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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 08:00
DEFI 134: DANS TES YEUX
Commentaire sur photo pour le défi 134 chez Jill-bill pour les Croqueurs de mots
En te regardant maîtresse, je me sens l’âme poète. Toutes ces caresses entre nous, tous ces baisers dans ma fourrure, tous ces mots doux que tu susurres, tout cela m’émeut et m’attendrit. Je sais que tu es une petite chose fragile sur laquelle je dois veiller patiemment, je sais que ton sommeil est sacré, et ton temps compté. Je suis silencieux, je te regarde au fond des yeux, mes yeux gris dans les tiens marron vert, quel beau mélange, quelle harmonie. Nous deux c’est un roman, une osmose, l’histoire d’une vie, la mienne. Une belle tranche de ta longue existence qu’il te suffit d’évoquer en prononçant mon nom. Depuis le jour où tu t’es installée chez moi, euh pardon, lapsus révélateur, depuis le jour où j’ai égayé ton appartement si froid sans moi, tu rayonnes. Que deviendras-tu lorsque j’irais attraper des souris volantes au ciel ? Un autre chaton auquel j’aurai laissé des directives, prendra soin de toi. Regarde, je m’y attelle !
Mais en attendant, dis, tu remplis ma gamelle ? 

 

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 08:00
DEFI  134: MIOU
Pour ce 134ème défi chez Jill Bill pour les Croqueurs de mots, le thème est: Chat Alors!
 
Toute menue, elle m'avait plu
Blottie contre un mâle débonnaire
Elle ouvrait grand ses yeux jaune clair
Etirait ses cuisses dodues
 
J'ai cru un temps l'apprivoiser
Par des caresses et des mots doux
Des jeux de balle et des bisous
Mais elle m'avait cataloguée
 
J'étais brutale et agitée
J'étais vilaine, j'étais sorcière
Du genre qui livre à la fourrière
J'étais l'affreuse dame au balai
 
De lui, elle supporte les colères
Rusée, finaude elle a choisi
Et moi j'en ai pris mon parti
Ce sont ses jambes qu'elle préfère
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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 08:00
Maurice Elie Sathou  Le soleil joue sur l'étang

Maurice Elie Sathou Le soleil joue sur l'étang

Si ce n'était pas le soleil mais un feu d'été ou les marques de l'automne posées par petites touches orangées sur la toile, j'aimerais ce tableau tout autant. Il est de ceux qu'on distingue immédiatement pour peu qu'on réclame un peu de couleur ou de gaité. Mais ce n'est pas ce qui m'a clouée devant et fascinée.
J'avais tapé peintres français comtemporains  sur Google, pour trouver un sujet d'article et éviter les clichés du cubisme ou  d'artistes célèbres aux tableaux archi connus. Mon premier réflexe a été de choisir des nuances  de saison aux tons chauds. Juste avant Noël et sa profusion de rouge, vert, or et argent, juste avant que la tradition n'habille un mois, aux matins froids et bleutés, aux journées opaques et grises et aux longues soirées obscures, juste avant, l'orange domine comme il s'étend sur la mer s'apprêtant à engloutir les  restes du jour.
Et là,  le feu se promène sur l'eau dont on perçoit la mouvance, la transparence. Si on se concentre, si  on oublie le monde autour, on dirait qu'il avance, comme si chaque branche était un marcheur lent portant un flambeau à bout de bras. 

 

 

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 10:51
ANNECY
 

Au petit jour quand les nuages s’étirent

Quand dans le lac un soleil blanc se mire

Quand en surface l’or et l’argent se posent

Annecy rêvasse, féerie, magicien d’Oz

 

Les monts  coiffés  d’un voile cotonneux

Ont des contours arrondis,  duveteux

Offrent un asile accueillant protecteur

Au pied duquel, se lover en douceur

 

Dans cet  étau la ville semble dormir

Enfouie sous un paletot de cachemire

Les yeux mi-clos sur un ciel  bleu d’hiver

Où l’air est froid,   où le regard se perd

 

Et peu à peu la brume se dissipe

De rayons francs la montagne se nippe

Le lac frissonne sous les doigts de zéphyr

 Entre les deux  la cité  baille,  respire

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 08:00
UNE RENCONTREUNE RENCONTRE
Notre Dame des Larmes en Guadeloupe est un endroit enchanteur, que l’on soit croyant ou pas. Il s’agit d’un sanctuaire sur la route de Pointe Noire. La Vierge y serait apparue, il n’y a pas si longtemps que ça, en mai et juin 1977. Je pourrais décrire l’oratoire ou insister sur les heures de neuvaines et recommander aux dames de porter mantille pour écouter la messe qu’on y célèbre le dimanche, en latin. Je pourrais mais…
Je préfère évoquer le ruisseau clapotant sur les rochers, au pied d’un figuier majestueux et fier. Ou cette petite baignoire naturelle dans laquelle se jette une eau claire et limpide et où certains se baignent en priant. Je préfère observer la vigueur bouillonnante de la source et la course folle des feuilles prises au piège du courant, grimper sur le petit pont situé entre le monastère et le figuier. En me penchant avoir le sentiment d’enjamber le temps qui passe, de freiner un peu sa course. Et, abasourdie, regarder l’oratoire. Car les projections d’eau font pleurer Notre Dame dont les larmes sèchent bien vite à l’air ambiant, à trente degrés à l’ombre. Je me rapproche tout près du porte-bougie, certains ont écrit à la craie des mots de remerciements à « Manman Marie», et d’autres lui ont soumis leurs doléances. Ecoutant les cigales, je suis heureuse de me trouver dans ce drôle d’endroit pour une rencontre.
UNE RENCONTRE
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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 19:02
Les Péniches  André Lhermet

