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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 08:00

 

Pour répondre au défi 84 posé par ABC : faire le tour de soi-même en 80 mots.

 

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Têtue, butée, frondeuse, je ne sais que foncer

Orgueil et poings serrés, je suis un vrai bélier

Une fois dans ma vie, faire preuve de souplesse

Ravaler ma fierté, cette raideur d’ogresse

Blessante pour autrui,  et pour moi bien stérile

Ignorer  les rancœurs et me montrer habile

Laisser l’autre approcher, briser la forteresse

Libérer mes pulsions, afficher ma tendresse

Oublier ma  personne  et  mes foutus démons

Noyer cette précieuse qui en toute occasion

Sème la zizanie et veut avoir raison.

 

 

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 10:00

Pour illustrer le sujet de la quinzaine chez Miletune

 

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      Tableau de Paul Delvaux.

 

Il a dit tu m’attends sur le quai, au train de vingt et une heure quarante-six.  Ne te trompe pas de jour. Il a même envoyé un texto ce matin au salon. Et la patronne m’a passé un savon parce que je consultais mon téléphone. Oui mais quand même, ça fait quinze jours que je ne l’ai pas vu, c’est long ! Elle ne sait plus elle, c’est une vieille. Comme toutes ces mémères qui vont au cours de gym du club à Djerba. Parce que je l’ai rencontré là-bas. J’ai craqué quand je l’ai vu dans son marcel. Il était trop beau ! Le bronzage, les muscles et tout. Et  la mèche de cheveux platine, super, ouais, super.  Les yeux, je ne vous raconte pas, bleu lagon, à tomber ! Il s’appelle Victor, c’est un pro de l’aquagym, de la planche à voile et du step. Ses cours c’était de la folie ! Il a dit que j’étais super belle en maillot, que je remplissais bien tous les bouts de tissu. Quand il a dit ça, j’ai trop balisé, c’était à moi qu’il parlait. J’ai failli m’évanouir.

Et le soir en boite de nuit, comme il a mis le feu ! Comme il remue les hanches, c'est trop de la balle! Vertes, elles étaient les autres quand il m’a embrassée. Je vous assure la dernière journée et la nuit aussi, je n’arrivais pas à le quitter, j'vous dis pas !

 

Elle est drôle cette gare, il n’y a personne. Des bâtiments qui filent dans la nuit, des trains aussi. Et la lune pour les éclairer dans leur course. Enfin, elle n’éclaire que d’un côté, on dirait ça cligne de l’œil autour de moi. Ou alors c’est moi, je suis éblouie. N’empêche les trains, on ne les voit pas arriver. Quand Victor va descendre dans la lumière blanche du quai,  grand et mince, avec du gel dans les cheveux, ce sera un Dieu. Peut-être qu’il arrivera par la passerelle, genre je viens du ciel. Trop top !

Tiens la blonde devant moi, qui se retourne, qu’est-ce qu’elle me veut ? Avec son manteau, on dirait un coquelicot dans le désert.

-         Pardon mademoiselle, vous n’auriez  pas l’heure ? Le train a du retard on dirait. J’attends mon fiancé. D’habitude je ne viens pas le chercher à la gare, c’est une surprise. Il est animateur dans un club de vacances et s’appelle Victor. J’espère que ça lui fera plaisir !

 

 

PS: Je demande pardon aux ados dont j'ai massacré le langage!

 

 

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 10:00

Les textoésies de Suzâme ont pour thème cette fois : présence ou absence de l’amour.

 

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Je la suivais alors, décérébré, absent,

Elle m’attirait si fort  et couvrait lentement

Chaque repli de ma peau de baisers enflammés,

Elle ancrait dans ma chair  le désir de lutter.

 

Sollicitait ma rage, pesait de tout son poids

Sur mon corps, sur mon âme et s’emparait de moi,

L’amour était une guerre dont l’enjeu  bien réel

Etait  sursaut de vie, en finir avec elle.

