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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 18:40
Le casse-tête cette semaine chez Lajemy est : les cinq continents, Océanie.

 

 

Je n’ai du sujet qu’une vision de carte postale, je ne peux pas évoquer les couleurs, leur foisonnement, les odeurs, la langueur des femmes, leur sensualité,  leur longue chevelure de jai,  la transparence de l’eau, la richesse des grands fonds, la douceur de vivre, des codes sociaux si différents des nôtres, sans inventer, sans raconter des salades. Ca paraîtrait banal et ça ne viendrait pas du cœur. Alors laissons parler les artistes, français bien sûr, restons chauvins. Eux savent, partagent, et  livrent leur ressenti.
 Comme Jacques Brel :
 Ils parlent de la mort
Comme tu parles d'un fruit
Ils regardent la mer
Comme tu regardes un puits
Les femmes sont lascives
Au soleil redouté
Et s'il n'y a pas d'hiver
Cela n'est pas l'été
La pluie est traversière
Elle bat de grain en grain
Quelques vieux chevaux blancs
Qui fredonnent Gauguin
Et par manque de brise
Le temps s'immobilise
Aux Marquises

Du soir montent des feux                                                              
Et des pointes de silence
Qui vont s'élargissant
Et la lune s'avance
Et la mer se déchire
Infiniment brisée
Par des rochers qui prirent
Des prénoms affolés
Et puis plus loin des chiens
Des chants de repentance
Des quelques pas de deux
Et quelques pas de danse
Et la nuit est soumise
Et l'alizé se brise

Le rire est dans le cœur
Le mot dans le regard
Le cœur est voyageur
L'avenir est au hasard
Et passent des cocotiers
Qui écrivent des chants d'amour
Que les sœurs d'alentour
Ignorent d'ignorer
Les pirogues s'en vont
Les pirogues s'en viennent
Et mes souvenirs deviennent
Ce que les vieux en font
Veux tu que je dise
Gémir n'est pas de mise
Aux Marquises
paul-gauguin-te-poipoi.jpg
 Comme Gauguin:
 paul-gauguin-matamoe
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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 09:54

 

fifre.jpg 

 

Je suis allée voir l’exposition Manet au Musée D’Orsay à Paris. Comme toujours, si on n’a pas réservé son billet sur internet, c’est bain de foule garanti pendant des heures au milieu des étrangers visitant la capitale. Et puis ça bouchonne à l’entrée devant le grand panneau où défilent les années clés du grand homme, son enfance, ses études, ses rencontres, ses partis pris politiques et intellectuels. Et puis on avance, on s’exclame, des réflexions pertinentes fusent dans le public. Et puis soi-même, on ne peut s’empêcher de remarquer savamment, que c’est beau, quel réalisme, oh ces couleurs, on croirait que tous ces personnages vivent ! 

  

  cavaliere-copie-1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Evidemment la foule stagne devant les tableaux mythiques et conspués pour certains, à l'époque de l'artiste : Olympia, Le fifre, Le déjeuner sur l’herbe. Ceux-là qu’on est venu voir tout spécialement, devant lesquels on aimerait rêvasser davantage et sans tout ce brouhaha autour. Evidemment on ne va pas cogner la foule mais on lui en veut un peu quand même.

 

 

olympia-copie-1.jpg

 

Et puis il y a des tableaux moins connus, juste pour nous, des personnages, des natures mortes, des scènes religieuses, des paysages. On admire les contrastes, la transparence des dentelles, le soyeux des mousselines, l’expression des visages.

 

 

 vasePivoines.jpg

 

 On découvre le peintre, sa famille, ses contemporains, Zola et le jeune Monet, son amitié pour Baudelaire, à travers son œuvre. On s’étonne de sa défiance envers les impressionnistes auxquels il refuse de se lier au début. On s’imprègne d’un homme et son temps. Mais cela n’est pas spécifique à Manet. La démarche qui consiste à s’enrichir, à apprendre, approfondir sa culture est la même partout, tout le temps, que ce soit au Musée, au théâtre, au ciné.

 zola-copie-1

  

 

 

 

 

Portrait de Zola.

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 Ce qui compte au fond, c’est le sentiment qu’on éprouve, dès qu’on sort, une fois dans la rue, aujourd’hui en 2011. Et pour moi, c’est un trio de couleurs, rouge, blanc, noir qui danse. Un foisonnement de nuances pour chacune. Et ça claque au vent comme si Manet était un pays en fête, le drapeau national flottant au sommet de chaque toit. 

