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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 08:00

 

      Défi 98 chez Quichottine: jeudi en poésie, sujet libre

 

20-janvier-2013-4326a.png 

 

Quand l’obscurité tente de couvrir  la neige

Le sol repousse encore les ombres de la nuit

C’est une lutte d’amour, une conquête, un siège

Car le doux manteau blanc résiste tel un étui

 

Il capte du crépuscule tous les rayons bleutés

Dans un dernier sursaut éblouit les passants

Transforme la fureur en sons confus, ouatés

Et la ville s’emmitoufle  dans son fourreau  d’argent

 

C’est alors que s’allument ensemble les réverbères

Déversant de l’or pâle comme de gros boutons

Cousus dans le paletot de l’infernal l’hiver

Qui refuse de céder sous mars et ses bourgeons

 

L'on s'aperçoit aussi que la saison est en peine

Car malgré sa rudesse,  elle sait émouvoir

Des larmes de glace coulent le long d’étranges  gaines

Forgées dans le métal des yeux de la nuit noire

 

 

 

 

 

 

 

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 08:00

Jeudi en poésie d'inspiration libre  chez Quichottine

 

20-janvier-2013-2633.JPG

 

Il y a deux ans si tu savais,

Après le drame on aimerait

Se dire : ce n’était qu’un cauchemar

Comme la peur, la nuit, le noir

Mais toutes ces villes désertées

Et ces familles relogées

Dans des baraques de fortune

D’où l’on n’aperçoit pas la lune

Sont une triste réalité

De ce fier Japon dévasté

Heureusement, des enfants rois

Avec de la vie devant soi

Des projets, et comme toi

Des rires, des chants et de la joie,

Survivront à  Fukushima

 

 

 

 

 

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 08:00

Envie de soleil, en poésie, pour les CROQUEURS DE MOTS pilotés cette quinzaine par «Un soir bleu »

 

 

 

 

danse-du-soleil.jpg

 

 

 

C’est l’absence de lumière en février qui dort

Et le ciel aplati, fondu dans le décor

D’une ville engourdie où le vent siffle et mord

C’est le froid saisissant, ses piques de matador

 

C’est  mon corps frissonnant, c’est la grippe et le rhume

C’est mon cœur esseulé et noyé dans la brume

Ce sont mes lèvres serrées, dans la bouche, amertume

 Et mes pas alourdis de neige sur le bitume

 

C’est du noir et du gris, c’est un temps incolore

     Le verglas et la pluie cinglant les rues encore

 C’est la nuit à midi, et le soir qui dévore

 Les heures de la journée, à moins qu’elles s’évaporent

 

Qui provoquent le besoin de changer de costume

Invoquer le soleil et se vêtir de plumes

Comme jadis les indiens, s’en remettre aux coutumes

Et repousser l’hiver  en une danse posthume

 

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 08:00

 

 

Jeudi en poésie chez Lilou : Souvenirs, Comme en CM2,

 

 

ecolier.jpg

 

 

Aller sur le chemin le cartable à la main

Traverser le jardin, rattraper les copains

Et réciter ses fables

Se souvenir des tables

 

Dans la cour de l’école, jouer à la marelle

Sauter sur ses guibolles, se voir pousser des ailes

Et le rouge au visage

Jouer les enfants sages

 

Entrer en rangs serrés, deux par deux alignés

Avant de se poser, attendre sans broncher

Que le maître s’installe

Qu’il donne le signal

 

Etudie en silence, écris sous la dictée

Concentré  et méfiance, évite de copier

Le voisin peut toujours

Te  jouer quelque tour

 

Regarde le tableau, retiens des phrases, des mots

Ecoute les leçons, et oublie les oiseaux

Qui chantent à la fenêtre

S’égosillent à tue-tête

 

A l’heure de la récré, tu auras le loisir

De les intimider, de te mettre à courir

De jouer aux indiens

Aux cow boys, aux lutins

 

C’est ta dernière année de réelle insouciance

Les notes, les carnets n’ont pas trop d’importance

Alors profites-en

Et vis le mors aux dents

 

Apprends au moins les bases, repère tout ce qui doit

Rester dans ton cerveau, et qui fera de toi

Un collégien demain

Heureux sur le chemin.

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 08:00

 

Défi 96 chez Lilou : Parlez-moi d’amour

 

Saint-Valentin.jpg

 

Quand il est là, c’est l’évidence et on y croit

Loin des frissons,  des tremblements, tout cet  émoi

C’est une présence qui installe un bonheur dense

La paix en soi, une lumière, une joie immense

 

Il est odeur, sourire ou geste, il est souvenir

Tu  le repères les yeux fermés, il est avenir

Il est  appui,  maître ou moteur,  guide ou soutien,

 L’âme s’y abreuve et s’en nourrit, il est maintien

 

Même l’absence est un prétexte, l’entretenir

Ravive une flamme qui ne saurait pas s’évanouir

Et l’idéal se met en place, chasse le banal

            Quand l’éloignement redresse et fixe les coeurs bancals.           

