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17 février 2020 1 17 /02 /février /2020 08:00
Berthe Morisot, Roses trémières, 1884

Berthe Morisot, Roses trémières, 1884

À trois ans, elle savait lire et écrire, à cinq, elle n'était plus scolarisable parmi les enfants de son âge mais sa mère a insisté. Tant pis, elle s'ennuiera, elle sautera des classes mais demeurera au sein de l'enseignement classique. Peut-être qu'on se moquera ou appréciera sa gentillesse, sa modestie. À seize ans, le BAC en poche, elle intègre une classe prépa. À dix-huit, une école d'ingénieurs. À dix-neuf, devenue salariée de l'éducation nationale, elle enseigne la physique à ses camarades de classe tandis que ses professeurs l'admettent en quatrième année, sans passer par la seconde ni la troisième. Enfin bref, elle est exceptionnelle ! 

Aujourd'hui cependant, sa vie est simple, banale, comme celle d'autres ingénieurs moins doués pour les études.

Lui aussi est précoce cette année, atteint les dix-huit degrés, fleurit jonquilles et cerisiers dès février, tombe pulls et bonnets. Se fiche des tempêtes et du vent, de la pluie et des nuages, bourgeonne comme un adolescent, et nous fait douter que mai sera le mois du muguet. Pourtant comme tous les ans, il s'étalera de mars à juin, c'est écrit sur le calendrier.  Il s'adaptera en société, aura des sautes d'humeur, et ne pourra échapper au rythme des saisons.

 

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10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 08:00
ON FINIT TOUJOURS....

.... Par s'habituer. Après avoir râlé pendant plus d'un mois parce que les grèves, le temps perdu, les heures interminables, les voyageurs infernaux, les bousculades, les arrêts prolongés entre les stations, les wagons ultra chargés, les marches sous la pluie, les trajets à rallonge, les retours à 22 ou 23 heures, l'obligation d'annuler des week-ends, des voyages, des spectacles, des sorties entre amis, eh bien, je m'étais organisée. 

Alors aujourd'hui, tout fonctionne, tout va bien, j'ai repris mes automatismes de parisienne pressée qui n'a pas le temps. Et quelque part, le désordre, les spéculations sur comment sera demain, vont-ils s'entre-tuer dans les wagons, RER ou RATP quelles lignes fonctionneront? me manquent. 

Prochaines grèves, prochains ras-le-bol. Entre temps, en ville, on aura oublié. En fait,  de ma fenêtre, c'est le calme des campagnes, des bourgs, des petits patelins qui me fait envie. Immuable, il se fout de l'agitation des cités.

 

 

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3 février 2020 1 03 /02 /février /2020 08:00
MY FAVORITE THINGS

Si chacun faisait la liste de ses bonheurs quotidiens plutôt que de laisser l'actualité lui bousiller le moral, on apprécierait la vie davantage.

Le tout premier pour moi, c'est la lumière du matin. Timide en ce moment, ne sachant si le printemps est déjà là ou si l'hiver s'incruste encore, elle est pâle, presque blanche quand elle perce les nuages. Ensuite, viennent les caresses à mes chats et le partage du petit déjeuner. Indispensable pour éviter les miaou persistants. Le café à dix heures, pour l'odeur autant que pour l'arôme.  Une ou deux heures d'écriture quand je ne travaille pas. Sinon, la vie passe vite, sans qu'on la déguste, derrière un comptoir.

Paradoxalement j'aime rentrer fourbue, tard le soir, à 22h parfois. Dîner, télé, dodo. Nuit paisible. 

Des bonheurs il y en a d'autres, les coups de fil des enfants, les week-ends en couple hors de Paris, le manger bien, les tartines de pain beurré, les mille-feuilles... Mais je ne vais pas les énumérer tous.

Je me contenterai d'une chanson du film la "Mélodie du bonheur", qui a bercé mon enfance: "Mes joies quotidiennes". Il me suffit de la siffloter et TOUT ALORS VA.... TRES BIEN!

 

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30 janvier 2020 4 30 /01 /janvier /2020 22:47
MERCI MARTINE

Je tenais à remercier Martine qui sur son  blog "QUAI DES RIMES" partage aussi son ressenti quant à mon livre: "Emi, Lucette et la coiffeuse". Comme Cendrine, la vie ne l'a pas épargnée et pourtant, elle garde de la curiosité, de la fraîcheur,  de l'humour, et une bonne dose d'optimisme. Dans la vie chaque minute compte et elle sait nous le rappeler par ses textes inspirés ou ses billets d'humeur.

Merci à toi Martine. 

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27 janvier 2020 1 27 /01 /janvier /2020 08:00
NE CEDEZ PAS....

... À la panique. À la pharmacie en ce moment on nous en demande toutes les deux minutes. Quand on ne réclame ou ne supplie pas. On veut les plus couvrants, les plus performants, les FFP2. Parce qu'en Chine, vous comprenez, il y a ma femme, mes petits enfants, ma mère. Ou encore ma fille est en chimio, elle est fragile. Ou, avec tous ces étrangers qui circulent, je n'ai pas confiance. En Chine, ils ont  supprimé les défilés du nouvel an à cause du virus, ici ils ne sont pas capables d'en faire autant. J'ai peur madame, j'ai peur.

Rassurer, expliquer la pénurie, les commandes en attente. Certains veulent réserver, payer par avance, insistent. Il faut calmer le jeu. Le virus est en France mais il est isolé.  Le degré de contagiosité? Un possible traitement? Les questions sont  sans réponse et installent la panique.

La peur contamine, elle déstabilise. Les media, l'entourage, les réseaux sociaux, qui en temps ordinaire sont de formidables communicants peuvent devenir pernicieux, redoutables. Tâchons de faire abstraction, de "raison garder", de vivre tout simplement.

