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22 juillet 2019 1 22 /07 /juillet /2019 08:00
SYNDROME CANIN

Il faut nous préparer à subir les caprices du temps, à supporter que l'astre là-haut s'appuie sur nos épaules comme si nous étions capables d'atténuer le feu de ses rayons. Il faut apprendre à supporter les assauts de sa langue brûlante, de ses pattes lourdes et griffues, la pesanteur de son ventre gonflé. Il se comporte comme un bon chien affalé sur nos jambes. Ses flancs se contractent et il halète. Impossible de l'écarter, de se lever, de s'en débarrasser.

Mieux vaut prévoir l'approvisionnement en eau, les rafraîchissements, les pauses en station allongée, alanguie, détendue. Comment travailler efficacement avec cette fournaise?

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15 juillet 2019 1 15 /07 /juillet /2019 08:00
Alain Fleury, Accordeon du 14 juillet

Alain Fleury, Accordeon du 14 juillet

Des journées chaudes, un peu de vent, un soleil capricieux mais les corps sont à la fête et aux nuits multicolores. Des flonflons, des drapeaux, du bleu, du blanc, du rouge. Les pompiers ouvrent les bals, les restaurants débordent sur les trottoirs, les enfants ne dorment pas, les parents baillent debout, ça sent la frite et la merguez. La République aime ses gosses qui le lui rendent bien. Il y a la mollesse, le laisser vivre, le ralenti.

Et puis ce dimanche 14, le ciel est gris sur Paris et le vent froid. C’est qu’on éternuerait, on enfilerait une petite laine. Alors on évalue juillet, compte ses jours à rebours, se pose des questions sur août. Et même si on reste là, si partir ne signifie rien, il y a ce mouvement dans l’air, cette bizarrerie de l’esprit qui fait que le temps des vacances semble parfois s’étirer ou se contracter comme le soufflet d’un accordéon. Et joue avec nos nerfs.

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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 08:00
FARNIENTE

Je somnole et dehors des jeunes jouent au ping-pong. Ca ne me dérange vraiment cet échange de balles, au contraire c’est comme le tic-tac du réveil, ça rythme mon sommeil. Parfois ils s’exclament, ouais, yeah, ou ils applaudissent.

Décidément impossible de dormir. Après tout la sieste de l’après-midi, c’est un peu ringard. Mieux vaut se promener une petite heure, pour la digestion. Mais la balade en plein soleil me plaît moyen. Alors un bon livre, un fauteuil, un verre, du jus, des glaçons, rien n'égale les virées imaginaires.

Et puisque c’est un dimanche sans, ami, enfant, projet, que la rue s’est vidée de ses habitants partis en vacances, l’important est de ne rien faire. Or il m'est difficile de m’asseoir les yeux ouverts et dans le vague. De ne penser à rien, à personne. De ne plus bouger.

Ce n’est pas tout ça, j’ai du repassage qui m'attend!

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1 juillet 2019 1 01 /07 /juillet /2019 08:00
INVITATION

C’est un décor particulier, propice aux rêves et à la réflexion. Avant d’explorer le domaine et d’aller vers les tombes de ses illustres propriétaires, on a envie de se perdre dans la maison. D’y retrouver les années cinquante, le luxe d’une époque, les odeurs, les souvenirs, les attaches d’un couple célèbre dont les œuvres se répondent.

Les cadeaux d’amis, Picasso, Fernand Léger, les fauteuils exotiques, originaires du pacifique, une de ses paires de  lunettes à elle, sa cravate à lui, un  « Frigidaire » authentique, d’immenses bibliothèques, un placard où cacher des polars d’écriture et de lecture facile, un piano, une roue à aube au centre du salon, des objets détournés de leurs fonction d’origine, telle cette balance devenue plafonnier, nous mènent vers eux, dans leur intimité.

Et nous donnent le sentiment qu’ils sont fréquentables. Que par-delà la mort, ils nous invitent, nous attirent, qu’ «Aurélien » nous prie d’écouter. Car même si « Le rossignol se tait à l’aube », on l’entend dans le parc, en sortant de la maison.

Aragon et son Elsa sont des hôtes charmants dont j’ai beaucoup apprécié l’hospitalité au moulin de Villeneuve, le week-end dernier.

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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 08:00
SERENITE

On peut rester comme ça longtemps au bord de l'eau à regarder glisser les canards. Leur lent ballet est hypnotique. En couple, ou solitaires ils fendent le lac et créent des écailles bleutées à la surface,  avec lesquelles le soleil s'amuse. Et puis le bruissement des herbes sur les berges, les sauts brusques des poissons, la chaleur plombant le jour, la réverbération métallique et mouvante, créent une sorte d'univers hors du temps. On y entre à pieds joints, on y passe le dimanche, on évacue le stress de la semaine. Avant d'entamer la prochaine avec sérénité.  

