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27 janvier 2020 1 27 /01 /janvier /2020 08:00
NE CEDEZ PAS....
... À la panique. À la pharmacie en ce moment on nous en demande toutes les deux minutes. Quand on ne réclame ou ne supplie pas. On veut les plus couvrants, les plus performants, les FFP2. Parce qu'en Chine, vous comprenez, il y a ma femme, mes petits enfants, ma mère. Ou encore ma fille est en chimio, elle est fragile. Ou, avec tous ces étrangers qui circulent, je n'ai pas confiance. En Chine, ils ont  supprimé les défilés du nouvel an à cause du virus, ici ils ne sont pas capables d'en faire autant. J'ai peur madame, j'ai peur.
Rassurer, expliquer la pénurie, les commandes en attente. Certains veulent réserver, payer par avance, insistent. Il faut calmer le jeu. Le virus est en France mais il est isolé.  Le degré de contagiosité? Un possible traitement? Les questions sont  sans réponse et installent la panique.
La peur contamine, elle déstabilise. Les media, l'entourage, les réseaux sociaux, qui en temps ordinaire sont de formidables communicants peuvent devenir pernicieux, redoutables. Tâchons de faire abstraction, de "raison garder", de vivre tout simplement.
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20 janvier 2020 1 20 /01 /janvier /2020 08:00
DES ROIS
Janvier est le mois de la galette et je me suis aperçue que même si c'est toujours un moment convivial, pour certains c'est très sérieux. On la partage en famille restreinte, parents, enfants, ou élargie aux grands parents, cousins, oncles ou tantes. On se régale au bureau ou avec des amis. On en mange au moins une avant la chandeleur. 
On la coupe, on distribue, on sabre le champagne, on ouvre une bouteille de cidre.  La fève, la couronne, c'est anecdotique. Parfois même, on ne la sort pas du sac en papier, cette fameuse couronne on l'oublie. Pour d'autres, c'est sacré. La couronne doit être attribuée, il faut choisir son roi, sa reine, collectionner les fèves. On pose la galette sur la table, on la coupe, à trois, on y va. Chacun sa part, en  même temps. Ou alors le plus jeune se cache sous la table et désigne qui aura telle ou telle part.  Une fois que c'est fait, quand chacun déguste, on s'épie. Et le gagnant brandit l'objet, choisit son partenaire, on applaudit. 
Pour les enfants, c'est joyeux, c'est ludique.
Mais quand il s'agit d'adultes, que ça rouspète, que ça boude, que ça calcule pour attribuer le trophée au "vainqueur", je suis toujours surprise. Parce que j'ai déjà eu l'occasion de le vivre. Et souvent les mauvais perdants le sont aux jeux de société aussi. Les râleurs, les rouscailleurs, sont plus fréquents qu'on ne croit.
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14 janvier 2020 2 14 /01 /janvier /2020 22:13
MERCI A CENDRINE
Je place ici un lien vers le blog de Cendrine "Ma plume fée", dont l'article sur mon livre "Emi, Lucette et la coiffeuse" me flatte et me fait chaud au coeur. 
Je tiens aussi à évoquer la grande qualité de ses articles historiques et parisiens, très documentés, illustrés et pétillants. Je vous invite à la découvrir et à l'aimer autant que moi qui admire son enthousiasme et sa persévérance, quelles que soient les épreuves que la vie lui inflige.
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13 janvier 2020 1 13 /01 /janvier /2020 08:00
LA SOUPE A LA TORTUE
C'est interdit depuis bien longtemps et pourtant j'ai le sentiment qu'on nous en ressert à tous les repas. À moins que nous soyons devenues des tortues, molles dans la précipitation. Plus enclines à nous régaler de salades qu'à agir.  Hier, au centre commercial de la Défense, il y avait foule. Grève de trains, de métro, de tram, mais foule. Il faut dire que les grèves paralysent surtout la région parisienne d'où mon étonnement. Le monde était aux terrasses de la malbouffe salée, sucrée, fruitée. Dans les magasins affichant les soldes avec ostentation, c'était moyen, pépère, gentil. Ça se déplaçait lentement, ça regardait à droite, à gauche, tendait le cou. Comme les tortues, pour un câlin. 
2020 ne démarre pas en fanfare, L'Australie s'embrase, l'Iran débloque, Trump aboie et, à défaut de caravane, le carrosse royal britannique passe, bancal, sur le point de s'affaisser.
J'ai envie de faire comme une tortue au soleil. Rentrer la tête, les pattes, et me chauffer la carapace.

