La terrasse d’un café, une lumière crue, des éclairs dans les lunettes. On s’y croirait, les palmiers aussi. Pourtant il faut encore attendre, on nous promet du gel, du froid, des couteaux dans les jambes, la neige en pardessus. On nous promet aussi un...
Je viens de terminer le dernier Michel Bussi : « T’en souviens-tu mon Anaïs ? » qui aborde le trompe l’œil, les interprétations faussées, comme souvent chez cet auteur. Le temps est plutôt retors cette année, je me demande s’il faut regarder les cerisiers...
Hier c’était leur fête. Alors on a pensé à nos mamans, à nos mamies, à nos enfants. On s’est rappelé quand on était petit. On a sorti les photos. Du placard. De l’Iphone. De l’ordi. On en a pris. On a donné tout plein de bisous. Partagé des gâteaux. Offert...
2015 est installé et c’est le temps des résolutions, des nouveaux et bons départs, des projets. C’est le temps des souhaits, des bises de bonne année, de la copine d’enfance ou du grand oncle dont on se souvient ou qui se rappellent à nous d’une phrase...
Chez Enriqueta pour ce 141ème jeudi en poésie, j'ai repris le défi 28 de Tricôtine: "Le grenier" Il a fallu réinventer La cave humide et le grenier Sans renverser une bouteille Mais visiter chaque corbeille Faire grincer le cheval à bascule Quand la nuit...
Défi 135 chez Lilou pour les Croqueurs de mots : Un homme ou une femme reçoit un cadeau, un colis, une lettre … Il peut lui plaire ou pas… il peut lui être destiné ou pas… A toi sur qui je compte, Cette année et jusqu’au dernier moment tu ne sauras pas...
Les voyages en train, la nuit, sont toujours une aventure. Ca commence dès le départ avec le bruit des rails sur la voie, un chuintement puis un ronron qui enfle et installe le sommeil dans les wagons. Ca vient doucement, chacun discute avec chacun, on...
Défi 132 chez dimdamdom59 pour les croqueurs de mots : une expression courante de la langue française réinventée par moi. C’est l’instant où le jour se retire comme une vedette déchue qui ne supporte plus son physique dans la glace. Il garde encore un...
Par solidarité avec mes confrères et pour préserver le rôle du pharmacien, je fermerai mon officine le mardi 30 septembre. Mon métier consiste principalement à délivrer des ordonnances prescrites par des médecins, à m’assurer de la compréhension des posologies...
Pour répondre au défi 130 lancé par Lenaïg pour les Croqueurs de mots : herbe et béton. Une île, un pavillon, vivre dans un cocon S’entourer d’air et d’eau, libre comme les oiseaux Un arbre à l’horizon, bien rare est le gazon Une vie en autarcie, le bonheur...
Elle ramait, suait, avait les bras, le bas du pantalon et les jambes trempés, ne sentait plus ses fesses sur le bois du canot. L’air était doux maintenant, elle frissonnait en embarquant mais elle venait d’ôter son pardessus afin d’offrir ses épaules...
Défi 124 chez les croqueurs de mots : jeudi libre en poésie pour Dômi Flâner à deux, suivons la route, seule ambition Dans la tiédeur d’un soir d’avril, une illusion Sans nous hâter, main dans la main, gagner le pont Nous embrasser dessous la voûte, juste...
Puisque l’été s’annonce, et la musique se fête, la chaleur montre son nez, les jours allongent et les jupes raccourcissent, les pieds se dénudent, les têtes portent chapeau et les yeux chaussent lunettes, le rosé se boit frais, tomates et mozarella copinent,...
Jusqu’au 28 avril Pierre Arditi lit ce qu’il aime au théâtre du Rond-Point à Paris. Je ne suis pas allée au théâtre mais je voulais vous raconter une anecdote qui m’a été dite et qui reflète bien les progrès de notre société et ses petits couacs. Avant...
Voilà comment j’entends profiter de juin et des beaux jours. Telle une chatte postée à la fenêtre au milieu des pompoms du balcon. L’air est doux, et les oiseaux hument le printemps juste avant qu’il ne plonge dans l’été. Il a un parfum tout particulier,...
Vous me dites Paris, la grande roue l’Obélisque. Vous me dites dimanche, le printemps, les touristes. Vous insistez, les cerisiers sont en fleur, songe à la douceur. Certains pique-niquent. Vous me chambrez, le Marathon, c’est ce week-end, tu ne savais...
Emile Verhaeren parle d’un saule et déclare l’aimer comme un homme. Cet arbre-là je ne lui connais pas de nom. Et s’il me plaît, c’est parce qu’il ploie. Parce qu’il n’est pas d’un bloc, inébranlable. Avec un tronc solide à l’écorce rongée mais coriace....
Pour apprécier cet éloge faut-il réellement connaître Saint John Perse, Paul Claudel ou Léopold Sedar Senghor ? Être féru de poésie hermétique, très littéraire, avoir lu Rimbaud, avoir des notions d’alexandrin, de rythme, se passionner pour un style laudateur...
Inscrit au sol comme ça on se demande si ce n’est pas une invitation à se taire pendant qu’il passe, ou à s’arrêter parce qu’il se cache derrière l’une des portes des maisons alentour. Un attrape-couillon servant à garder les yeux baissés et à heurter...
Septembre estime que son rôle est terminé. Fini de briller, de chauffer, de maintenir aux jours une longueur raisonnable. Il sait que nous sommes rentrés, ravis, reposés. Nous étions entre parenthèses, sortis de nous-mêmes et ailleurs. Nous venons juste...
Défi 132 pour les Croqueurs de mots, chez dimdamdom59: expression de la langue française revisitée à ma manière et en poésie. Aujourd’hui une pluie fine a balayé l’automne Octobre et ses jours plats s’imposent monotones Séquestrent les couleurs et installent...
Il m’a expliqué. Ce n’est pas si simple. Il est valide, on lui a posé un stent cardiaque il y a quelques années. Il n'avale qu'un comprimé anti-hypertenseur, voilà pour les médicaments. Il ne coûte pas cher à la sécurité sociale. Il est veuf depuis deux...
C’était samedi soir, un bar comme un autre. Une scène et un groupe, guitaristes et chanteur, de la musique pour tous les âges, Manu Chao, Mark Knopfler, de la bonne musique, des spots lumineux, on siffle, on applaudit, on chante aussi, on n’ose pas encore...
Défi 132 chez dimdamdom59 pour les Croqueurs de mots : raconter à sa manière une expression courante de la langue française. Désolée, je n’en explique pas vraiment l’origine ! Si je pouvais tromper le temps Freiner le cours de mes journées Si l’amour...
C'est celui qu'on a envie de prendre, tout droit sans accroc ni détour. Il mène vers la douceur et les jours bleus. Il motive , incite à courir sans effort. A flâner, le nez au vent, à rêver en écoutant les oiseaux. Il est bordé, sécurisé. Il nous évite...