Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 08:00
SORCIERES ETC....
 
Halloween ! Bien sûr, ils vont encore inventer des histoires qui font peur, de sorcière et de balai ou de tronçonneuse et de morts vivants. Mais nous, on veut avoir peur gentiment. Les sorcières doivent être un peu fofolles, du genre qui n’aiment pas la soupe ou qui ne se lavent pas les dents, et obéir au grand lézard vert qui donne les consignes pour la préparation des potions. Elles habitent dans de grandes maisons orange et noir et le lézard a donné une partie de la formule à chacune. Elles ont à mélanger leurs soupes dans le gros chaudron sur la grand-place et ça bouillonnera puis deviendra rouge sang.
Elles se sont concertées et en grattant leur grand nez crochu, se sont demandées comment un mélange de petits pois, brocolis, haricots longs et fins, salades, ciboulette, persil, courgettes et épinards peut devenir rouge sang sur la grand-place et pourquoi. Le lézard leur a dit de ne pas réfléchir, lui il sait, et puis il ajoute un petit truc qui fait la différence, faut pas se poser de question. Pourquoi ? Ben, les questions ça fait parler les idiotes !
Alors elles ont fait ce qu’on a demandé et sur la grand-place, la soupière sent bon les légumes. Le lézard a dessoudé une de ses écailles et l’a jetée dedans. Hum quel parfum, et ces grosses bulles à la surface ! Le chaudron a éclaté et de la grenadine s’est déversée  sur la place balayant les sorcières qui se sont retrouvées jupons retroussées et les fesses à l’air. Le lézard a aspiré ce mélange de sorcières à la grenadine  et  a fourré des muffins à la cannelle avec.
Dire qu’il faut s’y prendre tôt, dès le 31 octobre, pour ne pas éveiller les soupçons. Et puis c’est meilleur, en préparant  les gâteaux par avance, il suffira de les décongeler pour Thanksgiving.
Ah, ça fait du bien de délirer un peu, juste avant Noël !
Partager cet article
Repost0
23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 08:00
DEFI 132: JUSQU'AUX OS
Défi 132 pour les Croqueurs de mots, chez dimdamdom59: expression de la langue française revisitée à ma manière et en poésie.
 
Aujourd’hui une pluie fine a balayé l’automne
Octobre et ses jours plats s’imposent monotones
Séquestrent les couleurs et installent la nuit
Dans un ciel  aux nuages bas, ouatés, bleuis
 
Mes pas se font pesants et puis soudain légers
La ville en gémissant effraie les marronniers
Leurs  troncs sont  gris, luisants,  leurs branches desséchées
Et la brume s’incruste partout dans la cité
 
J’avance et le vent claque, s’enroulant à mon cou
Il m’étrangle, il m’enivre et je tombe à genoux
Sur l’asphalte où se collent les restes mordorés
Des habits de lumière dont se parait l’été
 
Il semble que la bourrasque m’a taillé un costume
En me plaquant au corps les poussières du bitume
L’eau ruisselle sur mes bras, s’infiltre sous ma peau
Et profond en moi ; JE SUIS TREMPEE JUSQU'AUX OS
 
 
 
 

 

Partager cet article
Repost0
20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 08:00
DEFI 132: FIN DE JOURNEE
 
Défi 132 chez dimdamdom59 pour les croqueurs de mots : une expression courante de la langue française réinventée par moi.
 
C’est l’instant  où le jour se retire  comme une vedette déchue qui ne supporte plus son physique dans la glace. Il garde encore un peu de sa gloire passée et fanfaronne, explique, j’étais beau alors et lumineux et chaud.  Mais les heures se sont déroulées longues et courtes, attente ou ennui, bonheur ou  tristesse, pluie ou soleil. Il y eut des moments graves et solennels, des instants rares dans la fureur, des hurlements dans le silence.  Le temps s’est écoulé sans  qu’on puisse le brider ou le tenir en laisse.
Pour l’heure il s’échappe en jappant dans les jambes de l’après-midi qui se  met à courir, droit  et aveuglé par le clair de lune, les feux des réverbères et les phares des voitures. Puis les aboiements du temps deviennent  hurlements prolongés, insistants d’une meute en chasse. Et la nuit s’installe dans cette cacophonie ENTRE CHIEN ET LOUP avant de s’abattre, implacable sur nos épaules. 
Partager cet article
Repost0
16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 08:00
DEFI 132: SI JE POUVAIS...
Défi 132 chez dimdamdom59 pour les Croqueurs de mots : raconter à sa manière une expression courante de la langue française. Désolée, je n’en explique pas vraiment l’origine !
 
