peu mon repère depuis que j’ai perdu la mienne. Je me dis que peu de choses ont de l’importance. Autant commencer l’année de cette manière, en réfléchissant à ce qui compte vraiment, aux échanges avec ceux que l’on aime, à la couleur du ciel, important la couleur du ciel, elle influe sur l’humeur. Autant relativiser les problèmes, les ennuis. Facile à dire et c’est souvent le raisonnement de ceux qui ont de graves soucis à affronter. Pourquoi attendre que la vie place des cailloux dans nos chaussures, les minutes, les heures sont précieux, ressentons-les pleinement.
Bonne année à vous tous !
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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 10:00
 
JOYEUX NOEL ET BONNE ANNEE A TOUS!
BLOG EN PAUSE

 

 

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 11:59
DEFI 135: DEVANT L'ORDINATEUR
Thème libre pour ce jeudi en poésie chez Lilousoleil pour les Croqueurs de mots
 
M’installer au bureau devant l’ordinateur
Penser que chaque lettre apporte une couleur
En barbouillant l’écran aux tons de l’arc en ciel
En le couvrant d’argent tout juste avant Noël
 
Le voilà qui s’éclaire, clignote dans la nuit
Des mots bleus s’y impriment et ne font pas de bruit
Ce sont là des cadeaux déposés en secret
Les reflets de mon âme offerts à qui me plaît
 
Si j’ai choisi le Web en guise de soulier
Pour y distribuer mes jouets par milliers
C’est qu’il s’agit d’idées, de songes ou de bêtises
Que j’offre sans compter telles des friandises
 
J’avoue que c’est facile, plaquée à mon bureau
J'imite l’homme en rouge vissé à son traîneau
Mais j’évite la suie, je hais les cheminées
Et poste mes écrits comme nuages de fumée
 
 
 
 
 

 

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 08:00
Défi 135 chez Lilou pour les Croqueurs de mots : Un homme ou une femme reçoit un cadeau, un colis, une lettre …
Il peut lui plaire ou pas… il peut lui être destiné ou pas…
 
A toi sur qui je compte,
Cette année et jusqu’au dernier moment tu ne sauras pas ce que c’est. Je ne te demande pas ce que tu souhaites, d’ailleurs je ne veux pas le savoir. Mon cadeau sera davantage un reflet de ma personnalité que de la tienne, un peu de moi pour toi.
Il peut ne pas te plaire, mais je prends le risque. Imagine que c’est à la fois un cadeau et un test. D’ailleurs quand tu liras ces lignes, tu l’auras déjà reçu et je t’aurais observée. Les plis seront apparus à ton front et l’impatience ou l’irritation se seront inscrits dans tes doigts le tripotant. Car mon cadeau ne se savoure pas seul, il faut être deux pour l’apprécier, enfin je vois les choses comme ça. Tu vas me traiter de vieux bougre solitaire, ou alors les bienfaits des heures calmes et limpides te sembleront évidents. Je ne me fais pas de souci, tu sauras me faire comprendre comment me trouver une autre camarade de jeu.
Mais j’avoue que j’aimerais beaucoup t’avoir à mes côtés pour partager ces moments que propose mon cadeau, détente, farniente, régénération de nos petites cellules mangées par le stress.
Et puis, il y a aussi l’autre cadeau, la petite boîte de chez Agatha, qui te fera plaisir, et que j’ai ajouté afin de mettre les chances de mon côté…
Celui-là te plaira, c’est certain.
J’espère te ferrer tendrement et t’embrasse.
 

 

DEFI 135: TU SAURAS ME FAIRE COMPRENDRE
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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 08:00
DEFI 135: SYLVESTRE
Sujet libre pour le défi 135 de ce jeudi en poésie, chez Lilou pour les Croqueurs de mots
 
Puisque l’année s’étiole et se perd en chemin
Puisque nos vies se mêlent aux crochets du destin
Laissons s’enfuir les heures et les jours sans regrets
Soyons prêts à cueillir de l’an neuf, les attraits
 
Nous avons déversé nos peines sur le gravier
Avons repris la route aussitôt, allégés
Et battu la campagne en longeant les tilleuls
Dont l'hiver a masqué le parfum d'un linceul

 

Nous persistons à voir au loin une lumière
Des promesses, des signaux, de l’espoir, des chimères
Et cette fois encore, croyons en l’avenir
Sylvestre tonnera de nos cris, de nos rires
 
Heureusement la joie emporte tous nos doutes
Car le champagne aidant, nos esprits en déroute
Débordent de projets et de résolutions
Qui se noieront dans la fête, le strass, les  cotillons
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 08:00
DECEMBRE, DANS LE TRAIN, LA NUIT
Les voyages en train, la nuit, sont toujours une aventure. Ca commence dès le départ avec le bruit des rails sur la voie, un chuintement puis un ronron qui enfle et installe le sommeil dans les wagons. Ca vient doucement, chacun discute avec chacun, on crée un cocon pour affronter l’obscurité. On sait bien qu’on ne dormira que d’un œil, entre secousses, arrêts en gare, agressivité des néons trouant les fenêtres, brusque ouverture des portes.
Et puis le silence arrive. Au milieu des ronflements et des éternuements, il se fait une place. On ne dort pas, on l’écoute, les yeux ouverts. On a replié son sac sous soi et foulé son manteau à ses pieds et on s’est enroulé dans une couverture SNCF qui sent le propre sous le plastique. Quelqu’un lit au-dessus, à la lueur d’une liseuse et dans la couchette, en face, un jeune homme écoute de la musique. Ca fait badoum, badoum, en sourdine, ça accompagne le chant des rails. Malgré soi on ferme les yeux et les heures passent, cueillant le petit matin.
Le réveil est cotonneux, un jour franc s'immisce sous nos paupières, ça sent le café, des rires s’imposent dans les allées, des bagages grincent. On a la bouche pâteuse et envie de se brosser les dents, de faire pipi aussi, et c’est la queue aux toilettes. Mais l’excitation gagne, on y est enfin. A la stations de ski, où la réverbération pique les pupilles et les grand air, les joues. Dans la ville de Grand-mère qui attend sur le quai pour nous couvrir de bisous. Ou chez ce grand oncle qui, comme nous, sait que pour lui ce sera la dernière fois. Noël peut commencer.
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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 08:00
DEFI 134: NOEL REINVENTE
Le chat est le défi (134) de la quinzaine chez Jill-bill pour les Croqueurs de mots
 
Nuit de Noël, or et sapin, excitation
Boules et guirlandes, lumière poudrée, fascination
Souvenirs d’enfance, magie d’un soir, admiration
A pas de loup vers le salon, quelle émotion !
 
Plis d’une robe, jupon, dentelles, jolie poupée
Sur le visage, cette lueur, félicité
Joues rebondies et cheveux d’ange, instant rêvé
Parfum d’aiguilles, cire et bougies, bonheur parfait
 
Joie et surprise, papiers chiffons, exclamations
Lui qui patauge au beau milieu, quelques frictions
Il éparpille losqu'elle déballe, association
Et sur la toile plaquer ses rires, vaine intention
 
Regard frondeur plein de malice, complicité
Fourrure orange et toison rousse, deux feux follets
Qui pour  le peintre, figent le temps, grâce et beauté
Comme chaque année, Noël cliché, réinventé
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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  • : instants de grâce, parcours chahutés, affirmation de soi. J'aime saisir ces moments dans la vie qui font vibrer et se sentir vivant.
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