Les Péniches André Lhermet

Si dans la vie tout était bleu
L’Olympe choisirait pour les Dieux
Des nuances peu artificielles
Bleu indigo, marine ou ciel
 
Or dans tes yeux le monde est vert
A des variances où je me perds
Olive, émeraude, ou impérial
Auprès de toi, je suis fatale
 
Alors imagine le tableau
Nous deux à l’avant du bateau
Pris dans les tons vert indigo
Des nuages se mirant dans l’eau
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 08:00
MOROSITE
C'est une photo qui me fait du bien. Quand le ciel est gris même s'il ne fait pas trop froid, que les jours n'en sont pas ou si peu, quand novembre célèbre ses morts et la fin de la grande guerre, quand l'automne court vers l'hiver, quand Thanksgiving ne signifie rien, et qu'on songe à se vacciner contre la grippe, ajuster son bonnet, son écharpe, marcher dans le vent et la pluie...
Eh bien moi, je pense aux matins clairs et au soleil diffractant ses rayons, à l'ombre généreuse des arbres et aux sols couverts de verdure, j'ai envie de m'asseoir juste dessous, de remplir mes poumons de l'odeur du gazon et de m'endormir là, bercée par la brise et les chants des moineaux. Je ferme les yeux, je fais le vide, je me détends... Et vous?
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 08:00
DEFI 133: ALLONS FLANER....
Sujet libre ce jeudi pour le Défi 133 chez Harmonie pour les Croqueurs de mots
Allons flâner à Carcassonne, vois les remparts !
Sur les pavés des pas résonnent, glisse l’histoire
Et des croisés nobles et fiers, des jouvencelles
Se jouent de l’ombre, des matins clairs, dans les ruelles
 
Le jour se lève, la cité chasse les nuages
Aucune trêve et le temps poursuit ses outrages
Une foule avide devant ses portes agglutinée
Traque les rides d’une châtelaine trop assiégée
 
Toutes ces boutiques derrière des porches installées
Où des répliques, brassards, armures et gantelets
Offrent du rêve aux enfants sages, émerveillés,
La nuit s’enfièvrent du murmure des chevaliers
 
Et de la route, la citadelle lance des flammes
Un long ruban, un étendard, une oriflamme
Dame Carcas et Charlemagne sont es héros
Dont la légende entre ses murs trouve un écho
 
 
 
 

 

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 08:00
DEFI 133: A LA VOTRE!
 
Mise en scène de mon pseudo cette semaine, chez Harmonie.37. pour les Croqueurs de mots et le défi 133.
Sur Internet il est porté par des personnalités célèbres,  Jane ou Katherine par exemple, c’est un nom de ville ou d’états, Australie, Québec, Etats Unis, Royaume Uni. Il apparaît aussi dans le titre d’un roman de Jane Austen : Mansfield Park. Il existe une marque de chaussures qui a presque la même orthographe : Manfield. Et je cherchais un pseudo qui ne soit pas moi, qui ne me ressemble pas, ne me laisse pas deviner. Car si je n’évoque pas Katherine Mansfield, personne ne pense à elle. Personne ne se dit que la lecture puis l’écriture m’ont conduite vers elle.
On peut imaginer que je fantasme sur Jane ou que j’ai le goût des voyages, supposer que cette célébrité par procuration me fait du bien, me flatte, me porte. Après tout, comment expliquer un pseudo qu’on n’a pas réellement choisi, mais dont on a décidé un jour, sur une impulsion. J’ai dit, c’est ça, ça sonne bien, c’est suffisamment nébuleux, je prends.
En réalité j’ai retenu que nous avons trois éléments en commun Katherine et moi, l’amour des mots, une origine îlienne donc une attirance toute particulière pour la mer, et un lieu de vie bien ancré dans les terres. Pas mal, pour le choix d’un pseudo. Partageons une pinte de bière pour conclure. A la vôtre!
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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 08:00
A l'occasion du défi 133 lancé par Harmonie pour les Croqueurs de mots, je dédie cet acrostiche à l’écrivaine à laquelle je dois mon pseudo : Katherine Mansfield.
 
Météore flamboyante surgie du Pacifique
Aimant des mots la force et des sons la musique
Nature contemplative, observant, décrivant
Silhouette indécise ballotée par le vent
Fille du temps et des champs, des couleurs de l’été
Immense nouvelliste au langage désuet
Elle fut emportée par un siècle trop pressé
La pierre qui la couvre et l’attache à Avon
Dépouillée, oubliée, au passant crie son nom

 

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