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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 12:27

Pour illustrer le thème de la semaine: les outils.

Quand il a fallu vendre la maison des grands parents, nous avons tout débarrassé, tout vidé. Mais nous ne savions pas quoi faire des outils de jardin. Je suis une vraie citadine et même si un jour, j’achète la maison de mes rêves, en banlieue, pas trop loin de l’agitation de la ville, il sera trop tard. 

Tous ces sécateurs, ciseaux, pelles, pioche, balai, arrosoirs et tuyaux d’arrosage, ça ferait désordre, en attendant, dans mon appartement.

Et comme la maison était un peu à l’abandon, le temps qu’on se décide à vendre mon frère et moi, le temps qu’on trouve un acheteur, les herbes du jardin ont poussé, les feuilles, les graines ont volé chez le voisin. Qui a rouspété. Nous sommes allés débroussailler un peu, le cœur gros et sans conviction. On a sorti les outils, on a retourné la terre, tondu le gazon, ramassé des feuilles et des cailloux. On a fait semblant d’aimer ça. On a découvert qu’on aimait ça, la terre sous les ongles et le cal aux doigts, tout quoi.

Ca n’avançait à rien, il y avait juste le plaisir de faire, pas la joie du résultat. Car la nature a besoin de patience et de temps.

Nous avons eu un acheteur assez rapidement, trop tôt, enfin plus tôt qu’on ne l’espérait. Alors on a compris, il fallait abandonner, tout laisser en plan. A lui de continuer maintenant. Et on s’est dit que nos outils, pour commencer, ça aiderait bien. Alors on les a laissé, il a souri. Il s’est mis au travail.



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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 09:33

Rentrer, pour moi, c’est reprendre le collier. Les premiers jours sont éprouvants, Se remettre dans le bain, les clients, les collègues, la paperasse. Le stress, la sensation de perdre le bénéfice des vacances. Et doucement, le rythme de croisière s’installe.

Mes enfants sont  grands, en stage professionnel tous les deux. Alors plus de cartable, de liste, de cahier, de bousculade et de file d’attente à la caisse du supermarché. Plus de larmes, de goûter à préparer, de réunion parents instituteur ou professeurs. Je ne peux pas dire que ça me manque, au contraire, finies les corvées. Et pourtant c’étaient des moments de complicité, de responsabilisation. Des doutes à lever, de l’angoisse à évacuer. Des câlins, des bisous, retrouver les autres mamans copines, bavarder autour d’un café. Des résolutions, des plannings, déterminer à quoi sera consacré le mercredi. Flûte ou piano, karaté ou judo, farniente ?

Mais cette année rentrer avait une saveur particulière car durant les vacances, j’ai rendu visite à mon instituteur du CM2. Il avait quarante ans quand j’en avais dix. Il en a quatre vingt aujourd’hui. Par la magie d’un site sur internet je l’ai retrouvé au bout de quarante ans. J’avais en tête un homme génial, passionné par son métier, et l’ambiance dans sa classe était tout simplement fantastique. Il me semblait géant, travaillait en costume, portait une cravate, il en imposait.  Je le respectais beaucoup, le craignais un peu, et avec lui j’adorais l’école.

J’ai rencontré un retraité péchu, bon vivant,  souriant, en débardeur. Débordant de projets, curieux des autres, ses anciens élèves ou collègues, mais aussi les autres en général, l’actualité, le monde et sa marche endiablée. Il m’a parlé des enfants, de l’enseignement en France, à l’étranger, de la pédagogie, de sa pédagogie. Je n’étais plus l’élève craintive et admirative mais lui demeurait un instituteur. Il est encore dans l’enfance et je l’envie un peu pour ça. Il n’a plus d’obligation, n’a pas besoin d’avoir l’air docte, sérieux. Il s’est montré espiègle et taquin. Il était jeune, très jeune.

 

Si je retiens quelque chose de la rentrée, scolaire s’entend, c’est ce pouvoir de nous maintenir dans une jeunesse de l’esprit, de faire qu’on se rappelle forcément. Ce n’est pas agréable ou facile chaque fois, mais se remémorer des petits bouts de soi, fait toujours avancer.

  

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 21:23







Voila c'est mon tour, je pars en vacances et mon blog me suit bien sûr. A bientôt pour de nouvelles aventures sur le net. Bises à tous.

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 11:34





Mes photos n’ont rien d’original, un petit château, des tours, leurs reflets dans l’eau… Oui mais il s’agit de La Brède, le domaine gothique de Montesquieu près de Bordeaux. Je l’ai visité un jour de cagnard, un soleil de plomb sur une campagne inerte, paisible, propice au recueillement. Alors on imagine le grand homme écrivant : « la nature s’y trouve dans sa robe de chambre et au saut du lit ».  Pourtant Stendhal invité à la Brède prétendit que «  C’est le pays le plus triste du monde … J’ai aperçu un édifice sans façade, à peu près rond, environné de fossés larges remplis d’une eau fort propre, mais couleur de café »

 

Un édifice austère, pas de collines, pas de vallons, mais du charme, beaucoup de charme. Cela explique que l’auteur des « Lettres Persanes » lui soit resté fidèle tout au long de sa vie. C’était un terrien, il aimait la campagne et les paysans, les valeurs profondes, sincères.

