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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 08:00
DEFI 132: SI JE POUVAIS...
Défi 132 chez dimdamdom59 pour les Croqueurs de mots : raconter à sa manière une expression courante de la langue française. Désolée, je n’en explique pas vraiment l’origine !
 
Si je pouvais tromper le temps
Freiner le cours de mes journées
Si l’amour était innocent
Rendait au monde sa pureté
 
Je me satisferais de nous
Et de nos souffles emmêlés
Formulant tous ces projets fous
Pris dans l’élan de nos baisers
 
Si je m’exerçais à cueillir
Les bonheurs calmes de l’existence
Les mots que j’aimerais te dire
Sont douceur, tendresse et patience
 
Si j’écoutais ses battements
Je saurais bien pourquoi mon cœur
Subit tant de tiraillements
CHERCHE MIDI A QUATORZE HEURES
 

 

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 08:00
A LA FRANCAISE
A Castres devant le Musée Goya, les jardins à la française sont une tapisserie de verdure. La nature se plie aux caprices de l’homme, s’enroule et s’entortille, se met en boule, trace des lignes et des volutes, forme des angles, suit des allées. Elle se fait dessin, tableau, broderie, canevas. Domestiquée, elle se laisse admirer, comme un mannequin habillé couture et aux dimensions parfaites suscite des murmures enchantés lors d’un défilé. Car chacun occulte travail, discipline et torture, ces vilains mots cachés derrière un long parcours au résultant bluffant. Et puis, quelle approche, quel hommage,  cette peinture végétale au taille-haies  et au ciseau  juste avant de découvrir l’autre, à la gouache et au pinceau !
 
Et de près, lorsqu’on se promène dans ce parterre de buis, on le voit qui ondule au soleil lui empruntant l’éclat de ses rayons et battant des cils quand ils se font aveuglants. Bridée, la nature ? Je la crois faussement docile et toujours résolue à surprendre, courtiser, séduire l’humain qui ne demande qu’à succomber.
 
A LA FRANCAISE
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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 08:00
DEFI 131: COMPARTIMENT CHANCE
Cette quinzaine chez  Quai des rimes pour les Croqueurs de mots de mots, le défi 131 est : chance
Et si c’était ça la chance. Un compartiment pour deux, toi et moi, levés aux aurores et bercés par le train qui nous mène ailleurs, où le plus beau reste à venir. Le jour se découvre à peine et baille, son haleine chaude se dépose sur les vitres du compartiment. Tout paraît cotonneux dehors.  Tout semble luxueux et confortable à l’intérieur, des fauteuils larges, hauts, rembourrés, une lourde nappe blanche en coton, une lampe de table  style années vingt. Le café fume dans les tasses et on attend la brioche chaude et dorée. Derrière nous un joyeux brouhaha, une ambiance conviviale, chacun sait que la chance c’est aujourd’hui, quad on croit au bonheur, qu’on est dans une dynamique, qu’on avance vers demain en oubliant les erreurs, les échecs, le passé.
Et puisqu’il faut la forcer, la tenter, la brusquer, entamons une réussite, étalons les cartes, écoutons notre cœur. Soyons les rois de l’avenir et non ses valets, écartons tasses, cafetière,  et théière et passons le temps. Poussons-le, toi et moi, vers un soleil éclatant, un avenir florissant, pourvu qu’on y travaille avec la tête.
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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 08:00
DEFI 131: SYMBOLE

Defi 131 lancé par Quai des rimes pour les Croqueurs de mots, thème: la chance

 

Ce fut spontané, enthousiaste et bon enfant

Coloré, bruyant, et parfois  assourdissant

Trajet symbolique, des Invalides au Sénat

Parcours  touristique, ils n’étaient pas là pour ça

 

Il y eut des éclats de rires et des poings levés,

Et des ola bien gérées comme à la télé

Des CRS amusés sur des rangs serrés

Inutiles et alignés tels des comprimés

 