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20 janvier 2020 1 20 /01 /janvier /2020 08:00
DES ROIS

Janvier est le mois de la galette et je me suis aperçue que même si c'est toujours un moment convivial, pour certains c'est très sérieux. On la partage en famille restreinte, parents, enfants, ou élargie aux grands parents, cousins, oncles ou tantes. On se régale au bureau ou avec des amis. On en mange au moins une avant la chandeleur. 

On la coupe, on distribue, on sabre le champagne, on ouvre une bouteille de cidre.  La fève, la couronne, c'est anecdotique. Parfois même, on ne la sort pas du sac en papier, cette fameuse couronne on l'oublie. Pour d'autres, c'est sacré. La couronne doit être attribuée, il faut choisir son roi, sa reine, collectionner les fèves. On pose la galette sur la table, on la coupe, à trois, on y va. Chacun sa part, en  même temps. Ou alors le plus jeune se cache sous la table et désigne qui aura telle ou telle part.  Une fois que c'est fait, quand chacun déguste, on s'épie. Et le gagnant brandit l'objet, choisit son partenaire, on applaudit. 

Pour les enfants, c'est joyeux, c'est ludique.

Mais quand il s'agit d'adultes, que ça rouspète, que ça boude, que ça calcule pour attribuer le trophée au "vainqueur", je suis toujours surprise. Parce que j'ai déjà eu l'occasion de le vivre. Et souvent les mauvais perdants le sont aux jeux de société aussi. Les râleurs, les rouscailleurs, sont plus fréquents qu'on ne croit.

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14 janvier 2020 2 14 /01 /janvier /2020 22:13
MERCI A CENDRINE

Je place ici un lien vers le blog de Cendrine "Ma plume fée", dont l'article sur mon livre "Emi, Lucette et la coiffeuse" me flatte et me fait chaud au coeur. 

Je tiens aussi à évoquer la grande qualité de ses articles historiques et parisiens, très documentés, illustrés et pétillants. Je vous invite à la découvrir et à l'aimer autant que moi qui admire son enthousiasme et sa persévérance, quelles que soient les épreuves que la vie lui inflige.

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13 janvier 2020 1 13 /01 /janvier /2020 08:00
LA SOUPE A LA TORTUE

C'est interdit depuis bien longtemps et pourtant j'ai le sentiment qu'on nous en ressert à tous les repas. À moins que nous soyons devenues des tortues, molles dans la précipitation. Plus enclines à nous régaler de salades qu'à agir.  Hier, au centre commercial de la Défense, il y avait foule. Grève de trains, de métro, de tram, mais foule. Il faut dire que les grèves paralysent surtout la région parisienne d'où mon étonnement. Le monde était aux terrasses de la malbouffe salée, sucrée, fruitée. Dans les magasins affichant les soldes avec ostentation, c'était moyen, pépère, gentil. Ça se déplaçait lentement, ça regardait à droite, à gauche, tendait le cou. Comme les tortues, pour un câlin. 

2020 ne démarre pas en fanfare, L'Australie s'embrase, l'Iran débloque, Trump aboie et, à défaut de caravane, le carrosse royal britannique passe, bancal, sur le point de s'affaisser.

J'ai envie de faire comme une tortue au soleil. Rentrer la tête, les pattes, et me chauffer la carapace.

 

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6 janvier 2020 1 06 /01 /janvier /2020 08:00
DE TRAVERS

J'ai choisi cette photo parce qu'après toutes ces festivités et avec les grèves, nous avons tous un peu la tête de travers. Je n'ai pas trouvé un moment pour visiter vos blogs ces jours-ci et je le regrette. Mais je sais qu'ils fonctionnent, et qu'écrire au fil des jours et du temps qui passe vous est aussi indispensable qu'à moi. Que vous le faites tout autant pour vous que pour d'autres. Alors continuez à écrire, à exprimer vos joies, vos peines, à raconter, à vous raconter,  car nous avons toujours un moment, les uns pour les autres.

2020 me verra baguenauder de blogs en blogs, comme avant, parce que nos échanges nous enrichissent. Merci à vous et à très bien bientôt.

 

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30 décembre 2019 1 30 /12 /décembre /2019 08:00
ENTRE DEUX

Comme pour le Cantal tout est question d'affinage.  De fermeté. Fermeté des résolutions, ah non, pour moi fini, le 31 sera sobre. Je n'en peux plus des plats raffinés et gras, des vins, des pâtisseries. Je m'y tiens, bouillon de légumes et eau plate. Oui, peut-être. Question de couleur, de température, d'hydrométrie. Blancheur et froidure sous la neige, ciel bleu et chaleur exotique, pour les déracinés, en vacances. Grisaille et fraîcheur du quotidien pour les autres.  

Ce temps coincé par Noël et le jour de l'an est à déguster comme un bon fromage. Il faut en apprécier la texture, les saveurs. Et cela même si des grèves en altèrent la qualité. Il consiste en une durée déterminée de 8 jours. Il peut donc se vanter de bénéficier d'une appellation d'origine contrôlée.

Chacun s'exprime, tout est question de goût. Les papilles, le fondant sous la langue, l'entre-deux. Le rouquin de la photo s'y connaît, croyez-moi. Délectez-vous de cette période suspendue, aussi délicieuse qu'un plat de chef étoilé. Elle porte en elle l'incertitude, les interrogations concernant le futur, les frissons que procure l'avancée vers l'inconnu. Et puis, pour une fois qu'on est assuré d'avoir 20 sur 20, on ne risque pas grand-chose.

BONNE ANNEE 2020 A TOUS!

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