 

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 18:04

02_gavroche_etudiant.gif

 

 

 

Il a vingt trois ans et c’est mon fils. Etudiant, il  vit encore à la maison. Il a des périodes de travail intense, passe ses journées à la bibliothèque avec sa bande de copains pour préparer les examens. Un sandwich et hop, il part tôt le matin. Il rentre vers 22h et le lendemain il recommence. Pas de soirée, pas de week end, pas de sortie. Un zombie, c’est à peine s’il s’intéresse à la météo ou au résultat du match Lille-PSG…

Et puis un soir, c’est fini. Les cours, au panier ! Je ne rentre pas, il dit. On fête ça entre nous, on ne sait pas ce que ça va donner et on s’en fiche. ON DECOMPRESSE !!! C’est très bien, il râle moins, et l’air se décharge en électricité.

 

Cette nuit-là, mon mari s’est réveillé d’un coup en se plaignant. Tu prends toute la place, mais c’est que tu me mets dehors en plus, je n’ai plus de drap. Et moi, encore endormie,  de rétorquer, ah c’est fort, mais c’est toi qui prends toute la place, regarde je vais tomber.

Pour le coup nous étions tous deux bien réveillés. Et d’une seule voix, nous avons crié : mais pourquoi tu lèves, qu’est ce qu’il y a ?

Avant de réaliser que ni moi, ni lui n’étions debout et d’entendre le fou rire de l’étudiant resquilleur qui s’était levé d’un coup pour regagner sa chambre. Il nous a raconté qu’après sa soirée, il était rentré pas très frais. S’était fait chauffer un reste de dîner et puis grand trou noir. Il s’était réveillé avec nos voix, se demandant c’est quoi, cette fille et ce type dans mon lit. S’était observé tout habillé, avec ses lunettes en grand dadais, affalé dans le lit des parents, au milieu. Il était resté ainsi trois heures durant sans qu’aucun de nous ne réagisse.

Même le chat n’y arrive pas d’ordinaire, il se fait chasser illico !

C’est pour ça, je vous le dis, les études c’est pas très bon, ça tourneboule le cerveau des jeunes. La prochaine fois, je pense que nous nous barricaderons mon mari et moi, une commode, une chaise…

Vous avez des idées pour chasser les intrus ?

 

 

 

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 11:03

Le thème cette semaine chez Lajemy est : jeux d’enfants.

 

 

Je suis une fille des îles née au Maroc. Je me répète certainement, je crois l’avoir déjà dit, mais ça fait de moi une fille de nulle part. Une vraie parisienne en somme.

 

Je me suis souviens de mon enfance à Casablanca, à cette époque de l’année, mai-juin. Les amandiers étaient en fleur, les fraises embaumaient les étals des marchés. Nous, ce qui nous intéressait c’était les abricots. Nous choisissions les plus beaux, susceptibles d’offrir les plus gros noyaux que nous collectionnions. Nous les faisions bouillir afin d’ôter les restes de pulpe autour et les ramenions à l’école. Un soleil tiède, chaud vers midi, baignait la cour de l’école française du Belvédère. Tous ceux qui ont connu le Maghreb, enfants, jusque vers le milieu des années soixante dix, ont joué aux noyaux.

 

3327086-apricots-isolated.jpg

Pendant la récréation, nous nous asseyions à même le sol, désignions un noyau comme étant le cochonnet, tentions de nous en approcher avec les autres et de nous approprier ceux des copains. C’était magique, nous venions de partout, France, Grèce, Allemagne, Portugal, Espagne et Maroc bien sûr, et n’avions qu’un seul langage, celui du jeu. Et de l’Afrique du Nord. Ca commençait par: à qui tire ? Ce qui signifiait : qui commence ou à qui le tour ? Mais on n’échappait pas aux : purée, la vie de ma mère, rien que tu touches, je te tue ! Les mains noircies par l’asphalte ou blanchies par la craie qui servait à marquer nos points, la langue pendante, les yeux rétrécis par l’effort, nous écartions nos cheveux de nos fronts brillants de sueur. Le quart d’heure de la récré durait une seconde. Un instant hors du temps, dans la suprême dimension.