Ils avaient customisé leurs blouses, leurs motos

Et pensé à distribuer des tracts aux autos

Porté croix et banderoles pour cette journée folle

Professionnels de santé conscients de leur rôle

 

Ils avaient bien escompté en croisant les doigts

Qu’un soleil chaud, bienfaisant, pointerait son minois

Or la chance leur offrit bien plus qu'une obole

Son haleine caressant le dos, les épaules

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 08:00
PHARMACIENS EN GREVE: J'AI UN UN GROS DERRIERE
Par solidarité avec mes confrères et pour préserver le rôle du pharmacien, je fermerai mon officine le mardi 30 septembre.
Mon métier consiste principalement à délivrer des ordonnances prescrites par des médecins, à m’assurer de la compréhension des posologies et de leur observance. Bien sûr, je ne sais pas ce qui se passe au domicile du patient, je me fie à lui, de même que lui me fait confiance.
Car ce métier est basé sur la confiance et l’échange. Il n’est pas seulement question de vendre et de faire du chiffre. Lorsque les clients entrent pour un conseil, ils attendent un soulagement ou une guérison. Alors ils se dévoilent, un peu, beaucoup, ils ne veulent pas se tromper. Ainsi hier, l’un deux m’a réclamé un tube de Pévaryl crème. Si devant son hésitation, je n’avais pas insisté, c’est pour quoi faire ?, je n’aurais pas compris qu’il souhaitait soigner des hémorroïdes avec une crème pour les mycoses. Il s’agit ici d’une erreur d’indication mais il existe aussi les contre-indications, les surdosages, les oublis.
Je ne compte pas sur la grande distribution pour signaler, guider dans les achats, attirer l’attention de la patientèle. Je ne compte pas sur internet pour prévenir les contrefaçons. Je ne crois pas que des capitaux extérieurs investis dans les pharmacies par des non pharmaciens, soit une bonne chose. Car l’intérêt du patient primera-t-il dans ces conditions ?
Je tiens à notre mode de fonctionnement à la française même s’il a évolué et évoluera encore, depuis trente ans que j’exerce ce métier. J’appartiens aujourd’hui à une coopérative de pharmaciens car il faut savoir se grouper pour résister. Je travaille avec un petit laboratoire de génériques français dont le PDG est un ancien camarade de promotion, j’ai notre modèle français à cœur, je le répète.
Je finirai par cette aventure qui m’est arrivée cet été dans un supermarché alors que je visitais le Québec, dans la région de la Mauricie. En discutant avec la pharmacienne, je lui indiquais que la plupart des médicaments en libre-service dans ses rayons, se trouvaient derrière le comptoir chez nous. Elle me répondit du tac au tac, sans réaliser le double sens de ses propos :
- On prend pas d’chance de laisser les gens choisir chez vous, vous avez un gros derrière alors !
Eh bien oui, j’ai un gros derrière et j’assume. C’est pourquoi, je défilerai, mardi !

 

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 08:00
Défi 130 lancé par Lenaig ce jeudi, poésie pour les Croqueurs de mots : Horizon
 
Automne en pâmoison
Etale son jupon
Les plis de son manteau
Chatoient sous le préau
 
C’est une enfant  avide
Qu’aucun   sermon ne  bride
Elle porte les couleurs
Des bambins chahuteurs
 
Les ors de son costume
S’imposent dans la brume
Elle avance à grands pas
Ses épaules flamboient
 
Elle joue à la marelle
Et le vent qui s’en mêle
Soulève ses chaussons
De feuilles en tourbillons
 