 

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6 janvier 2020 1 06 /01 /janvier /2020 08:00
DE TRAVERS

J'ai choisi cette photo parce qu'après toutes ces festivités et avec les grèves, nous avons tous un peu la tête de travers. Je n'ai pas trouvé un moment pour visiter vos blogs ces jours-ci et je le regrette. Mais je sais qu'ils fonctionnent, et qu'écrire au fil des jours et du temps qui passe vous est aussi indispensable qu'à moi. Que vous le faites tout autant pour vous que pour d'autres. Alors continuez à écrire, à exprimer vos joies, vos peines, à raconter, à vous raconter,  car nous avons toujours un moment, les uns pour les autres.

2020 me verra baguenauder de blogs en blogs, comme avant, parce que nos échanges nous enrichissent. Merci à vous et à très bien bientôt.

 

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30 décembre 2019 1 30 /12 /décembre /2019 08:00
ENTRE DEUX
Comme pour le Cantal tout est question d'affinage.  De fermeté. Fermeté des résolutions, ah non, pour moi fini, le 31 sera sobre. Je n'en peux plus des plats raffinés et gras, des vins, des pâtisseries. Je m'y tiens, bouillon de légumes et eau plate. Oui, peut-être. Question de couleur, de température, d'hydrométrie. Blancheur et froidure sous la neige, ciel bleu et chaleur exotique, pour les déracinés, en vacances. Grisaille et fraîcheur du quotidien pour les autres.  
Ce temps coincé par Noël et le jour de l'an est à déguster comme un bon fromage. Il faut en apprécier la texture, les saveurs. Et cela même si des grèves en altèrent la qualité. Il consiste en une durée déterminée de 8 jours. Il peut donc se vanter de bénéficier d'une appellation d'origine contrôlée.
Chacun s'exprime, tout est question de goût. Les papilles, le fondant sous la langue, l'entre-deux. Le rouquin de la photo s'y connaît, croyez-moi. Délectez-vous de cette période suspendue, aussi délicieuse qu'un plat de chef étoilé. Elle porte en elle l'incertitude, les interrogations concernant le futur, les frissons que procure l'avancée vers l'inconnu. Et puis, pour une fois qu'on est assuré d'avoir 20 sur 20, on ne risque pas grand-chose.
BONNE ANNEE 2020 A TOUS!
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23 décembre 2019 1 23 /12 /décembre /2019 08:00
AUX ANTIPODES
Penser Noël c'est pour la plupart d'entre nous, ici, dans cette partie de l'hémisphère, penser froid, neige, feu de cheminée, vent frais du matin. Nous sommes conditionnés, préparés à, persuadés que Noël est  l'un des cadeaux de l'hiver. Le manteau rouge du père, les pattes gelées des rennes, la cheminée dont il faudrait réduire le feu, les draps de laine des bergers guidés par l'étoile, la glace de Laponie, les nuits permanentes des pays du grand Nord, la chaleur, la lumière procurées par les bougies. Quand on vécu ces Noëls-là, quand la température ne grimpe pas au delà de 25 degrés, on ne peut pas vivre la magie autrement.
Mais de l'autre côté, quand on vit Noël au soleil, qu'on décore des palétuviers et que Santa Claus étouffe sous son costume,  on ne pense qu'au repas de crabes sur la plage, aux plongeons dans la mer, ou aux barbecues hivernaux. 
Ici ça déboussole, ça dérange, ces Noëls autrement. Et que dire quand Noël, à Sydney, en Australie, frôle les 50 degrés, brûle les forêts, précipite les populations vers les hôpitaux, raréfie l'eau potable? Quand les incendies polluent l'air des villes, quand les gouvernements privilégient l'industrie au détriment de la santé? Que dire, aux antipodes, où le traîneau du père Noël  n'est qu'une carcasse de bois noirci? Noël n'a plus d'illusion, d'éclat. Il s'efforce malgré tout de respecter les traditions.