 

Un jour elle décida de gagner les tropiques

Un endroit enchanteur aux couleurs magnifiques

Où l’ombre des cocotiers s'amuse avec la lune

Moi, je n’avais qu’à joindre Venise et la lagune

 

Elle disait qu’en amour, je ne ressentais rien

Et à bouts d’arguments, elle m’a laissé son chien

Car je n’étais sensible qu’aux odeurs et au sexe

J’étais un animal, j'agissais par réflexe

 

Me voilà aujourd’hui balloté par le vent,

Flamboyant privé de son manteau de safran.

Ni paletot, ni muse de qui être le féal.

Et pourtant quoiqu’on dise, je rêve d'un idéal.

 

 

 

 

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 10:00

 

Je remercie Mireille pour les jolies cartes qu’elle m’a fait parvenir du Canada et qui m’ont inspirée. Ces textes courts auraient pu figurer aussi dans les textoésies de Suzâme

 

 

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Colosse aux pieds d’argile

Goliath et charpente fragile 

Hélices aux pâles fracassées

Par iceberg dévorées

Une sombre nuit d’avril

Talon d’Achille.

 

 

 

 

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Hémérocalles, pétales de sang

Calice d’or, jeux des amants,

Belles à offrir

Pour le plaisir

Toutes aux couleurs de l’Espagne

Quand désir et amour nous gagnent.

 

 

 

 

Tableau de Nilda Beaupré, artiste peintre québécois  

 

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A la porte choisir de toquer

Prétendre aimer se réfugier

Derrière le bois et les secrets

De sa blancheur immaculée

Quand le jardin ensoleillé

Semble  un Eden trop parfait

 

 

 

 

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 10:00

 

 

Le casse-tête cette semaine chez Sherry est : siège.

 

20120612.jpg

 

D’ici on ne voit que lui, échoué près du grillage. Personne n’a envie de s’asseoir sur ce banc qui semble froid, lisse et dur  en hiver, brûlant et râpeux l’été. Les amants s’y arrêtent pour un baiser furtif mais ne s’y attardent pas. Comme s’ils devinaient que je veille. Ce banc n’a pas besoin d’attouchements, et se passe de démonstrations de tendresse. Ma présence, ma jalousie en découragent plus d’un. A moins que ce ne soit la courbure de mes hanches, et la manière dont je bombe le ventre. Ou le mouvement de mes jambes pleines et lascives. Mon port de tête  peut-être, fier altier, légèrement incliné, mon regard soumis. Ce banc est mon siège. Je l’aime et il m’appartient. C’est une brûlure, une histoire impossible, un sentiment éternel. Comme deux étudiants, chacun à une extrémité de l’amphi, se mangent des yeux et en oublient de noter le cours. Comme un petit poisson, un petit oiseau, s’aimant d’amour tendre et ne sachant guère s’y prendre.

Il y a ce message chuchoté par le vent et qui nous lie. Qui incommode les curieux. Ceux qui osent s'installer, se bouchent les oreilles, rajustent leurs écharpes l’hiver, et éternuent au soleil, l’été. Il y a la lumière des petits matins, quand le jardin est désert. Un brouillard plane sur la ville et nous enveloppe dans son écorce de coton, adoucit nos contours qu’il rend laiteux, opalescents. C’est l’unique instant où nos peaux de pierre sont en contact, où s’ébauche une caresse entre nous.

 

Certains y calent une fesse pour téléphoner, l’œil collé à la montre. Lire une annonce dans  le journal, dévorer un croissant ou un sandwich, se poser essoufflé, rajuster le pantalon d’un enfant joueur.  Ils  ne s’enracinent pas. Ce siège n’incite ni à la rêverie ni à la confidence. Il éjecte. Et  ressemble à un passant  qu’une foule agacée aurait porté dans son flot puis déposé là, comme une barque ensablée.  A la merci de mon regard.

