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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 08:00
DEFI 124: NAVIRE EN CREMAILLERE
Défi 124 chez Domi pour les Croqueurs de mots: crémaillère en poésie.
Il nous convie pour une croisière
Et par temps calme blanchit les flots
La pendaison de crémaillère
Se déroulera au fil de l’eau
 
Il nous embarque  dans l’azur
Et les nuages effilochés
Il retiendra  nos aventures
Dedans ses voiles entremêlées
 
Il ne risque pas la tempête
Nous avons à le baptiser
Et à claironner à tue-tête
Les vers qui font  sa renommée
 
Il longe des contrées exotiques
Et ose braver l’inconnu
Sur des rivages oniriques
Aborderont nos âmes nues
 
De la brillance et de l’éclat 
Tous nos défis et nos bons mots,
De la fulgurance, de la joie
Se répandront comme un écho
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 08:00
DEFI 124: CREMAILLERE
Pour ce 124ème défi Domi reprend la barre des Croqueurs de Mots et pend la Crémaillère.
 
J’ai prévu pour la crémaillère de pousser les meubles contre les panneaux de bois, libérer l’espace au centre, que chacun porte ce qui lui chante. Fethiok m’a prêté un plateau en cuivre placé sur des tréteaux qui lui vient des Aurès. Henri dépose une caisse de Bordeaux à même le sol et me demande si ça suffira. Je lui réponds que nous passerons commande sur son blog si nous venons à manquer. Liza débarque du Pirée avec une drôle de fille en jean rencontrée à Egine. Sa Feta est incomparable, quant à ses brochettes n’en parlons pas ! Tiens Jill a amené des fruits et des légumes succulents même s’ils ont de drôles de gueules. Maous m’a fait livrer des bretzels depuis l’Autriche et Mireille, la québécoise, dont je n’ai pas de nouvelle depuis un moment a pensé au sirop d’érable. Carole m’a envoyé des photos insolites de Nantes, sa ville, et Catheau va nous faire part de ses goûts culturels. Edwige amène le café et les croissants, Flipperine annonce un cœur gros comme ça. Gégouska sort Hugo des placards. Nina me livre une bouffée d’air pur emplie du cri des mouettes depuis Agde, quant à Catiechris, c’est de son boudoir rouennais qu’elle nous rejoint en visioconférence. Enriqueta vient faire un petit tour avant les vacances scolaires et Nounedeb oublie ses humeurs en notre compagnie. Pour une fois Martine voyage en vrai et Alice se détourne un peu des fleurs de colza pour nous rejoindre. Fanfan a une nouvelle coupe grâce à Isidor: nous pourrons l’admirer. Vincent a roulé toute la nuit depuis Toulouse, Suzâme et Cathy déclament de merveilleux poèmes. Writings a promis de me raconter de magnifiques jardins, Jeanne rédigera un petit texte en l’honneur de ce jour mémorable, Tricôtine, verse une larme. Je n’oublie pas les dames en bleu, celle du Soir et celle que les Ecureuils fascine, ni ABC dont les trois lettres cachent une âme d’artiste , ni Pascal notre commentateur mystérieux….. Ni toi Femme libre et fière de l’être.
Bien sûr que j’en oublie, bien sûr qu’ils ou elles m’en voudront un peu, beaucoup… maisj’en doute car je convie tous ceux que la curiosité mèneront vers ton navire, Domi !

 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 10:57
EN PAUSE
 
JE PASSERAI VOUS VISITER JE M'ACCORDE UNE PAUSE CONTEMPLATIVE SUR LE PONT
 
A BIENTOT
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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 08:00
Erection de l'Obélisque de Louxor,25 octobre 1836, détails, aquarelle. Cayrac, 1837.

Erection de l'Obélisque de Louxor,25 octobre 1836, détails, aquarelle. Cayrac, 1837.

 
123ème jeudi en poésie chez jill-bill pour les Croqueurs de mots : sujet libre pour moi.
 
Offerte en récompense, elle fait un long voyage
Destinée à la France et malgré son grand âge
Elle doit  s’encombrer d’un immense coffrage
Telle une momie figée dedans son sarcophage
 
Fissurée à la base, fragile et basculée
Elle est sur un glissoir jusqu’au « Luxor »  halée
Amarrée au navire à l’avant découpé
Elle suit le cours du Nil, par le courant portée
 
Des marins égyptiens  sont engagés pour elle
Et la dysenterie leur fait un sort cruel
Le « Luxor »   alourdi par sa Noble Demoiselle
Se cale sur les vents comme sur autant d’ailes
 
Arrive sans encombre jusqu’à Alexandrie
Remorqué par le « Sphinx », son destin accomplit
De l’Egypte à Toulon,  l’Atlantique  rallie
Et de  Rouen par la Seine remonte vers Paris
 
La belle débarquée est prise dans les cordes
Les parisiens enjoués envahissent la Concorde
On lève le monolithe, et des boulons se tordent
Dire que son emplacement fut source de discorde !
 
