Pour illustrer le casse tête de la semaine chez Lajemy : les plats d’hiver.
La cuisine c’est pas mon truc, pas de patience, pas de passion. Pas de discernement dans le choix des épices et des sauces. Réaliser des recettes que l’on mitonne des heures durant, oh là, quelle galère ! Ce n’est pas que je sois au régime ou que je surveille ma ligne, enfin si, j’y veille, un peu. J’adore la bonne cuisine, la vraie, qui colle au corps et au coeur. Les plats d’hiver classiques, potées, ragoûts, raclettes, choucroutes et autres couscous font partie de mon panier gourmand. Le raffinement, le chatouillement des papilles, et le velours d’un bon vin qui accompagne le tout. Eh oui, je raffole de ce que d’autres élaborent. Heureusement que vous, membres de cette communauté, êtes là pour moi.
Mais puisque je n’ai pas le bonheur de vous allécher par mes talents, je vais cuisiner ce que je sais faire mijoter agréablement, les mots. Mes plats d’hiver sont des plats divers. Si j’avais un menu à établir, outre le plat du jour et celui du chef, je ne proposerais que quelques formules. Ce serait sobre, peu varié mais frais, avec des légumes du potager et des viandes, des poissons, achetés le matin au marché. Hum, j’en concocterais des plats de résistance… Je saurais je crois, vous accueillir en toute simplicité, sans en faire tout un plat. Ce serait convivial, joyeux et surtout pas guindé. Pourtant, vous auriez le sentiment que j’ai mis les petits plats dans les grands. Pour vous faire plaisir, que vous gardiez un merveilleux souvenir de ce moment. Que vous disiez, Mansfield, elle sait recevoir, quelle hôtesse hors pair !
Oh, si j’arrêtais d’en faire tout un plat !
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Samedi, je suis allée avec des amis, dans un restaurant chinois près d’une gare parisienne. C’est un peu la cantine, on se sert comme au self, on remplit son assiette, une, deux, trois fois. On exagère et on mange trop, attiré par tout, comme des gosses. De grandes tables en formica, des assiettes empilées, la bière au verre, le vin en carafe. Simple pas de chichi, et pour le wok, on tend son assiette au chef qui fait revenir les ingrédients choisis, dans leur sauce. Ca sent le soja grillé et la friture. Les clients vont et viennent, se frôlent, se bousculent. Certains amènent leurs chiens qui s’installent sur les chaises et qu’on nourrit à la becquée. Les serveurs passent, débarrassent les assiettes et les petites coupelles de sauce. A côté de nous les patrons avaient mobilisé une table et consultaient leur ordinateur. Un "djeun" à la crinière décolorée se goinfrait, avec les mains. Il y avait trois assiettes devant lui, il picorait de l’une à l’autre et faisait des photos avec son téléphone portable. Il avait le doigt gras mais s’en fichait.














les hôtels, à la réception, un geste machinal, et hop. Et les pastilles Vichy, ça sert d’alibi à mon mari, qui ne veut pas que je m’aperçoive qu’il en a grillé une petite, le soir juste avant de rentrer.