 

Clin d’œil à l’exposition Eugène Atget, photographe, 1857-1927, au Musée Carnavalet à Paris. Photo : Cassandre, par le sculpteur André Millet, jardin des Tuileries, 1er arr., 1911.

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 10:00

 

 Photo-019-copie-2.jpg

 

Au détour d’un chemin rasant la route, un  pont en accent circonflexe enjambe le ruisseau. L’endroit est idéal, on y observe les branches courbées des charmes qui se font la révérence d’une rive à l’autre. Elles forment un tunnel, comme dans les films d’Esther Williams. La mise en scène est au point, les branches nues du premier plan signent  la grâce et le mouvement. Au second plan, évolue le corps de ballet. Camaïeu de vert, foisonnement des couleurs, expression d’un jeu d’ensemble. Au loin, ténèbres, mystère, le feuillage se pare d’un bleu profond. Sur la droite, une guirlande joue les demoiselles oisives. Elle suit la berge et laisse pendre ses jambes dans l’eau. Des libellules effectuent un vol subtil, turquoise et transparent, à hauteur d’yeux. Des fraises sauvages rampant au sol noin loin de chaque berge, achèvent le contraste des couleurs.

 

 Photo 008-copie-1

 

Le bois craquette mais l’après-midi engourdi dans la torpeur, fait la sieste. Le feuillage filtre les rayons du soleil. Seuls les plus clairs, les plus purs, passent au travers. La lumière coule, verticale, blanchit les troncs. Couvre les frondaisons de dentelle ajourée, par endroit. Tandis qu’ailleurs, la végétation dans l’obscurité a une couleur bouteille, froide et coupante. Des particules blanchâtres, de pollens ou de terre sèche soulevée par le vent, volent au-dessus du ruisseau comme des bulles. Et l’on voit marcher des rayons sur l’eau. Au centre  de traces luisantes et creuses comme des pas, des gardons jouent avec leur ombre.

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 10:00

 

 

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"S'enfuir" est la consigne de Suzâme, et j'ai spontanément pensé à Greta Garbo. S'enfuir, c'est:

 

Refuser de vieillir, dans le cœur du public

Demeurer une idole. Au succès, hermétique,

Aux honneurs, peu sensible. Un choix plutôt drastique,

Un parcours éphémère, une destinée  magique.

 

Résister aux sirènes, à leurs chants enivrants

Se montrer sereine, garder une âme d’enfant

Dissimuler  son âge et ses rides en vivant

Cloîtrée sous les persiennes  de son appartement.

 

C’est aussi s’en aller loin du monde et des rires

Eteindre la lumière, dans l’ombre se tapir

Préférer la poussière, sacrifier l’avenir

De sa vie balayer les regrets, les soupirs.

 

 

 

 

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 08:00

 

Le défi 83 est cette foi lancé par M'Annette:  En voiture, l'orage, la panne entre Bonifacio et Ajaccio. Pourqui suis-je partie seule?

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Bonifacio imperturbable offrait son sourire de craie à la mer. En quittant la ville je ressentais déjà la peur de Jonas. Je me doutais que le ventre de la baleine était inconfortable. Le ciel obscur au loin, me parut inquiétant telle une grande bouche ouverte. J’étais happée dans un long tube digestif dont le nom  officiel « N196 »,  ne m’inspirait guère plus que les mots trachée ou estomac. J’effectuais ce trajet seule pour oublier je ne savais quelle histoire. Avec le désir de m’évader d’une vie qui devenait enfer.

 

J’arrivais à Sartène sans dommage. Un ciel d’orage, une cité typique. Une citadelle, des églises, un dédale de rues entre ville haute et ville basse. Sur la place, des grands-pères appuyés sur leur cane avec aplomb semblaient préserver l’endroit des désordres climatiques. J’entendais gronder la montagne et ronfler la ville. L’une s’insurgeait, l’autre ricanait tendrement. Comme on apaise un « fou pas dangereux ».