Clin d’œil à l’exposition : Le voyage de l’Obélisque Louxor/Paris (1829-1936),  qui se tient au musée de la Marine à Paris
 
 
 
 
 
 

 

 

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 08:00
UNE AUBAINE
123ème Défi pour  les Croqueurs de mots, chez jill-bill : dans la peau d’un agent immobilier  chargé de la vente du bien ci-dessus.
 
Comment c’est un taudis ! On voit bien que vous n’avez pas l’œil du poète. Allez, il faut vous dérider un peu, laissez tomber cet air coincé, goûtez moi cette cigarette ! Et  j’ai des comprimés à base de codéine, je connais une pharmacienne conciliante qui me fournit, vous verrez ça désinhibe. Ah, voilà qui fait plaisir, vous esquissez un sourire !
Alors, je commence, nous avons un manoir 19ème, construit dans le style manoir hanté, c’est-à-dire de manière à le rendre subtilement inquiétant. Si vous observez la toiture, les tuiles sont de bonne facture, il y a bien quelques accrocs ici et là mais dans l’ensemble… C’est important la toiture, c’est tout prêt d’elle que logent les fantômes, hi.. hi.. Excusez-moi, ça n’est pas ce que je voulais dire. Enfin vous voyez bien le second toit dans le toit, la tour, l’étrange cheminée sur le côté contribuent à créer le mystère et donnent un cachet US, vous savez la Nouvelle Angleterre, les sorcières de Salem… c’est sympa non, cette ambiance presbytérienne dans la France profonde. Et  au moment d’Halloween, vous aurez un succès !
Bon, voyons les autres côtés positifs : de larges fenêtres partout, la lumière qui entre à grands flots ! Bon pas toutes droites les fenêtres et pas toutes en bon état… Mais c’est rien du tout enfin ! Vous monsieur vous êtes un grand costaud, ça ne vous fait pas peur, dites-moi, un peu d'enduit, quelques carreaux et hop  ! Quand à vous madame, imaginez l'escalier monumental, un pu branlant mais bon, les hautes colonnes, la hauteur sous plafond, trois à quatre mètres.  J'ai dit ça? oubliez... Des pièces gigantesques, des trappes mystérieuses, un lit à baldaquin, le rêve! Et  le portrait de Dorian Gray sur un mur dans le hall, le miroir de la Belle-mère de Cendrillon, la chaise à bascule de Norman Bates, un mort dans la bibliothèque... Je m'égare un peu, non?
Vous allez me dire, les murs, les briques, là je reconnais, ya du boulot ! Mais je vous présenterai  quelqu’un  qui peut ravaler le tout pour un prix d’ami. Et il défrichera le terrain en plus, parce que la mauvaise herbe est plutôt coriace ici. Voyons, ça marche, mon petit pétard, vous voyez plus clair ? Plus droit ? Plus… net ?
J’avais raison n’est-ce pas, pour le prix qu’on vous offre, on ne peut rêver mieux!
 

 

 

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 08:00
Le 8 novembre 1942, les armées US et anglaise débarquèrent en Afrique du Nord, à Casablanca et Oran notamment, afin de préparer le débarquement de 44 en Normandie. C'était l'opération ",Torch".

Le 8 novembre 1942, les armées US et anglaise débarquèrent en Afrique du Nord, à Casablanca et Oran notamment, afin de préparer le débarquement de 44 en Normandie. C'était l'opération ",Torch".

C’est Jill Bill qui pilote ce 123ème jeudi en poésie pour les Croqueurs de mots : sujet libre pour moi (Hommage à Robert Bonneton)
 
C’était un ami de mon père
Trop jeune pour mourir à la guerre
Quand l’Armée US débarqua
Sur les plages de Casablanca
 
Depuis déjà plusieurs semaines
On en avait la bouche pleine
Il avait décidé d’en être
Ne pas attendre à la fenêtre
 
Conscient de vivre une page d’histoire
Qui aiguillonnerait sa mémoire
 Il aimait traîner au dehors
Dans sa poitrine ça cognait fort
 
Et, fasciné,  sur la jetée
Il allait souvent se poster
Obnubilé par l’or du phare
Par ses faisceaux  dans la nuit noire
 
Il frissonnait, s’impatientait
Vers l’horizon les yeux plaqués
Scrutait le ballet des étoiles
Rêvait parfois d’une grand’ voile
 
Jusqu’au soir où il avisa
Un scintillement bien trop bas
Pour s’être étourdiment coupé
Du tourbillon d’argent lacté
 
Une lueur, puis deux, puis trois
Et à cent, son cœur explosa
Il détala, les joues en feux
Hurlant, beuglant : « là, ce sont eux ! »

 

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 10:00
LEZARDER ENTRE OMBRE ET LUMIERE

 

Je me dis qu’il serait bien agréable parfois de me reposer  sur un banc, la tête au soleil protégée par un chapeau de paille. Je laisserais le vent malmener ma tunique rutilante et soulever le crin de ma chevelure. J’étirerais mes pieds nus dans mes tongs. J’attendrais que la journée s’écoule molle et prévisible, uniquement lestée de lumière et d’obscurité passant sur moi comme l’ombre d’un parasol. Je ne penserais à rien, pas même que l’insolation me guette. Les champs fraîchement tondus indiqueraient qu’août touche à sa fin. L’air serait moins lourd et  plus frais que ces derniers jours. Un lézard poursuivrait sa course folle sur le muret derrière moi en se faufilant sous mes épaules. Le chatouillis d’un papillon butinant mon corsage me troublerait délicieusement. Serais-je donc animée, vivante ?