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17 juin 2019 1 17 /06 /juin /2019 08:00
SEDUCTION

Haranguer la foule. Savoir convaincre, intéresser, rassembler. Faire passer des idées, réveiller les consciences, bousculer, secouer. Soumettre des projets, avoir un discours nouveau, emporter la jeunesse avec soi. Parler de l'avenir avec dans la voix de l'enthousiasme, du feu. Reconnaître ses erreurs, les expliquer. Rencontrer la population des quartiers,  accueillir les propositions, les écouter. Parcourir la ville, donner de son temps, être sincère. 

Les municipales se profilent l'an prochain et avec elles le ballet de séduction des élus. Cette statue de Gambetta sur le chemin du travail m'interpelle. Communiquer s'apprend en politique. C'est la base des relations au quotidien.

 

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10 juin 2019 1 10 /06 /juin /2019 08:00
RIDEAU

Ceux-là, on aime les voir se dresser devant soi, on aime qu'ils tombent et dansent, de droite, de gauche. Le vent joue avec et la pluie les détrempe. Ils chuintent et balaient le sol. Ils laissent passer le jour, on peut voir au travers comme s'ils étaient de simple voilages. Ils se soulèvent, se déchirent,  s'arrachent.  On peut s'envelopper dedans, s'en faire une écharpe, se protéger du soleil, blotti juste derrière. Il sont vivants, cassants, éphémères. Ils sont l'été et le printemps.

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3 juin 2019 1 03 /06 /juin /2019 08:00
Dans le parc de la propriété Caillebotte à Yerres

Dans le parc de la propriété Caillebotte à Yerres

Soleil au parc, pique-nique, balades, promenades en barque. Jardin potager, bronzette.  Chahut assourdissant des canards, têtards malmenés par les poissons de la rivière, grenouilles enfouies sous les herbes de la mare et dont les yeux affleurent en surface. Sentiers bordés de rosiers à hauteur d'homme,  déployés en pompons géants. Arbres étirant leurs branches comme les voûtes de cathédrales, projetant leurs feuillages en rubans de dentelle. Bras de fer entre aujourd'hui oisif et demain laborieux. Moment de grâce, être vivant. Profiter de l'instant.   

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27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 20:15
Maurice Rancurel, Les Cartes Postales, 1968

Maurice Rancurel, Les Cartes Postales, 1968

Il faut dire que ça se prépare. Les vacances, avec le temps, c'est de plus en plus compliqué. On souhaite partir loin, tant qu'on peut, qu'on est valide, qu'on marche sans appui, supporte la chaleur, les longues distances, accepte les interminables trajets en avion. On veut tous "tailler la zone" en même temps au bureau, parce que le conjoint. Alors on se chiffonne les neurones et le caractère. On calcule, pour le chat ou le chien, qui va les garder? Les enfants? Oui mais à condition que leurs congés à eux ne coïncident pas avec les nôtres. Sinon il faut solliciter les amis, taquiner Internet, draguer la belle-soeur. 

C'est la course aux visas, aux vaccins, aux antipaludéens. L'heure est grave, réflexions, comparaisons. Séjour, circuit, self made travelling? Ouf, je me demande, si une fois tous ces tracas résolus, on a encore envie de partir! 

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20 mai 2019 1 20 /05 /mai /2019 08:00
FLEMME

Cette fois c'est l'automne. Pluie, froidure et ciel en berne. Alors oui, les fleurs sont là, et le soleil fait parfois une apparition. Il autorise à tomber le manteau et à dénouer l'écharpe, enfin juste ce qu'il faut pour déclencher un rhume ou une angine. Et puis la nuit s'installe à midi. Ce n'est pas vraiment le noir absolu mais cet entre deux opaque et fumé, fumeux? qui oblige à  tripoter l'interrupteur électrique du salon. Et à se caler devant la télé, une couverture sur les genoux,  contre un gros roux qui ronronne. A modifier ses plans pour le week-end: adieu séance d'escalade à Fontainebleau, ou de pique-nique dans les jardins de la propriété Caillebotte. 

A quand la lumière? Pas celle d'en bas, captée par l'eau qui la renvoie en miroir mais  lux, la vraie, venue du ciel, dopant le moral, couvrant les épaules. Est-ce que la saison a oublié de s'imposer? Timidité, fragilité, flemme...

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