On dit que les yeux reflètent l’état de l’âme,  dans l’eau distinguerait-on  la magie envoûtante d’une demeure ?   

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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 20:42

Juste avant les vacances. Vous savez cet état d’esprit dans lequel on se trouve. Un grand ras le bol, un besoin de soleil et d’écouter le bruit des vagues. On alors une envie d’alpages et de forêts, d’air frais, sec et de randonnées. Alors tout nous énerve, au bureau on a tendance à bâcler, à soupirer. On compte les jours et on les coche sur le calendrier. On s’efforce de ne pas maudire les veinards qui ont déserté leur poste ou vont partir.

Quand on a prévu d’aller loin, hors de France, on établit un itinéraire, on se renseigne sur la monnaie et sur les mœurs là-bas. On se dit qu’on a de la chance, qu’on va profiter, qu’on est en bonne santé, qu’on les moyens de s’offrir de l’évasion, du rêve. On se vaccine, on peaufine son anglais, son espagnol, son chinois. Heu, peut-être pas…. pour le chinois. Mais on écorne le Routard par avance, pour se faire croire qu’on est presque des autochtones, des affranchis, des avertis.

Au bureau on claironne, à la cantonade : « moi dans une semaine, je serai sur les Keys à Miami » On prend un air snob, intéressant, on veut briller un peu, beaucoup ? auprès des collègues. Ou on se projette devant un Pastis au camping de Trifouillis-les-plages, l’air glauque tandis que l’orchestre entonne : à, à, à la queue leu leu.  A moins que Miami ne soit une destination glauque et Trifouillis le summun du chic. C’est une question de point de vue, de sous, de personne.

Il y a ceux qui ont les moyens et la hantise de l’avion, alors l’été c’est tout le temps chez mémé dans sa grande maison.

Il y a ceux qui empruntent pour s’offrir le voyage de leurs rêves, et passeront l’année d’après à rembourser. Il y a ceux qui ont acheté un petit deux pièces au bord de l’eau et qui le rentabilisent année après année sans réfléchir et sans faillir.

Il y a les baroudeurs, ceux qui crapahutent, les aventuriers, il y a les jeunes qui profitent des premiers congés sans les parents. Il y a les fous du Club Mé et  des gentils voyages organisés en général. Il y a les adeptes de vacances à thèmes : la route des vins, dans l’ombre de Chateaubriand, la gastronomie du Languedoc.

 

Et il y a ceux qui ne vont nulle part. Question de point de vue, de personne… J’en doute. Alors les vacances, le bruit des vagues, Heidi, son grand père et ses montagnes, Athènes et le Parthénon, Disney World, c’est dans la tête. Ca bourdonne, ça plafonne, ça peut rendre fou. Il faut s’occuper l’esprit par la lecture, ou l’écriture, ou internet à la bibliothèque quand c’est possible. Il faut chasser les tracas, s’aérer et se mettre en vacance. Couper le contact, la musique et le son du quotidien. Et ça vient doucement, c’est comme le ciel bleu quand les nuages s’effacent. C’est l’état de grâce, le lâcher prise, l’insouciance. C’est, pardon, ce sont les vacances !

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 21:58

Dans la communauté de Dana, le thème est cette semaine: les jeux d'enfants. 

C’est un jeu d’enfant est une expression que l’on utilise souvent pour dire que c’est facile, qu’on n’a pas besoin de se torturer l’esprit, que n’importe qui peut y arriver.

Ca peut-être une formule, une pirouette pour se donner du courage, une sorte d’élan. On pousse un soupir et on y va. On a parfois une lueur de moquerie dans le regard. Quoi ? Tu n’y arrives pas ! Mais un enfant de cinq sait faire ça. On peut le dire  en prenant un air de supériorité, en toisant l’autre des pieds à la tête, en le dénigrant. Le ton devient cassant, sifflant : «  Même un enfant saurait y jouer ! »

C’est un argument publicitaire, ça fait vendre : « regardez ce truc, ça se manipule comme un jeu d’enfant, c’est pas compliqué ». Ca permet de rassurer les anxieux, de relativiser : «  Ne te casse pas la tête, les enfants jouent avec ça tous les jours ! »

 

Mais les enfants quand ils jouent, c’est pour s’évader, oublier, s’inventer un monde, être avec les copains, se créer un univers avec ou sans les parents. C’est pour grandir, remuer, rire et se bagarrer parfois. C’est pour développer leur personnalité, leur intellect, pour s’affirmer et prendre confiance en soi. Les jeux d’enfants sont des jeux qui préparent à devenir adultes. Alors n’en sous-estimons pas l’importance.