 

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La pluie se mit à tomber en gouttelettes innocentes et molles, lorsque je  grimpais dans la montagne. Plus je m’enfonçais, plus je devenais minuscule comme érodée par la route. Engloutie par la roche dégoulinant sur le bas-côté, et luisante à présent. Qui dessinait des faces de singes, des oreilles dressées, des gencives retroussées sur des dents menaçantes. Assombrie et éclairée tour  à tour par de gros nuages mamelonnés et des zébrures, des éventails de lumière éblouissante. L’eau se mit à marteler la voiture et le sol, comme autant de pieds foulant la terre. Je me sentis téléportée  en Guadeloupe un bref instant,  sur la Route de la traversée percée par l'orage, dans un vacarme assourdissant. Touffeur et pesanteur. La montagne perdait ses contours, de l’eau bouillonnait par ses flancs, se déversait sur la route. J’étais comme digérée par un long boyau tapissé  d’un enduit grisâtre et constitué de roche orangée, de boue, d’arbustes, de bouleaux et de pins. Je m’arrêtai avant Olmeto, haletante. La voiture refusait de poursuivre. Je perçus la plage en contrebas, comme une invite, un bijou circulaire, à l’éclat magnifié par l’orage. Hypnotique. Puis il y eut un claquement sourd. Une branche vola sur le pare-brise. Une feuille détachée se colla sur la vitre comme se pose une main. Et je vis ses yeux bleus, sa bouche rose, ses dents couleur d’émail. Longiligne, fière. Inquiète et ruisselante aussi. Colomba semblait dire : laissez passer les secours, laissez passer les secours…

 

Paris vingt heures, porte des Lilas. Devant moi un panneau publicitaire alléchant : la Corse, enchantement et dépaysement. Au carrefour un bazar monstre, ça n’avance pas. Dehors, la pluie incessante, aveuglante. Miracle, le camion des pompiers dérange cet enchevêtrement  roue contre roue. J’écoute FIP, au programe interrompu par le message des secours. Et je m’extrais d’un songe éveillé, bricolé à partir de vacances de l’an passé et de divagations personnelles.

 

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 10:00

 

 

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Cette semaine le casse-tête chez Sherry  est: bac.

Efguenia est une chatte qui rôde autour d’un monastère à Mystra en Grèce. Depuis toujours elle trottine au milieu des touristes, frottant son flanc tigré contre leurs jambes dorées. Son univers est celui des sandales et des chaussures de marche qui déplacent la poussière vers son museau délicat. Ce sont des défilés incessants, des colonnes de doubles pattes immenses qui stationnent devant l’entrée, immobiles tandis qu’un guide prononce des sons qui n’ont rien de félin. Il doit aboyer, car ça ressemble au cri du caniche qui surveille le bar à touristes à l’entrée, avec la langue qui pend et la queue en sémaphore.

 

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Efguenia vient d’avoir un petit et se protège derrière le bac à fleurs sans fleurs. Elle a choisi celui-là parce qu’il est vide et qu’il offre de l’ombre quand même. Comme il est vide, il n’attire pas les autres chats affreux et faméliques. Efguenia sait faire la poupée, les touristes elle les emballe. Elle s’étire et prend la pose, quand ils se sont bien fatigués à observer les ors du monastère, qu’ils reposent leurs lunettes de soleil sur leur nez proéminent en sortant. Et qu’ils remarquent le bac vide, qu’ils la voient elle et son petit. Elle les subjugue car elle fait la belle et les tient à distance. Comme une vraie dame qui veut séduire un prince. L’ombre ronde du bac forme une auréole autour d’Efguenia et de chaton. C’est doublement gagné, à force de visiter des monastères avec des saints, les touristes, ils confondent. L’auréole d’Efguenia les fait fondre. A moins que ce ne soit le soleil qui les rende tout brillants et poisseux. Et comme ça tous ramollis, ils font des efforts et se penchent tout près du bac. Déposent un peu d’eau dans l’écuelle. Une fois quelqu’un a laissé couler de la glace. C’était sucré et onctueux. Un peu comme ce que doit ressentir chaton au fond de la gorge. Pour le moment le bac, c’est une bénédiction. Efguenia ne fait pas exprès d’utiliser ce dernier mot, c’est le contexte qui veut ça. Dans deux mois, quand il faudra obliger chaton à se débrouiller tout seul, elle ira dormir à l’intérieur. Il est tout poreux et garde bien la fraîcheur de la nuit.

