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16 septembre 2019 1 16 /09 /septembre /2019 08:00
LA ROUE

Un mariage. Il y a toujours ce moment qu’on appréhende, quand les émotions submergent. Et bien sûr il n’a pas la même signification pour tout le monde. Pour les mariés c’est le oui, le consentement, à la mairie ou à l’église ou ailleurs si les religions diffèrent. Ce « Je le veux » prononcé à voix basse, et qu’il faut répéter parce que gorge sèche, lèvres plombées, sensibilité à fleur de peau. Ce « Je le veux » qui engage » et responsabilise, qui fait couler le rimmel et renifler.

Les parents eux entendent : « Je vous quitte », et ça fait mal. Même s’ils savent et y sont préparés. C’est la perte qui fait mal. De l’enfant devenu homme ou femme, de la vie d’avant, des années de belle jeunesse.

Les témoins, la famille sont les témoins privilégiés d’un partage. Les premiers, souvent de même génération que les mariés, ont leurs repères et les comprennent. Ils vivent au diapason. Les seconds les ont vu grandir et mesurent le chemin parcouru.

Quant à moi, l’amie invitée ce samedi-là, je fus happée par les uns, les autres, écoutant des anecdotes, gobant petits fours et gâteaux, sabrant le champagne. L’émotion est venue quand la salle s’est vidée, quand tout le monde est descendu au sous-sol pour la soirée avec DJ. Quand devant ces tables vides, couvertes de branchages et de fleurs, j’ai vu la roue de l’existence tourner.

 

 

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9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 08:00
DECISION

Pour moi, ce coucher de soleil sur la mer sonne un nouveau départ, lui aussi. Je me plante devant, parce qu'il fascine et imprime sa marque sur tout le décor. L'astre prend son temps, colore l'horizon comme pour indiquer  un projet, un but à atteindre qui serait inscrit dans le ciel, il n'y a qu'à bien observer. Alors je dévore les nuages orangés du regard, et puis les vagues dans l'eau, moussues,  pas encore atteintes par les rayons dorés. Je sais bien qu'elles aussi finiront par roussir à la toute dernière minute. Ma détermination s'affine, mes idées deviennent claires, lumineuses. Je définis un objectif et le disque plonge  dans le miroir de l'eau. L'embrasement est fugace, magique comme la décision que je viens de prendre. Ensuite tout s'obscurcit, parce que si le changement s'amorce, la direction à emprunter reste à définir.

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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 08:00
Làszlo Paàl, Chemin dans la forêt de Fontainebleau, 1876

Làszlo Paàl, Chemin dans la forêt de Fontainebleau, 1876

Ils ont commencé à rentrer et pourtant, les magasins, les supermarchés, les rues semblent encore vides. C'est la semaine d'après le 15 août, on aime croire que tout est ralenti, et que c'est bientôt fini. Ce sont des moments que l'on savoure comme tous ceux qui auront une fin. Lorsque la vie s'emballe et prend un tournant même insignifiant, quand un rythme se rompt ou s'accélère, quand des habitudes sont chamboulées, on freine des quatre fers. Que ce soit positif et apporte du bonheur, que ce soit dérangeant, perturbateur, on hésite, on bloque.
Et puis on y va, vaillant soldat, parce que ce sont les moments qui déstabilisent, qu'on redoute un peu et par conséquent ceux qui les précèdent, qui nous font nous sentir vivants.
Septembre arrive et avec lui l'automne et des résolutions, des projets, des changements. Vive la rentrée!
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19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 08:00
UN PEU DE VOLONTE
Il ne s'est s'est montré qu'à 18 heures. Nous avions prévu barbecue, plein air et lunettes. Mais le ciel est resté gris, le vent frais, les nuages ont été dissuasifs. Alors nous avons navigué entre dehors et dedans. La viande grillait, les frites refroidissaient, le rosé tiédissait dans les verres. C'était un repas décalé comme nos conversations, des hein, tu dis quoi, je reviens, ça brûle, commencez sans moi. Pourtant, au bout du compte, ce fut drôle, agréable et même très bon.
Ce fut contourner l'obstacle, ne pas lui laisser prise. On arrive toujours, avec un peu de volonté à .. Trouver le soleil.
 
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5 août 2019 1 05 /08 /août /2019 08:00
PERRETTE
Je l'ai photographiée car
Elle évoque Perrette et son pot au lait, les projets dont on rêve et qu'il faut mener à leur terme sans se laisser distraire.
Svelte, élancée, elle a une silhouette fine, qu'on lui envie, des proportions idéales, des bras délicats, un port de tête audacieux.
Posée à l'entrée d'un hôtel, elle semble narguer le voyageur, l'inciter à se bien conduire par sa tenue, son maintien, sa discrétion.
Les pli de sa tunique, le drapé, voluptueux tout contre le corps, accroche le regard.
Je voulais en garder le souvenir, comme celui d'une beauté au regard inquisiteur, au sourire légèrement moqueur, provocateur piquant la curiosité. 
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29 juillet 2019 1 29 /07 /juillet /2019 08:00
Image Philippe Plisson, La Mer, Editions de La Martinière