Si je pouvais tromper le temps
Freiner le cours de mes journées
Si l’amour était innocent
Rendait au monde sa pureté
 
Je me satisferais de nous
Et de nos souffles emmêlés
Formulant tous ces projets fous
Pris dans l’élan de nos baisers
 
Si je m’exerçais à cueillir
Les bonheurs calmes de l’existence
Les mots que j’aimerais te dire
Sont douceur, tendresse et patience
 
Si j’écoutais ses battements
Je saurais bien pourquoi mon cœur
Subit tant de tiraillements
CHERCHE MIDI A QUATORZE HEURES
 

 

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 08:00
A LA FRANCAISE
A Castres devant le Musée Goya, les jardins à la française sont une tapisserie de verdure. La nature se plie aux caprices de l’homme, s’enroule et s’entortille, se met en boule, trace des lignes et des volutes, forme des angles, suit des allées. Elle se fait dessin, tableau, broderie, canevas. Domestiquée, elle se laisse admirer, comme un mannequin habillé couture et aux dimensions parfaites suscite des murmures enchantés lors d’un défilé. Car chacun occulte travail, discipline et torture, ces vilains mots cachés derrière un long parcours au résultant bluffant. Et puis, quelle approche, quel hommage,  cette peinture végétale au taille-haies  et au ciseau  juste avant de découvrir l’autre, à la gouache et au pinceau !
 
Et de près, lorsqu’on se promène dans ce parterre de buis, on le voit qui ondule au soleil lui empruntant l’éclat de ses rayons et battant des cils quand ils se font aveuglants. Bridée, la nature ? Je la crois faussement docile et toujours résolue à surprendre, courtiser, séduire l’humain qui ne demande qu’à succomber.
 
A LA FRANCAISE
Partager cet article
Repost0
6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 08:00
DEFI 131: COMPARTIMENT CHANCE
Cette quinzaine chez  Quai des rimes pour les Croqueurs de mots de mots, le défi 131 est : chance
Et si c’était ça la chance. Un compartiment pour deux, toi et moi, levés aux aurores et bercés par le train qui nous mène ailleurs, où le plus beau reste à venir. Le jour se découvre à peine et baille, son haleine chaude se dépose sur les vitres du compartiment. Tout paraît cotonneux dehors.  Tout semble luxueux et confortable à l’intérieur, des fauteuils larges, hauts, rembourrés, une lourde nappe blanche en coton, une lampe de table  style années vingt. Le café fume dans les tasses et on attend la brioche chaude et dorée. Derrière nous un joyeux brouhaha, une ambiance conviviale, chacun sait que la chance c’est aujourd’hui, quad on croit au bonheur, qu’on est dans une dynamique, qu’on avance vers demain en oubliant les erreurs, les échecs, le passé.
Et puisqu’il faut la forcer, la tenter, la brusquer, entamons une réussite, étalons les cartes, écoutons notre cœur. Soyons les rois de l’avenir et non ses valets, écartons tasses, cafetière,  et théière et passons le temps. Poussons-le, toi et moi, vers un soleil éclatant, un avenir florissant, pourvu qu’on y travaille avec la tête.
 
Partager cet article
Repost0
2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 08:00
DEFI 131: SYMBOLE

Defi 131 lancé par Quai des rimes pour les Croqueurs de mots, thème: la chance

 

Ce fut spontané, enthousiaste et bon enfant

Coloré, bruyant, et parfois  assourdissant

Trajet symbolique, des Invalides au Sénat

Parcours  touristique, ils n’étaient pas là pour ça

 

Il y eut des éclats de rires et des poings levés,

Et des ola bien gérées comme à la télé

Des CRS amusés sur des rangs serrés

Inutiles et alignés tels des comprimés

 

Ils avaient customisé leurs blouses, leurs motos

Et pensé à distribuer des tracts aux autos

Porté croix et banderoles pour cette journée folle

Professionnels de santé conscients de leur rôle

 