Et je retomberais en léthargie jusqu’à l’automne, jusqu’à ce que mon costume flétrisse et tombe, laissant ma carcasse de fer rouiller sous le gel et la pluie.

 

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 08:00
DEFI 122: LA REGLE DU JEU
 

Poésie pour le défi 122 chez les Croqueurs de mots : sujet libre

 

A un mois du grand jour nous hissons les couleurs

C’est à nous que revient ce fantastique honneur

Les reflets de nos parures étincelantes

Ont séduit une foule enthousiaste, rugissante

 

La ferveur d’un pays, son hymne et son drapeau

Le Brésil affiché en nuances sur le dos

Nous attendons que juin se prépare et décolle

Pour déployer nos ailes et prendre notre envol

 

Il y aura c’est promis bataille et concurrence

Des oiseaux décidés à mettre de l’ambiance

Mais ceux-là ne saurons que courir ou marcher

A l’aide d’un ballon virevoltant à leurs pieds

 

Nous sèmerons hourras, bravos, feux artifices

Mettrons les cœurs en joie peu avant le solstice

Donnerons coups de bec, imposés en un lieu

Où goals et échecs sont la règle du jeu

Poésie pour le défi 122 chez les Croqueurs de mots : sujet libre

 

A un mois du grand jour nous hissons les couleurs

C’est à nous que revient ce fantastique honneur

Les reflets de nos lames pures,  étincelantes

Ont séduit une foule enthousiaste, rugissante

 

La ferveur d’un pays, son hymne et son drapeau

Le Brésil affiché en nuances sur le dos

Nous attendons que juin se prépare et décolle

Pour déployer nos ailes et prendre notre envol

 

Il y aura c’est promis bataille et concurrence

Des oiseaux décidés à mettre de l’ambiance

Mais ceux-là ne saurons que courir ou marcher

A l’aide d’un ballon virevoltant à leurs pieds

 

Nous sèmerons hourras, bravos, feux artifices

Mettrons les cœurs en joie peu avant le solstice

Donnerons coups de bec, imposés en un lieu

Où goals et échecs sont la règle du jeu

Poésie pour le défi 122 chez les Croqueurs de mots : sujet libre

 

A un mois du grand jour nous hissons les couleurs

C’est à nous que revient ce fantastique honneur

Les reflets de nos lames pures,  étincelantes

Ont séduit une foule enthousiaste, rugissante

 

La ferveur d’un pays, son hymne et son drapeau

Le Brésil affiché en nuances sur le dos

Nous attendons que juin se prépare et décolle

Pour déployer nos ailes et prendre notre envol

 

Il y aura c’est promis bataille et concurrence

Des oiseaux décidés à mettre de l’ambiance

Mais ceux-là ne saurons que courir ou marcher

A l’aide d’un ballon virevoltant à leurs pieds

 

Nous sèmerons hourras, bravos, feux artifices

Mettrons les cœurs en joie peu avant le solstice

Donnerons coups de bec, imposés en un lieu

Où goals et échecs sont la règle du jeu

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 08:00
DEFI 122: JEUX DE MOTS LAIDSDEFI 122: JEUX DE MOTS LAIDSDEFI 122: JEUX DE MOTS LAIDS
Défi 122 : Cétotomatix pour les Croqueurs de mots : jeux de mots laids et autres proverbes
 
En petits filous
Comme ils se chamaillent
Et foncent partout
Où que la canne aille !
 
Vous rugissez et je me borne
A vous faire entendre raison
 Alors mes six lances se heurtent
A un mur d’incompréhension
 
C’est une gamme de bijoux
Comblant toutes les natures
Car il est vrai, entre nous
Que l’argent brille et l’or dure
 
 
 
 

 

 

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 08:00
ROSES DE PRINTEMPS

 

Si elles choisissent le printemps

Et s’épanouissent en peu de temps

C’est qu’elles préfèrent la fraîcheur,

Le  vent léger, la douce torpeur

 Des jours timides, des ciels humides

La rosée qui  déplie les rides,

Aux lueurs vives de l’été

Aux  heures longues empoussiérées

Dans la lumière nue elles dansent

Vertige, éclat et  transparence

Retroussent leurs jupons volants

Frêles  demoiselles de French cancan

Voyez les chats qu’elles ensorcèlent

Tels Paradis artificiels 

Car la caresse de leurs pétales

Enivre et retient en vassal

Comme doigt souple, long et fin

Le plus rebelle des félins

 

 

 

 

 

 

 

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