C’est la récréation
Douceur, jubilation
Mais  l’hiver punition
Se glisse à l’horizon
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 08:00
Pour le défi 130 lancé par Lenaig pour les Croqueurs de mots : évasion
J’ai beau habiter au zoo et être l’attraction principale chaque jour au moment du repas, j’ai beau m’exécuter devant un parterre de curieux ne songeant qu’à flasher mon plongeon dans l’eau glacée, j’ai beau rejouer la grâce et m’emparer agilement du poisson que l’on me jette, il existe un instant que personne ne peut me voler. Un moment où je m’évade, où j’oublie que je ne vis pas sur ce pôle dont on me parle tant et où ma carcasse se fait légère.
C’est qu’une fois dans l’eau, je suis dans une matrice protectrice et j’évolue  sans entendre les crépitements des appareils photos ou les cris des enfants, les applaudissements de la foule. Je m’évade dans un monde où tout est léger, rien ne blesse, mes larges pattes s’ébattent et n’ont pas de prise. Je danse, je vole, je virevolte, je fonce, je suis fusée, je suis... libellule. En sortant de l’eau, je prolonge ce bonheur, les poils hérissés, fuyant la foule, je me réfugie dans une bulle d’apesanteur, en moi. 
DEFI 130: MON POLE A MOI
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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 08:00
DEFI 130: COCON
Pour répondre au défi 130 lancé par Lenaïg pour les Croqueurs de mots : herbe et béton.
 
Une île, un pavillon, vivre dans un cocon
S’entourer d’air et d’eau, libre comme les oiseaux
Un arbre à l’horizon, bien rare est le gazon
Une vie en autarcie, le bonheur a un prix
 
Résidence d’été pour vacanciers aisés,
Au soleil retirée, loin des cités polluées,
Flottant entre deux rives sans craindre la dérive
Alanguie et cuivrée, oisive et mordorée
 
Sur le lac déposée, elle semble naviguer
Loin des rues goudronnées et sans voiture au pied
Des visites fréquentes nuisent à cette indolente
Un bateau amarré s’étiole sur un quai
 
Elle aime à le secouer, entendre l’eau clapoter
Contre sa coque dure, ce doux bruit la rassure
C’est un peu le garant d’un lien au continent
Grand terrain des passions, de l’herbe et du béton
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 08:00
INSTANT DE GRACE

Elle ramait, suait, avait les bras, le bas du pantalon et les jambes trempés, ne sentait plus ses fesses sur le bois du canot. L’air était doux maintenant, elle frissonnait en embarquant mais elle venait d’ôter son pardessus afin d’offrir ses épaules à la morsure du soleil. Elle était ravie par le spectacle qu’offrait l’eau plissée du lac, aux reflets tantôt bleus, tantôt gris, couverte de brumes de chaleur par endroits et qu’un soleil matinal parait de lucioles tout en projetant un écran d’or et de poussière sur les pins le long des rives. Au loin les cimes des conifères s’ennuageaient. C’était la fin de l’été, elle profitait des derniers jours de vacances et se vidait l’esprit avant d’affronter l’avenir. Parce qu’il serait gris, opaque et non floconneux comme le ciel ce matin-là, parce qu’il rimerait avec fureur et bruit. Et au milieu du lac, la nature silencieuse ménageait un cocon protecteur au sein duquel elle puisait des forces.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 08:00

Pour répondre au défi 129 lancé par Enriqueta pour les Croqueurs de mots: citer un poème appris dans l'enfance ou dans l'adolescence et que l'on peut réciter par coeur aujourd'hui encore.

 

ROSEMONDE

Longtemps au pied du perron de
La maison où entra la dame
Que j'avais suivie pendant deux
Bonnes heures à Amsterdam
Mes doigts jetèrent des baisers

Mais le canal était désert
Le quai aussi et nul ne vit
Comment mes baisers retrouvèrent
Celle à qui j'ai donné ma vie
Un jour pendant plus de deux heures

Je la surnommai Rosemonde
Voulant pouvoir me rappeler
Sa bouche fleurie en Hollande
Puis lentement je m'en allai
Pour quêter la Rose du Monde

Guillaume Apollinaire, Alcools

 

J'ai choisi ce poème car ce fut mon sujet du baccalauréa en 1976,  j'avais obtenu la note de 14 alors que j'avais plafonné toute l'année à 7. La perception de l'amour avec la légèreté des premiers émois,  pas de blessure, pas de conséquence, m'avait réellement inspirée.  Un état de grâce là aussi!

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