Alors quand la cloche sonnait, avant de nous mettre en rang devant les classes, nous ramassions notre butin que nous serrions dans de petits sacs pour les planquer dans nos casiers.

 

Joffo évoquait un sac de billes, mais Tahar Ben Jelloul  parle du jeu de noyaux dans l’un de ses romans il me semble. Pour étaler ma culture littéraire je conclurai en disant un peu comme Amélie Nothomb à propos du Japon,

" Souviens-toi, tout va disparaître, souviens-toi, parce que bientôt tu n'en conserveras que ce que tu as gardé là. " Je me souviens.

 

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 08:45

 

Ca a commencé dans l'avion. La désillusion. Les hôtesses de la Scandinavian Airlanes approchaient la soixantaine et leur tenue ressemblait à un tablier de grand mère. Quant au steward, c'était un homme grand, sympathique, mais chauve. Pour mon homme,yavait péril en la demeure. Parce que vous imaginez bien, les suédoises... et ses fantasmes.

 

Nous sommes arrivés à l'hôtel sans problème, sans nous poser de question mais en révisant bien notre acquis scolaire en langues étrangères. On reconnaît le gaulois à ses intonnations mais le viking parle anglais, à la rigueur.  

Je ne vais pas vous faire un documentaire sur les monuments, les églises, les musées. Vous avez déjà visité Stokholm, ou allez le faire, ou vous vous en fichez. Mais internet est un fidèle compagnon de voyage que je vous laisse consulter.

J'ai envie d'évoquer une semaine de printemps juste avant Pâques. Dans une ville baignée par l'eau, où tous les clichés prennent forment et envoûtent. Sur de larges quais cernés, en plein centre, par les bateaux de plaisance et des habitations ocres, rouges et vertes.

 

 Photo-030.jpg

 

 

Dans une lumière de printemps où le soleil joue les adolescents. Tantôt frondeur, cuisant, rosissant les joues des filles, tantôt timide, blafard, les faisant paraître fantomatiques, enfouies dans des couvertures aux terrasses des cafés.

Car il suffit de déambuler dans Gamla Stan, la vieille ville ou  sur les quais, pour les remarquer, immenses, minces radieuses, déroulant leurs cheveux blonds au vent du nord. Elles sourient naturellement, sans chichi, sans apprêt, ont l'air de poupées.

La suédoise est typique et ne déçoit pas. Le suédois non plus d'ailleurs, c'est un grand blond, fin, sain, avec une espèce de féminité pour certains.

C'est n'importe quoi, il y a en Suède monsieur et madame tout le monde, heureusement. Pas forcément jeune, blond et élancé. Mais cette lumière, l'éclat d'un jour qui empiète longtemps sur la nuit, enrobe, englobe les êtres et les monuments. Un peu comme l'objectif complaisant d'un photographe. Il gomme les aspérités. 

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C'est pourquoi mon homme, me trouve belle au soleil scandinave, avec mon mètre soixante trois de fille des îles, qui n'a plus tout à fait vingt ans. Autant qu'à Paris.

 

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 15:30

 

Le casse tête cette semaine chez Lajemy est: miroir.

 

 

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Comme ça on ne dirait pas. Ou plutôt si, on devine.Un pistil, des pétales et le soleil au milieu. On s'arrête, on regarde, le chatoiement des couleurs, la beauté d'un hibiscus épanoui. Un matin d'été, les parfums des jardins, se sentir exister. Et découvrir au coeur de la fleur, une surface lisse, claire, réfléchissante. Et se dire que la coquette n'en peut plus de se voir belle, rayonnante, repliée sur elle-même pour s'admirer.

 

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 10:16

 

Le casse tête cette semaine chez Lajemy est: monument.

 

 

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Le musée Dali à Figueras en Espagne est une curiosité extrrraaaordinaire, tant à l'intérieur qu'à l'extrérieur. Avec la démesure de l'artiste, son humour et sa douce fooliiie. Je me souviens d'une après midi ensoleillée du mois d'août dans la poussière et la chaleur. Il faut beaucoup de courage et de persévérance pour attendre son tour, stoïquement dans la foule. Alors on photographie le musée sous tous les angles. Et tant pis pour les panneaux qui pullulent devant. J'ai cherché sur internet et j'ai remarqué qu'il y avait souvent des travaux ou des déviations devant le musée. Comme si ça l'amusait Dali, de nous faire tourner en bourrique devaant son musée PHENOMENAAL!

