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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 08:00

Défi 95 chez Lénaïg: tout ce qui est grand est étonnant

 

statues.jpg

 

Se tournant vers la mer, ne songeant qu’à l’action

Ils cherchent du regard la terre de leurs ancêtres

Et s’ils courbent l’échine, ce n’est pas soumission

Mais repli salutaire, juste avant de renaître

 

Comme l’hiver s’enfuit chassé par des vents doux

Dans ces pays d’Europe d’où viennent les tortionnaires

Eux sous les alizées, rêvent de ce moment fou

Qui les consacrera, hommes, libres et volontaires

 

Ils ont le cœur usé et le corps décharné

Ils ont les mots brûlés et la voix éraillée

Ils ont des chants, des pleurs et des cris étranglés

Ils ont dedans leurs chaînes une douleur tatouée

 

Ils sont ainsi dressés, alignés et immenses

Ils ont la dignité des âmes en souffrance

Ont subi exactions et tortures et outrances

Aujourd'hui assemblés et calmes en apparence

 

D’un naufrage meurtrier, symbolisent la blessure

A l’Afrique arrachés, au golfe de la Guinée

Anonymes de la traite, eurent vie de meurtrissures

Triangle reconstitué d’un commerce négrier

 

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Les statues de l'Anse Caffard édifiées à l'initiative de la ville du Diamant en Martinique 

 

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 08:00

Dans son défi  95 Lénaïg nous propose :

 

 Un texte-sandwich ! Encadrons-nous de deux citations extraites d'un roman pour imaginer une histoire entre les deux !

Commençons notre page par ceci : "[...] La nuit avait des yeux, le vent de longues oreilles et nul jamais ne se rassasiait d'autrui." Et terminons-la par cela :"[...] - Tout dépend du vent, il y en a qui vous font tomber, et d'autres qui raffermissent vos attaches et vous fortifient." Je préciserai à la fin de la semaine le titre et l'auteur du roman.

 

valse

 

La nuit avait des yeux, le vent de longues oreilles et nul ne se rassasiait d’autrui. Elle ne pouvait que tomber amoureuse. Lancé dans la foule comme un tronc mort balloté par les flots, lui dérivait. Détaché,  il faisait mine d’ignorer le groupe, en sirotant un punch, les yeux baissés. C’était de la stratégie, elle avait déjà croisé de ces tombeurs. La première fois, le type l’avait prise au piège au cours d’une autre  "soirée cocktails", en lui tendant un mini éclair à la pistache.

Celui-là n’esquissait pas un geste, il laissait venir à lui les "grandes cruches". C’était la nuit, elle avait chaud et s’installa sur la terrasse afin de converser avec le vent. Elle savait qu’il la suivrait, piqué de n’avoir pas réussi à l’aimanter.

Il s’accouda au balconnet, loin d’elle. Il espérait encore, avait confiance en lui. Cette manière de croiser les jambes et de tirer sur sa cigarette. De passer une main dans ses cheveux frisés. Il la provoquait, plaçant son corps  svelte dans une flaque de lumière posée par la lune sur la dalle. Et tandis que d’autres sortaient comme eux, attirés par la fraîcheur, puis retournaient bruyamment dans  salle, ils ne disaient mot. Ne bougeaient pas. Ils savaient l’un comme l’autre, que leurs vies se tamponneraient. Ce serait foudroyant, passionné et bref. Peut-être pas. Mais par la suite, l’existence aurait une tout autre saveur.

 

Il l’agaçait à ne pas céder, à ne pas tenter de lui faire la cour. Elle l’excitait, cette froideur, cette carapace, ce dédain ! Quelle sensualité dans le long serpent déployé de ses cheveux ! Il serra le poing, les mâchoires, elle esquissa un sourire. Ils n’échangeaient pas un regard mais se devinaient. Des voix leur parvenaient du salon, assourdies. L’orchestre entonna une valse qui les pétrifia.

Comme si quelqu’un avait sifflé le début d’un match, leur enjoignant de cogner, de faire mal. Comme si le monde autour d’eux n’attendait qu’un divertissement, à leurs dépens. Comme si tous ces gens se prenaient pour le vent. Ils se laissèrent porter et se rapprochèrent.  Puis il la saisit par la taille et  l’entraîna à l’intérieur parmi les danseurs. Grisés, ivres, ils ne résistaient plus. Ils avaient compris, ils avaient admis.Tout dépend du vent, il y en a qui vous font tomber et d’autres qui raffermissent vos attaches et vous fortifient.