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16 décembre 2019 1 16 /12 /décembre /2019 08:00
DOMMAGE
Il était assis là, à l'entrée du centre commercial, comme pour me dire: ose!  Retomber en enfance, me regarder avec de grands yeux, me toucher au passage, faire le tour de moi, de mon joli manteau. Saute en l'air pour faire danser la boule qui termine mon chapeau. Ne vois-tu pas que je souris, tu ne risques rien, tu ne crains rien. Si je suis là c'est que Noël m'a invité, que le Père Noël m'a prêté un costume. La féerie, la trêve de fin d'année permettent toutes les audaces. Allez, baisse-toi, voilà tu as la taille d'une petite fille et dans ta tête c'est tout comme. Ce tunnel te permet d'accéder à l'univers des émotions d'autrefois. D'écouter Noël en chansons, faire défiler des souvenirs, t'enivrer de l'odeur du sapin. Pourquoi hésites-tu? Allez, vas-y!
 Eh bien, j'hésite encore, la petite fille en moi, lutte contre l'adulte qui tente de la museler, de la contenir. Mais je n'ai pas fini de de le croiser, peut-être réussira-t-il à me convaincre avant la fin de l'année.
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9 décembre 2019 1 09 /12 /décembre /2019 08:00
LA PETITE MUSIQUE DE NOEL
Elle résonne malgré les grèves, les inquiétudes, les colères, les retards, les incertitudes. Alors bien sûr, les conversations tournent autour des transports qui paralysent les voyages, les projets, les sorties. Qui entraînent bagarres, impatiences, renforcement des forces de polices, modification des trajets, de leurs longueurs jusque vers les lieux de travail. 
D'habitude, on s'appelle parfois pour des bêtises tout au long de la journée, pour dire je suis bien rentré, je vais me coucher, qu'est-ce tu manges en ce moment? Cette fois, les motifs deviennent moins futiles, on consulte les horaires de train, de bus, on prévient les proches ou le patron d'un retard. On s'ignore même si on se côtoie, au restaurant, dans le métro, mais c'est normal, ça s'explique. L'interlocuteur au bout du fil doit savoir, comprendre, être rassuré.
Et comme dans un sursaut, dès que les tracas de déplacement tombent, on écoute Noël qui chante dans les magasins et illuminent leurs vitrines. On établit des menus, des plans de table, on achète des cadeaux. Parce qu'il ne faut pas croire, Noël et sa frénésie sont là, ils attendent, le sapin, les cloches, et le traîneau du Père Noël. La fête, la famille, les secours aux plus démunis. Rien ne rompra la magie.
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2 décembre 2019 1 02 /12 /décembre /2019 08:00
CHANGEMENT
Elle est la première femme élue Présidente de la Commission par le parlement Européen. J'imagine que ces messieurs ont délibéré longtemps, desserré leurs cravates, croisé et décroisé les genoux, tapoté le sol sous la table des délibérations, de leurs souliers vernis, exécutés sur mesure. Je suppose qu'il y eut des grincements de dents, de la rage étouffée, des interpellations, des cigarettes allumées dans des halls, des redditions superbes, au cours de l'élection d'Ursula von der Leyen. De justesse. J'en déduis que la photo, les félicitations, les sourires n'ont pas tous été sincères. Car l'événement, il faut le souligner, chez n'a trouvé écho que dans peu de journaux télévisés.
L'élection d'une femme à un si haut poste,  comme le mariage d'un Prince et d'une afro américaine, déplaisent, dérangent, agacent. Les clichés, les "principes", l'ordre du monde, l'hypocrisie sont à combattre quand l'évolution de ce monde ne peut s'opérer sans changement. Quand, surtout, certains refusent de l'admettre.
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