Image Philippe Plisson, La Mer, Editions de La Martinière

Etes-vous de ceux qui, pendant les vacances ou du moins, quand ça s'arrête la routine, lever, douche, boulot, se posent? De ceux qui, vacances ou retraite, limacent. S'étalent, pesant de tout leur poids sur un lit, un fauteuil ou le sol. Décident que la vie est observation, détail, lenteur. Se plaisent à ne rien programmer, anticiper, conquérir.
Etes-vous de ceux qui courent, volent, prennent le train, roulent à vélo, portent un sac sur le dos et partent à l'aventure, guidés par Google maps? Ne savent pas où ils vont exactement, ni même quand il seront de retour. Ont une vague idée d'itinéraires, ou d'étapes,  ont prévu sensations, cascades, grimpette, traversées de lacs, de rivières, escalades. Ne se savent heureux que s'ils peinent, découvrent, se dépassent.
Etes-vous de ceux qui, quel que soit le mode de défoulement, de déconnexion,  quel que soit l'échappatoire choisie, se sentent vivants et heureux?
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22 juillet 2019 1 22 /07 /juillet /2019 08:00
SYNDROME CANIN
Il faut nous préparer à subir les caprices du temps, à supporter que l'astre là-haut s'appuie sur nos épaules comme si nous étions capables d'atténuer le feu de ses rayons. Il faut apprendre à supporter les assauts de sa langue brûlante, de ses pattes lourdes et griffues, la pesanteur de son ventre gonflé. Il se comporte comme un bon chien affalé sur nos jambes. Ses flancs se contractent et il halète. Impossible de l'écarter, de se lever, de s'en débarrasser.
Mieux vaut prévoir l'approvisionnement en eau, les rafraîchissements, les pauses en station allongée, alanguie, détendue. Comment travailler efficacement avec cette fournaise?
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15 juillet 2019 1 15 /07 /juillet /2019 08:00
Alain Fleury, Accordeon du 14 juillet

Alain Fleury, Accordeon du 14 juillet

Des journées chaudes, un peu de vent, un soleil capricieux mais les corps sont à la fête et aux nuits multicolores. Des flonflons, des drapeaux, du bleu, du blanc, du rouge. Les pompiers ouvrent les bals, les restaurants débordent sur les trottoirs, les enfants ne dorment pas, les parents baillent debout, ça sent la frite et la merguez. La République aime ses gosses qui le lui rendent bien. Il y a la mollesse, le laisser vivre, le ralenti.

Et puis ce dimanche 14, le ciel est gris sur Paris et le vent froid. C’est qu’on éternuerait, on enfilerait une petite laine. Alors on évalue juillet, compte ses jours à rebours, se pose des questions sur août. Et même si on reste là, si partir ne signifie rien, il y a ce mouvement dans l’air, cette bizarrerie de l’esprit qui fait que le temps des vacances semble parfois s’étirer ou se contracter comme le soufflet d’un accordéon. Et joue avec nos nerfs.

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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 08:00
FARNIENTE

Je somnole et dehors des jeunes jouent au ping-pong. Ca ne me dérange vraiment cet échange de balles, au contraire c’est comme le tic-tac du réveil, ça rythme mon sommeil. Parfois ils s’exclament, ouais, yeah, ou ils applaudissent.

Décidément impossible de dormir. Après tout la sieste de l’après-midi, c’est un peu ringard. Mieux vaut se promener une petite heure, pour la digestion. Mais la balade en plein soleil me plaît moyen. Alors un bon livre, un fauteuil, un verre, du jus, des glaçons, rien n'égale les virées imaginaires.

Et puisque c’est un dimanche sans, ami, enfant, projet, que la rue s’est vidée de ses habitants partis en vacances, l’important est de ne rien faire. Or il m'est difficile de m’asseoir les yeux ouverts et dans le vague. De ne penser à rien, à personne. De ne plus bouger.

Ce n’est pas tout ça, j’ai du repassage qui m'attend!

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1 juillet 2019 1 01 /07 /juillet /2019 08:00
INVITATION
C’est un décor particulier, propice aux rêves et à la réflexion. Avant d’explorer le domaine et d’aller vers les tombes de ses illustres propriétaires, on a envie de se perdre dans la maison. D’y retrouver les années cinquante, le luxe d’une époque, les odeurs, les souvenirs, les attaches d’un couple célèbre dont les œuvres se répondent.
Les cadeaux d’amis, Picasso, Fernand Léger, les fauteuils exotiques, originaires du pacifique, une de ses paires de  lunettes à elle, sa cravate à lui, un  « Frigidaire » authentique, d’immenses bibliothèques, un placard où cacher des polars d’écriture et de lecture facile, un piano, une roue à aube au centre du salon, des objets détournés de leurs fonction d’origine, telle cette balance devenue plafonnier, nous mènent vers eux, dans leur intimité.
Et nous donnent le sentiment qu’ils sont fréquentables. Que par-delà la mort, ils nous invitent, nous attirent, qu’ «Aurélien » nous prie d’écouter. Car même si « Le rossignol se tait à l’aube », on l’entend dans le parc, en sortant de la maison.
Aragon et son Elsa sont des hôtes charmants dont j’ai beaucoup apprécié l’hospitalité au moulin de Villeneuve, le week-end dernier.
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