Retourner travailler c’est un peu ça. Poser un dragon sur les vacances. Mais il est bienveillant, il ne crache pas de feu. Il nous indique simplement qu’il est temps de passer à autre chose. Nous sommes amenés à retrouver la routine. Avec d’étroites fenêtres...
Si on allait à la pêche. Un matin à la fraîche, avant le défilé des maillots de bain et des paniers de pique-nique. Installer les cannes dans l’herbe. Observer les frémissements de l’onde, y voir danser les nuages. Se dire que le soleil est magicien....
Constater que les jours allongent, comparer les galettes, les tailles les prix, la quantité de beurre et de frangipane, sortir emmitouflée par un temps froid et sec, débusquer un rayon de soleil pris dans le ciel glacé, courir les soldes et ne rien trouver...
Dans trois jours, il y aura l’anniversaire. On aurait préféré ne rappeler que celui-là qui fut violent, bouleversant, tragique. On aurait évoqué des hommes et un journal, la liberté d’expression, dénoncé le radicalisme religieux, l’embrigadement, la cruauté....
Cette Saint Sylvestre a pour moi un caractère particulier. Il y a trente ans, le 31 décembre 1985 j’avais rencontré celui qui allait devenir mon mari. Je mesure le temps parcouru bien sûr mais chaque 31 décembre est une rencontre avec soi-même. On partage...
On peut être comme lui, derrière les vitres d’une fenêtre et observer la vie des autres, de loin. A l’abri du vent et de la pluie. Privé du soleil et des parfums de l’été. Et se dire que c’est mieux. Ne rien brusquer, ne pas oser, se contenter de… Les...
Les vacances pour certains c’est le bout du monde. Des paysages, des climats, des odeurs, une gastronomie, des coutumes pas comme chez nous. L’évasion c’est offrir au regard un univers qui déboussole parce qu’on ne soupçonne pas qu’il existe. D’où l’on...
On dirait qu’il est sorti de l’Europe. Lui aussi a choisi le break. On lui demande de se conformer à des règles, apporter sa contribution, respecter des quotas. Et il n’a pas l’intention de plier au risque de perdre une partie de ses avantages : ne plus...
La compagne de mon fils est polonaise et parle l’anglais, l’italien, l’allemand et le français bien sûr, en plus de sa langue maternelle. L’espagnol un peu, aussi. Elle dit que ça n’est pas parfait, elle ne maîtrise pas tout, le français est bizarre,...
L’automne c’est le bruit des feuilles sous les pas, un craquement sec comme l’huile de friture. Mais il faut aller aux champignons dans les sous-bois, avec un canif et un panier en osier. Parce que là c’est magique. Le sol est rouge, doré, personne ne...
Samedi 12 septembre, le théâtre de l’Olympia affichait complet. J’avais retenu mes places depuis novembre. Alexandre Astier donnait son Exoconférence. Les extra-terrestres comme on n’a jamais osé les évoquer, entre amusement, absurde, canulars, incrédulité,...
Dans les hauteurs et dans les pins Dont les aiguilles cliquètent au vent Loin des rires, des chants des marins Saint Raphaël oublie le temps Ici ni vagues, ni embruns Le sel ne colle pas aux lèvres Un été bleu, calme et serein Dépose ses pigments en orfèvre...
S’estimer protégé derrière des rochers Pesants, lisses et luisants tout comme ses pensées Acquises, intemporelles, et si peu essentielles C’est le credo de l’homme, aveugle, superficiel Car il refuse de croire du fond de sa caverne Que le monde se tient...
Jeudi en poésie libre pour ce 146ème défi chez Lilousoleil pour les Croqueursdemots. Sous la voûte lumière, avancent les gabares Elles fendent, silencieuses, l’eau claire des marais S’emparent des reflets, et à l’onde s’amarrent S’imprègnent des senteurs...
143ème jeudi en poésie chez Enriqueta pour les Croqueurs de mots, évoquer une étrange maladie. J’ai choisi de me baser sur le poème d’Emile Verhaeren, Un saule, ou tout au moins sur la portion tronquée que j’avais apprise au CE1ou CE2. Cette rage-là,...
J’ai rencontré Mr C. dans l’escalier l’autre jour. Il galopait comme d’habitude, habillé en costume, un peu court le pantalon. Il revenait de chez des amis, il a souvent des invitations, des sorties, des voyages, pas étonnant, il est hyperactif. C’est...
Pour ce 134ème défi chez Jill Bill pour les Croqueurs de mots, le thème est: Chat Alors! Toute menue, elle m'avait plu Blottie contre un mâle débonnaire Elle ouvrait grand ses yeux jaune clair Etirait ses cuisses dodues J'ai cru un temps l'apprivoiser...
Sujet libre ce jeudi pour le Défi 133 chez Harmonie pour les Croqueurs de mots Allons flâner à Carcassonne, vois les remparts ! Sur les pavés des pas résonnent, glisse l’histoire Et des croisés nobles et fiers, des jouvencelles Se jouent de l’ombre, des...
123ème Défi pour les Croqueurs de mots, chez jill-bill : dans la peau d’un agent immobilier chargé de la vente du bien ci-dessus. Comment c’est un taudis ! On voit bien que vous n’avez pas l’œil du poète. Allez, il faut vous dérider un peu, laissez tomber...
Maurice Elie Sathou Le soleil joue sur l'étang Si ce n'était pas le soleil mais un feu d'été ou les marques de l'automne posées par petites touches orangées sur la toile, j'aimerais ce tableau tout autant. Il est de ceux qu'on distingue immédiatement...
Edouard Manet, L'Evasion de Rochefort, 1881 Immensité, solitude, exiguïté, tangage, roulis, dérive, humidité, embruns, clapotis, vent, lueurs, promiscuité, iode, sel, bois, flots. Flots. On ne voit qu'eux. Qui envahissent le tableau et engloutissent la...
J’aime le soleil quand il brille sans chauffer et ne m’oblige pas à cligner des yeux. Il est juste posé dans le ciel pour m’inciter à sortir et parcourir la ville, les champs, ou longer la rivière. Il illumine mes dimanches après-midi. Des papillons blancs...
Tournage de "Meurtres au Paradis" à Deshaies, Guadeloupe Aujourd’hui on ne dit plus feuilleton, on dit série mais c’est pareil. Avec de l’action, des intrigues, la jalousie, les tromperies, de l'amour et des meurtres. Je suis accro aux séries policières....
J’ai mis Novembre dans une boite en carton C’est une idée que l’hiver m’a soufflé Le couvrir de papier, coller ton nom Sur le bolduc dont je l’ai entouré C’est un présent que j’ai pour toi choisi, En plus des souhaits que tu as formulés Je sais bien sûr...
Défi 112 chez Lénaïg: commencer son texte par « Quand les poules auront/avaient des dents » Quand les poules auront des dents je saurai pourquoi les mots dégoulinent de mes doigts sur la page comme de la confiture qu’on étale partout, malgré soi. Ca me...