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 10:00

Cette semaine chez Sherry le casse-tête est le mot : corde.

rope

Le film de Hitchkock ayant pour titre « La corde » et sorti en 1948,  m’est aussitôt venu à l’esprit. Il s’agit de deux étudiants qui tuent l’un de leur camarade avec une corde, en imaginant commettre le crime parfait d’une part, et estimant  qu’ils en ont le droit car ce sont des êtres supérieurs, d’autre part. Ils cachent le corps dans une malle et invitent les proches du mort au cours d’un repas. Tout le film se déroule dans une seule pièce où trône cette malle.

Nous nous tenons tous sur une corde, dans le film tous les personnages s’enroulent autour d’elle, les deux criminels, l’un froid, l’autre devenu nerveux peu à peu, les proches du mort qui dînent gentiment tout près de son corps. Et le professeur qui  a  involontairement suggéré l’idée du crime aux étudiants, et réalise peu à peu l’impensable.

Dans la vie, la corde c’est le lien qui nous rend supportables en société, et fait de nous des équilibristes. Car nous sommes tous un peu anxieux, paranoïaques, histrioniques, narcissiques, obsessionnels, dépressifs, dépendants, évitants. Pour la plupart, il s’agit de tendances, de traits de caractères. Au lieu de marcher sur une seule corde nous les tressons entre elles à notre manière. Ce qui rend la corde qui nous définit, plus solide, plus stable. Et nous la tendons aux autres afin qu’ils s’en saisissent. La corde signe la fraternité. J’aime beaucoup cette idée. Et puis la corde, c’est aussi notre ADN, cette spirale aux informations multiples. Mais si j’aborde le côté scientifique….

ADN

 

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 08:00

Défi 95 pour ce jeudi en poésie, parti de chez Lénaïg : tout ce qui est petit est inouï.

 

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Petites goutte d’eau postées sur une branche

Comme des yeux tristes et ronds fixant un objectif

C’est ainsi qu’un fantôme espère une revanche

Et hante le paysage, au milieu des massifs

 

 

 

 

20-janvier-2013 0224

 

Si sa parure se fond aux couleurs du feuillage

C’est qu’il ne souhaite guère s’encombrer de bagage

Il aime onduler, ne porter sans ambages

Que sa robe luisante pour tout aéropage

 

 

 

 

Photo 166

 

Il ne reste de lui qu’une petite soucoupe

Car il semble voler, embraser l’atmosphère

 Cependant il s’apprête à regagner la mer

Et à y verser, fragile, telle une chaloupe

 

 

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 10:00

 

Photo-010.jpg

 

Quand paraît un ciel clair au détour de l’hiver

Le printemps se rebelle, et s’affranchit, et cogne

La saison qui se meurt en un baiser amer

Et l’haleine du vent, à mes oreilles grogne

 

 

 

Photo 016

 

Un vent de liberté

Des vaguelettes bleutées

Et depuis le rivage

Une envie d’enfant sage

Etendre sa ramure

Et voler vers l’azur

S’élancer, pas trop haut

Se refléter dans l’eau

 

 

 

Photo 053 

 

N’avoir pour destinée que précéder, larguer

Les navires au long cours, vers leurs chemins d’errance

Et s’arrimer à quai, bel insecte englué

Une petite souffrance pour un cœur en partance

 

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 10:00

 

Suzâme nous invite à réfléchir sur le thème de la fête

 

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Photo prise à la Maison de la Violette à Toulouse

 

Avoir le cœur en fête sans trop savoir pourquoi

On ne le nomme pas, c’est quelque chose en soi

Un sourire,  un baiser, un mot transi plaqué

Aux lèvres d’un amour, vaincu et désarmé

 

Soudaine apparition d’un soleil nu et rond

Délesté de nuages, un ciel bleu dans le fond

Un matin froid et sec, l’hiver à la campagne

Au détour d’un sentier, la bonne humeur me gagne

 

Bien au chaud sous la couette, au pied le chat blotti

Dehors c’est  la tempête, je rêve de Tahiti

J’en oublie la tourmente, des rêves plein la tête

J’entends le vent siffler, là dessous les palmiers

 

C’est la rue de l’école, ils s’en vont pépiant

Comme les hirondelles ils refont le printemps

Et glissent les écharpes, et volent les bonnets

C’est l’heure où l’on s’évade, où l’on fuit les dictées

 

Là-bas dans la vitrine, oui je la reconnais

Elle est douce et bien neuve, comment a-t-elle fait

Pour soigner sa fourrure et garder un œil vif ?

Peluche de l’enfance, émotion, coup de canif !