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 22:24

En parcourant vos différents posts, j’ai remarqué que vos articles cette semaine n’étaient pas les fruits du hasard. Je dirai même que toutes vos recherches colorées, familiales, exotiques, ont porté leurs fruits. Vous exposez vos goûts personnels, des anecdotes, des recettes de grand-mère, des poèmes, et ajoutez quelques pirouettes qui sont les fruits de vos imaginations.

 

C’est vrai, cette communauté se porte très bien, je dirai même qu’elle fructifie chaque semaine. Nos idées, nos trouvailles sont tout simplement géniales. Je  nous lance des fleurs, mais tout fruit vient de là, n’est ce pas.

Quand je vois ces étalages de fruits bien rangés, ce patchwork,  au marché couvert de Grenade en Espagne, je les perçois comme une récompense, une douceur. Le fruit est toujours le résultat d’un labeur, du travail de la terre. Il est important de rendre hommage aux efforts de nos agriculteurs.

 







Mais le plus beau des fruits est, à mon avis, celui de nos entrailles, celui que l’on conçoit en approchant le fruit défendu !    

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 22:53

C’est l’amour que cette couleur symbolise  le mieux. C’est la  sensualité de  Betty Boop, ses formes généreuses, sa robe près du corps.



C’est la rose que l’on offre sans un mot, que l’on tend timidement, comme un aveu.
C’est la figue que l’on goûte, que l’on savoure avec volupté, son moelleux, sa fraîcheur.







 C’est l’émotion affleurant aux joues, la contemplation d’un coucher de soleil, deux cœurs enlacés,

 deux anneaux sur un coussin de velours. C’est le bonheur de se plaire, cet aura autour d’un couple, la recherche d’un accord, d’une perfection.

C’est un nid douillet dans lequel on se blottit, on a chaud. C’est…. Un cadeau.  Certains en profitent plus qu'il ne faut! 

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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 19:08

Pas toujours agréable la nature. Elle sait se faire cruelle, séductrice, maléfique. Elle attire, elle subjugue, elle est un piège à moucherons et petits insectes naïfs et gourmands. Dans ce jardin botanique de plantes exotiques près d’Auch dans le sud ouest, on se balade au milieu de corolles emplies d’eau et faussement rafraîchissantes. Les victimes se noient alors qu’elles souhaitent s’abreuver en toute innocence. D’autres attirées par des couleurs vives se retrouvent enserrées dans des dents qui s’enchevêtrent afin de ne laisser aucune chance.
 



Et parfois ça donne des idées aux affreux mangeurs d’enfants !












Comme quoi méfiance, il n’est pas question de butiner de fleur en fleur, de baguenauder le long d’un étang, de se faire la cour dans les nénuphars, c’est comme la vie, la nature ça s’apprend, ça s’apprivoise, ça se contemple. De ses richesses viennent les nôtres, de ses dangers surgissent nos drames quelquefois. C’est un plaisir autant qu’un frisson de l’observer.





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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 12:19

Les soirs d’été à Paris au quartier Latin sont magiques. Il y a la douceur de l’air et les odeurs de grillades des petits restaurants. Une foule jeune et bigarrée circule, des camelots ventent leurs marchandises, la musique envahit les rues et les touristes massacrent nos oreilles. Des éclats de rire, des voix haut perchées, ça c’est l’effet rosé frais dans les verres.

Mais moi qui suis une fille, plus très jeune, plus très fraîche, je regarde les filles. Je les regarde et je les admire. Je ne les envie pas car j’ai des  bonheurs et des joies qui  me conviennent et que je n’étalerai pas. Je veux simplement parler de ces magnifiques jeunes femmes qui montrent leurs jambes, leurs seins, leurs fesses, sans honte, sans gêne  et parfois sans pudeur. Certaines sont merveilleuses, on dirait des mannequins, les robes glissent sur elles. De hauts talons dévoilent des jambes galbées, bronzées, des chevilles des mollets fins. Leurs cheveux ondulent au vent, leurs yeux lancent des étoiles, on les sent aériennes, orgueilleuses, filantes, détachées. Je ne vois pas leurs hommes, ils paraissent presque inexistants à leurs côtés mais ils ont un sourire fier et possessif. Normal ! Normal.

 

D’autres ont un ventre rond, des chevilles fortes, le cheveu gras. Elles s’en foutent, elles osent le short, la ceinture ajustée, le décolleté tombant, la cellulite triomphante. Elles ont raison, elles sont jeunes, n’ont qu’une vie et le droit de vivre comme les filles de leur âge. Si je me souviens, lorsque j’avais vingt ans, dans les années 80, on osait moins, on était plus complexé, compliqué ?  Je crois qu’il faut avant tout faire ce dont on a envie et quand on le souhaite, même si ça déplaît, même si ça dérange. Les hommes qui les accompagnent sont tout aussi fiers, tout aussi heureux. Entre 16 et 25 ans, on n’a pas encore de rôle social important à jouer, de code professionnel, de challenge. Ce qui compte c’est de s’éclater, alors LES FILLES NE VOUS EN PRIVEZ PAS.

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