 

 

Photo 015

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 19:16

 

 

Cette semaine le casse tête chez Lajemy est: mini.

 

Tout est relatif. Il y a mini et mini. Dans ce cas, mini est bien rondouillard et se déplace déjà lourdement. Attendez un peu, vous verrez, une fois dans l'eau, il imite maman et nage divinement.  

 Photo 083

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 18:54

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Elle donne le là, c'est à dire le début des phrases, à nous de continuer. C'est à voir sur son blog:  

http://defis-d-ecriture.over-blog.com

 

Je t'ai aimé, parce que...  ton regard tantôt dur, impérieux, ou velouté, disait plus que des mots.

 

Je suis restée, parce que...  tu savais me faire partager tes rêves et tes projets. Tu avais  l'ambition, le cran et l'enthousiasme qui vont avec.

 

Je te quitte, parce que...   je ne me sens pas à l'aise au milieu des tiens, ta famille, tes amis, tes relations professionnelles. Comme si nous, ça n'existait qu'entre les quatre murs de notre amour.  A l'abri, bien au chaud, en songe...

 

 

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 13:48

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Ce sont des soirées VIP, enfin si on considère que les pharmaciens sont des VIP. Elles se déroulent une fois le rideau tombé. Quand on soupire dès que le dernier client est parti. Pas parce que c’est casse pieds les clients mais parce que la disponibilité et l’obligation de bonne humeur demandent des efforts. A nous les pharmaciens. Pas gros les efforts, mais un peu quand même.

D’abord on ne dit pas les clients mais les patients, on ne parle pas de clientèle mais de patientèle. Il faut vous demander gentiment de fournir votre carte vitale et les coordonnées de votre mutuelle, vous informer avec tact quand vos droits sont dépassés, prendre des nouvelles du bébé. Imposer les génériques. En douceur… Comprendre que vous ne pouvez pas régler tout de suite, avancer votre traitement car le médecin est en vacances. Admettre que vous n’aimez pas les sachets, ni les suppositoires. Et sourire, papoter, plaisanter car vous êtes notre survie, notre quotidien, que nous ne saurions nous passer de vous. Notre métier c’est l’humain. Et le commerce.

 

Alors dans ces soirées, rien que pour nous, organisées par les laboratoires ou les groupements pharmaceutiques, on nous chouchoute. Aux petits oignons. Elles ont lieux dans des endroits très agréables, un musée, un théâtre sur les boulevards, un restaurant offrant un beau panorama. Lorsque la Samaritaine existait encore, le magasin a été ouvert rien que pour nous, un soir. Dès l’entrée, une hôtesse coche notre nom sur un listing et nous dirige vers le vestiaire. Tout au long du chemin, ou derrière un grand buffet avec de belles nappes blanches, des serveurs offrent le champagne. A volonté. Avec ou sans petits fours. Le monde arrive, bavard, disert, détendu. Certains ont sorti la belle robe noire et le costume, d’autres s’en fichent un peu. On se retrouve entre professionnels de la profession. Des ho, des ha, des bonjour monsieur le directeur, vous ne connaissez pas mon époux. Je vous présente le petit dernier, la relève est assurée. Il y a ceux qui sont là pour voir. Des couples un peu perdus, une coupe à la main et les yeux dans le vague. Il fait chaud.

Nous avons droit au discours d’un ou plusieurs cravatés. Puis à un spectacle ou un repas à thème : le vin, le cacao… Après le spectacle, il fait faim. C’est cocktail dînatoire, petits fours salés, sucrés, vin, champagne de nouveau. Et la valse relationnelle de bon ton reprend. Il y a comme partout, les piquets de buffet, ceux qui restent devant, picorent copieusement et ne bougent pas.

C’est appréciable vous savez, tous ces efforts qu’on fait pour nous dorloter. Et nous remercier de passer commande régulièrement.

 

Tout ça pour dire qu’à minuit tout le monde s’en va. C’est que le lendemain il faut ouvrir l’officine, vous nous attendez de pied ferme. C’est bien beau de jouer les personnages, de se croire invités au mariage des princes William et Albert, mais notre quotidien, c’est vous, vos petites misères. Les petits fours, c’est comme de la pommade, une panacée dans la grisaille, dans la routine. Vous, c’est du concret. Et vous vous chargez de nous le faire savoir. 

 

 

 

 

 

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