 

Toutes ces petites joies, ces bonheurs ordinaires

Emaillent nos vies parfois de rires élémentaires

Nettoyons nos mémoires comme de belles assiettes

Chacune de nos heures contient son lot de fêtes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 10:00

 

20-janvier-2013-2577.JPG

 

Celui de mes sept ans se prénommait Jean Marc

Deux ans de plus que moi, nos fou-rires dans le parc

Il me galvanisait, c’était mon petit Dieu,

Et je le dévorais en ouvrant grand les yeux

 

Plus tard vers dix, onze ans, je lui ai préféré

Des personnages célèbres, et hors de ma portée

Voyageurs dans le temps ou sous les cocotiers

Le Sandy de Flipper, le Léo de Losey

 

A treize ans je m’étais entichée de Michel

Pauvre papillon qui s’était brûlé les ailes

En volant les sujets des épreuves du bac

Et qu’on avait surpris la main dedans le sac

 

A vingt ans je croyais à l’amour éternel

Et pour un beau marin, aurais décroché le ciel

Hélas, la belle image, ténébreux loup des mers

N’était, je dois l’avouer qu’une autre de ces chimères

 

Aujourd’hui mon héros est à côté de moi

Et je peux le toucher, mieux, entendre sa voix

Il a certes, des défauts,  je ne suis pas parfaite

Il arrive qu’entre nous, souffle parfois la tempête

 

 Mais il a du héros une belle qualité

En toutes circonstances, sur lui je peux compter

 

 

 

 

 

 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 10:00

Le casse-tête cette semaine chez Sherry est : relax

 

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Facile à dire quand on a des projets plein la tête. Qu’on ne sait pas classer  ses idées selon l’urgence. On veut bien faire, et tout faire. Changer la litière du chat et sortir les poubelles, préparer son sac de piscine et téléphoner à une copine. Prendre rendez-vous chez le coiffeur, foncer un moule à tarte, poster un texte sur son blog. Feuilleter le dernier Elle d’un œil distrait tout en écoutant Voulzy. Ecouter les infos à la télé et lire les news sur Yahoo pour comparer. Aller bosser en sachant qu’il faut ramener un Humex rhume pour le fils, un savon Rogé Cavaillès pour la fille, l’ordonnance de la voisine. Passer chez  Carrefour mais comme il neige y aller à pied et laisser tomber la moitié des courses.  Se préparer un café mais oublier de recharger la SAECO, décider d’aller voir le dernier Tarantino mais se retrouver piégé par les amis qui déboulent à la dernière minute.

Se plonger dans un bouquin, s’enfermer dans la chambre quand le chat gratte à la porte. Programmer son week-end avec doudou,  attraper la grippe. Parenthèse, un de mes clients soigne la sienne en étalant de la confiture de piment sur une demi-baguette et en avalant un Fervex avec un verre de vodka, si ça tente quelqu’un ! Trouver une idée de repas pour dimanche midi quand déboulerons les pièces rapportées des djeuns. Constater qu’on a maigri, je dis bien maigri de quatre kilos en deux mois et s’inquiéter qu’un régime marche aussi bien… 

Enfn bref, relax moi ! Pas vraiment, même si je l’avoue, j’ai forcé sur les anecdotes, cela dit j’ai vraiment maigri.

 

 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 00:00

Pour illustrer à la fois la photo sujet de la quinzaine chez Miletune et le défi 94 parti de chez Hauteclaire nous invitant à proposer une suite pour un film qui nous a plu.

 

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Frits Thaulow

J’ai pensé à Bruegel l’Ancien.  Parce que l’étendue blanche et les toits recouverts de neige c’est son domaine. Les arbres  filiformes qui accrochent le ciel aussi. Et les maisons posées ça et là comme de jolis cubes dans un paysage de gands espaces. Le gris, le blanc, le marron sale des montagnes, et la vie au milieu. Chez l’un des villageois patinent, chez l’autre un skieur slalome. Chez Bruegel l’Ancien on pense aux cartes postales, aux vœux que l’on échange car la neige est une fête, on y danse plus qu’on y marche et rien ne la griffe, personne n’y pèse de tout son poids. Il y a foule cependant, et l’on papote, on discute avec véhémence, en agitant les bras en tous sens parfois.  Chez Thaulow la neige est foulée, tassée, chiffonnée, vivante et nue pourtant. Comme si la foule était là quand même, muette. Le décor est posé mais un peu inquiétant, tout le monde se terre. Le soir tombe peut-être, à en juger par la teinte jaune orangée  que prend le sol à l’arrière-plan et les toits fument, c’est l’heure du dîner. Ce silence…

 