 

Photo 088

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 10:00

Exercice effectué d'après photo, selon la consigne de  Miletune

 

 

 Rz 77a

 

CHAROGNARD!

Ils sont derrière moi, je les sens. Tous ces chasseurs de photos volées, ces tripatouilleurs de l’objectif, ces rampants constrictors. Comme si les rédactions n’avaient pas assez de photos de ma frimousse. Avec celles qu’on leur vend de l’étranger et celles qu’elles stockent dans leurs archives, elles disposent pourtant de matériel. J’aurai trouvé plus correct que ces écornifleurs prennent rendez-vous. Qu’on définisse ensemble le genre et le lieu.

J’ai le cheveu splendide, la main et le pied aussi. Cela me vaudra peut-être un cliché mystère, tout en nuances. La crinière chatouillée par le vent, la main virevoltante et le pied charnu offert à un soleil tiède. Le pied... Plein shoot dessus, je ne rêve pas. J’ai bien perçu un flash. Mais c’est qu’il est assuré mon pied, j’ai passé contrat avec Akiléine! Les charognards… Je ne me retournerai pas. Pour ma bobine, je veux être payée.

Je suis en vacances, ils ne manqueront pas de zoomer sur le Gala que je feuillette nonchalamment. Ouvert à la page « trois kilos à perdre avant l’été ». La feuille de chou va titrer : Mansfield a grossi ! en première page. Fatal !

La chemise à carreaux, pas top ! Mais ils ne tablent ni sur de la photo d’art, ni sur des poses lascives. Les carreaux bleus et blancs offrent une touche zen, décontractée, simple. Bon ça, pour le public, non ?

La branche de mes lunettes. Ca m’embête un peu qu’on pense que j’ai besoin d’aide à la lecture. Je vais me tourner, discrètement, qu’on devine à peine. Qu’on oublie. Que tout se confonde dans mes cheveux. Brillants, lourds, soyeux, mes cheveux. Un atout certain. Que m’a affirmé la secrétaire ? L’Oréal voudrait me contacter. Oh, je suis débordée !

Une petite chose me dérange, le décor. Quand on est connue, les bords de plage paradisiaques c’est obligatoire. Pour le business, pour la notoriété. Ils auraient pu attendre, je pars aux Maldives la semaine prochaine ! Ce gazon vert pomme et miteux qu’on dirait planté au bas d’une tour dans une cité HLM, ne pouvait être pire !

Quant au banc, non mais vous avez remarqué, banal, sans caractère. Comme ceux qu’on achète chez ce marchand de meubles nordique. I quelque chose. Si jamais ils osent prétendre qu’ils m’ont photographiée chez moi dans mon jardin et sur mon banc ! Je nierai, ce n’est pas moi sur la photo. Quelle idée de persécuter, dans le dos, une star qui se repose.

Tiens, je viens de voir ma photo dans « Chic et Choc » en quatrième de couverture. Elle illustre un article intitulé : « Que lit la France en vacances ? ». Ma chemise à carreaux est quelconque et le vent a tourné les pages du magazine. On aperçoit des voitures, un habitacle. Comme si j’étais passionnée par Auto Moto. Il faut croire que les paparazzi m’ont shootée sans me reconnaitre sur ce banc. Ou alors si… Mais ils n’ont pas osé citer mon nom…. Ou pas voulu me déranger... Me mettre mal à l’aise? Me critiquer?

 


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