 

Les années posées sur lui comme des bandelettes

Couvrent parfois petits malheurs, suppliques muettes

Enfin qu’importe puisque les mains, puisque les yeux

Se cherchent et fondent lorsque les cœurs sont  amoureux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 08:00

Défi 95 chez Lénaïg: tout ce qui est grand est étonnant

 

statues.jpg

 

Se tournant vers la mer, ne songeant qu’à l’action

Ils cherchent du regard la terre de leurs ancêtres

Et s’ils courbent l’échine, ce n’est pas soumission

Mais repli salutaire, juste avant de renaître

 

Comme l’hiver s’enfuit chassé par des vents doux

Dans ces pays d’Europe d’où viennent les tortionnaires

Eux sous les alizées, rêvent de ce moment fou

Qui les consacrera, hommes, libres et volontaires

 

Ils ont le cœur usé et le corps décharné

Ils ont les mots brûlés et la voix éraillée

Ils ont des chants, des pleurs et des cris étranglés

Ils ont dedans leurs chaînes une douleur tatouée

 

Ils sont ainsi dressés, alignés et immenses

Ils ont la dignité des âmes en souffrance

Ont subi exactions et tortures et outrances

Aujourd'hui assemblés et calmes en apparence

 

D’un naufrage meurtrier, symbolisent la blessure

A l’Afrique arrachés, au golfe de la Guinée

Anonymes de la traite, eurent vie de meurtrissures

Triangle reconstitué d’un commerce négrier

 

 statue-esclaves.jpg

Les statues de l'Anse Caffard édifiées à l'initiative de la ville du Diamant en Martinique 

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 10:00

 

Suzâme nous invite à réfléchir sur le thème de la fête

 

20-janvier-2013-1498.JPG

Photo prise à la Maison de la Violette à Toulouse

 

Avoir le cœur en fête sans trop savoir pourquoi

On ne le nomme pas, c’est quelque chose en soi

Un sourire,  un baiser, un mot transi plaqué

Aux lèvres d’un amour, vaincu et désarmé

 

Soudaine apparition d’un soleil nu et rond

Délesté de nuages, un ciel bleu dans le fond

Un matin froid et sec, l’hiver à la campagne

Au détour d’un sentier, la bonne humeur me gagne

 

Bien au chaud sous la couette, au pied le chat blotti

Dehors c’est  la tempête, je rêve de Tahiti

J’en oublie la tourmente, des rêves plein la tête

J’entends le vent siffler, là dessous les palmiers

 

C’est la rue de l’école, ils s’en vont pépiant

Comme les hirondelles ils refont le printemps

Et glissent les écharpes, et volent les bonnets

C’est l’heure où l’on s’évade, où l’on fuit les dictées

 

Là-bas dans la vitrine, oui je la reconnais

Elle est douce et bien neuve, comment a-t-elle fait

Pour soigner sa fourrure et garder un œil vif ?

Peluche de l’enfance, émotion, coup de canif !

 

Toutes ces petites joies, ces bonheurs ordinaires

Emaillent nos vies parfois de rires élémentaires

Nettoyons nos mémoires comme de belles assiettes

Chacune de nos heures contient son lot de fêtes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 10:00

 

20-janvier-2013-2577.JPG

 

Celui de mes sept ans se prénommait Jean Marc

Deux ans de plus que moi, nos fou-rires dans le parc

Il me galvanisait, c’était mon petit Dieu,

Et je le dévorais en ouvrant grand les yeux

 

Plus tard vers dix, onze ans, je lui ai préféré

Des personnages célèbres, et hors de ma portée

Voyageurs dans le temps ou sous les cocotiers

Le Sandy de Flipper, le Léo de Losey

 

A treize ans je m’étais entichée de Michel

Pauvre papillon qui s’était brûlé les ailes

En volant les sujets des épreuves du bac

Et qu’on avait surpris la main dedans le sac

 

A vingt ans je croyais à l’amour éternel

Et pour un beau marin, aurais décroché le ciel

Hélas, la belle image, ténébreux loup des mers

N’était, je dois l’avouer qu’une autre de ces chimères

 

Aujourd’hui mon héros est à côté de moi

Et je peux le toucher, mieux, entendre sa voix

Il a certes, des défauts,  je ne suis pas parfaite

Il arrive qu’entre nous, souffle parfois la tempête

 

 Mais il a du héros une belle qualité

En toutes circonstances, sur lui je peux compter

 

 

 

 

 

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 10:00

C'est la phrase d’accueil de Suzâme sur son blog, qui me plaît : Renaître, revivre, tout refaire.

 

hippie.jpg

 

J’aime à  croire que la vie en fournit l’occasion

Et quand l’année commence, longue et porteuse d’espoir

 Ouvrant à son passage un immense couloir

Nos désirs et nos rêves entrent en collision

 

Et quand l’hiver se pose, installant le silence

La froidure, la tristesse des journées raccourcies

Une  flammèche ardente au fond des cœurs enfouie

Des heures tièdes et claires, temporise l’absence

 

Soudain un  pâle rayon caresse nos épaules

S’épanche, bienveillant,  charnel, revigorant

Le désir de piaffer et d’aller de l’avant

Nous saisit et nous lance dans une course folle

 

Le retour des jonquilles nous procure l’ivresse

La fièvre,  la folie, l’innocence, la jeunesse

Et de quoi rebondir,  oublier nos faiblesses

Renaître et revivre, tout refaire,  allégresse !

 

 

 

 

 

 

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 08:00

 

Pour ce jeudi en poésie dont le thème est laissé au choix par Lilou, j’ai choisi de retravailler un petit texte que j’avais publié il y a quelques années. C'est la fin de l'année, je me mets en mode vacances et serai un peu moins présente sur mon blog et sur les vôtres, par conséquent. Joyeuses Fêtes à tous!

 

 

 

Noel-2012.jpg

 

 

Décembre, fébrile comme une demoiselle pressée

D'atours inoubliables aimerait se parer

Et vers les grands boulevards, ébouriffé, blafard,

S'en va baguenauder, s'en va quérir un fard,

Hausser le front, le nez, et la bouche plaquer

Tout contre les vitrines si grandes illuminées,

Ne sait s'il doit sourire, ne sait s'il faut oser,

De guirlandes et de boules, de bougies se parer.

Pourquoi tant de questions, une telle hésitation ?

Fêter  Noël n'admet point d'interrogation !

 

 

 

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