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Bruegel l'Ancien

Le décor est planté. Je pense à « Into the Wild » un film de Sean Pen où un jeune homme abandonne sa vie confortable et son brillant avenir pour affronter la vie au grand air et les neiges de l’Alaska. Il y finira sa vie seul, isolé de tous, et dans une grande détresse. Alors j’aime imaginer que ses pas le portent vers un village comme l’un de ceux-là aux toits embués, où une odeur de lard et de soupe aux choux s'échappe par les fenêtres. Il s’aventurerait d’un pas hésitant, la neige en témoigne. Il avancerait avec peine, on entendrait quelques accords de piano, plaqués comme de la ouate. Et cela résonnerait dans sa tête, au rythme de la marche, indiquant la pesanteur, les pieds qui s’enfoncent et soulèvent de la poudreuse. Le seul cri, juste avant le générique de fin serait une voix, un écho, l’accueil de la montagne relayant le skieur venu à sa rencontre pour le relever juste avant qu’il ne s’effondre : « Ohé, vous avez besoin d’aide ? »

 

wild

Into the wild

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 10:00

 

 

L’exposition « L’impressionnisme et la mode » ferme ses portes au musée d’Orsay, aujourd’hui à Paris. Et j’ai attendu les derniers jours pour m’y rendre, un après-midi en semaine. Je m’étais dit, évitons la foule des débuts d’expo, l’attente aux caisses, les queues à méandres multiples, la chaleur des salles, les bousculades devant les vitrines, les remarques parfois incongrues des visiteurs, les « please where are the toilets ?»,  les « no flash, pas de photo ! » des gardiens débordés. Eh bien je n’ai absolument pas échappé à tout ça. Mais l’exposition est une réussite qui par magie, une fois le cordon de sécurité franchi, m’a fait bondir dans le temps. Elle laisse venir à soi cette seconde moitié du dix-neuvième siècle comme une ronde, une fête, un bal permanent.

 

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Tout d’abord parce qu’il s’agit d’une immersion dans le beau monde, celui des titrés et des artistes. Un monde où l’on porte des robes de lever, de matinée, d’après-midi et de soirée. Où l’on froisse la mousseline et le taffetas, où l’on  porte la soie et les cotons légers, où l’on exhibe polonaises (jupons à trois volants) et nœuds plats. Un monde où l’on se rend chez la modiste gantée de blanc, où l’on dévoile une cheville sagement troussée dans  une chaussure à talons courts. Un monde où tout dandy qui se respecte affecte une pose distanciée et dédaigneuse, vêtu d’un habit sobre de pingouin.

 

fantin latour

Henri Fantin Latour par Edouard Manet

 

On découvre les grands magasins, les journaux de mode, les maisons de couture. On dessine et l’on peint la parisienne. Elle prend la pose, pas toujours de face, on doit remarquer la tournure de sa robe et son maintien, son allure, son élégance. Elle montre ses enfants dans leurs habits de fête, elle affiche déjà cette tenue de soirée qui deviendra notre « petite robe noire ».

 

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La parisienne par Edouard Manet

 

Elle offre ses bras ronds et dodus, et son décolleté audacieux aux regards éperdus de ces messieurs, dans sa loge au théâtre. Elle se promène oisive, à la campagne, en  relevant ses jupons par un système de tirette. Elle se dénude savamment, on aperçoit corsage, jupe, lacets et bas, abandonnés au sol.

 

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Rolla par Henri Gervex

 

Elle rejette le corset, choisit les nœuds, les plis à l’arrière, tout est codifié, manchon, voilette, ombrelle, hauteur des talons. Elle se laisse photographier par Disdéry, les photos s’échangent. La femme est un tout, sa grâce, son sourire, la finesse de ses attaches sont sublimées par le costume, par la lumière.

 

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Bord de mer par James Tissot

 

L’homme parfois arbore des tenues claires, ou décontractée sportives, mais c’est pour mieux asseoir son originalité, son rang, son appartenance.

La mode selon Baudelaire permet d’accéder à la morale et à l’esthétique du temps. Selon Manet, la dernière mode, pour une peinture, c’est tout à fait nécessaire, c’est le principal. Pour Degas, le chatoiement du taffetas, la matité du velours, la légèreté des fleurs en soie ou des plumes, priment. Mais pour tous les impressionnistes, les femmes sont des silhouettes qui ont acquis leur indépendance. Cette exposition était grisante comme une valse dansée au bras d’un excellent danseur, je suis ressortie un peu groggy.

 

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Une soirée par Jean Béraud

 

Et je laisserai le mot de la fin à une dame tout de près moi qui s’adressait à une amie en disant : « je pense qu’il faut rendre hommage à toutes les repasseuses qui défroissaient ces robes, je n’aurais pas aimé être à leur place ! » 

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Femmes au jardin, par Claude Monet

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