Ils avaient bien escompté en croisant les doigts

Qu’un soleil chaud, bienfaisant, pointerait son minois

Or la chance leur offrit bien plus qu'une obole

Son haleine caressant le dos, les épaules

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 08:00
PHARMACIENS EN GREVE: J'AI UN UN GROS DERRIERE
 
Par solidarité avec mes confrères et pour préserver le rôle du pharmacien, je fermerai mon officine le mardi 30 septembre.
Mon métier consiste principalement à délivrer des ordonnances prescrites par des médecins, à m’assurer de la compréhension des posologies et de leur observance. Bien sûr, je ne sais pas ce qui se passe au domicile du patient, je me fie à lui, de même que lui me fait confiance.
Car ce métier est basé sur la confiance et l’échange. Il n’est pas seulement question de vendre et de faire du chiffre. Lorsque les clients entrent pour un conseil, ils attendent un soulagement ou une guérison. Alors ils se dévoilent, un peu, beaucoup, ils ne veulent pas se tromper. Ainsi hier, l’un deux m’a réclamé un tube de Pévaryl crème. Si devant son hésitation, je n’avais pas insisté, c’est pour quoi faire ?, je n’aurais pas compris qu’il souhaitait soigner des hémorroïdes avec une crème pour les mycoses. Il s’agit ici d’une erreur d’indication mais il existe aussi les contre-indications, les surdosages, les oublis.
Je ne compte pas sur la grande distribution pour signaler, guider dans les achats, attirer l’attention de la patientèle. Je ne compte pas sur internet pour prévenir les contrefaçons. Je ne crois pas que des capitaux extérieurs investis dans les pharmacies par des non pharmaciens, soit une bonne chose. Car l’intérêt du patient primera-t-il dans ces conditions ?
Je tiens à notre mode de fonctionnement à la française même s’il a évolué et évoluera encore, depuis trente ans que j’exerce ce métier. J’appartiens aujourd’hui à une coopérative de pharmaciens car il faut savoir se grouper pour résister. Je travaille avec un petit laboratoire de génériques français dont le PDG est un ancien camarade de promotion, j’ai notre modèle français à cœur, je le répète.
Je finirai par cette aventure qui m’est arrivée cet été dans un supermarché alors que je visitais le Québec, dans la région de la Mauricie. En discutant avec la pharmacienne, je lui indiquais que la plupart des médicaments en libre-service dans ses rayons, se trouvaient derrière le comptoir chez nous. Elle me répondit du tac au tac, sans réaliser le double sens de ses propos :
- On prend pas d’chance de laisser les gens choisir chez vous, vous avez un gros derrière alors !
Eh bien oui, j’ai un gros derrière et j’assume. C’est pourquoi, je défilerai, mardi !
 

 

Partager cet article
Repost0
25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 08:00
Défi 130 lancé par Lenaig ce jeudi, poésie pour les Croqueurs de mots : Horizon
 
Automne en pâmoison
Etale son jupon
Les plis de son manteau
Chatoient sous le préau
 
C’est une enfant  avide
Qu’aucun   sermon ne  bride
Elle porte les couleurs
Des bambins chahuteurs
 
Les ors de son costume
S’imposent dans la brume
Elle avance à grands pas
Ses épaules flamboient
 
Elle joue à la marelle
Et le vent qui s’en mêle
Soulève ses chaussons
De feuilles en tourbillons
 
C’est la récréation
Douceur, jubilation
Mais  l’hiver punition
Se glisse à l’horizon
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Partager cet article
Repost0
22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 08:00
Pour le défi 130 lancé par Lenaig pour les Croqueurs de mots : évasion
J’ai beau habiter au zoo et être l’attraction principale chaque jour au moment du repas, j’ai beau m’exécuter devant un parterre de curieux ne songeant qu’à flasher mon plongeon dans l’eau glacée, j’ai beau rejouer la grâce et m’emparer agilement du poisson que l’on me jette, il existe un instant que personne ne peut me voler. Un moment où je m’évade, où j’oublie que je ne vis pas sur ce pôle dont on me parle tant et où ma carcasse se fait légère.
C’est qu’une fois dans l’eau, je suis dans une matrice protectrice et j’évolue  sans entendre les crépitements des appareils photos ou les cris des enfants, les applaudissements de la foule. Je m’évade dans un monde où tout est léger, rien ne blesse, mes larges pattes s’ébattent et n’ont pas de prise. Je danse, je vole, je virevolte, je fonce, je suis fusée, je suis... libellule. En sortant de l’eau, je prolonge ce bonheur, les poils hérissés, fuyant la foule, je me réfugie dans une bulle d’apesanteur, en moi. 
DEFI 130: MON POLE A MOI
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de mansfield
  • : instants de grâce, parcours chahutés, affirmation de soi. J'aime saisir ces moments dans la vie qui font vibrer et se sentir vivant.
  • Contact

Rechercher

Liens