Le thème de la semaine est cette fois chez Dana: instrument de musique
Il ne s’agit pas tant de musique et d’instrument que de la motivation de l’artiste. Tout est là. L’artiste est tellement inspiré que composer, se concentrer, enregistrer des notes, des rythmes, des séquences musicales, occupe une bonne partie de sa journée. Il est si doué, tellement génial ! D’ailleurs dans le groupe, il est considéré comme le boss. C’est lui que les filles veulent voir, entendre. Devant lequel elles se pâment. Ses solos à la guitare sont divins, je vous dis pas. Quelle présence, à force de se passer des DVD de Dylan et de Jimmy Hendrix, il est passé maître. Dans l’art de bluffer les minettes, de cristalliser l’attention. Et cet air de ne pas y toucher, ce côté poète incompris. Rimbaud s’en allant les mains dans ses poches crevées…
Ca y est vous avez saisi le truc. Le temps que ça prend pour devenir populaire, voire célèbre. Et l’énergie que ça demande, il faut se donner à fond, aller au bout de son potentiel. Y comprennent pas les parents, y n’ont pas de projet, pas d’ambition. La guitare, ça se pratique, ça s’entretient, ça se peaufine. Alors les cours, le lycée, les devoirs sur table…
Merci j’ai donné, tempété, hurlé. Et puis je me suis résignée. J’ai fait confiance… En tremblant… N’empêche aujourd’hui, mon étudiant, me nargue avec trois accords. Il a trouvé sa voie et la musique, c’est pour le fun, l’équilibre. C’est important. La guitare c’est sacré. Tant pis pour moi si je ne comprends pas. Ou si je fais semblant.
Difficile, la tâche est particulièrement difficile. Parler de soi, nommer ses qualités, ses défauts. Montrer le bon profil un peu comme les stars au cinéma. Ombre et lumière, atténuer ce qui déplaît, enjoliver, marquer qu’on est lucide, équilibré et juste envers soi-même. J’ai un peu de mal, j’aime croire que je suis une belle et bonne personne, que je n’ai jamais blessé, peiné, oublié quiconque.




Il y a des trous trous, une sorte de balcon et je peux me mettre à la fenêtre pour regarder les animaux du zoo. Tous ceux qui défilent en short devant chez moi. 
Non mais, bien sûr, je suis costaud, bien portant, enfin, je suis un tantinet grassouillet d’accord. Oups, je m’accroche, mes pattes se collent au bois, c’est tout griffé d’ailleurs. Au début ça va, mais plus j’avance, plus je suis emporté par mon poi.., mon élan, plus je m’emballe. Pour ne pas me ramasser comme un patapouf, ya du boulot…







On alors une envie d’alpages et de forêts, d’air frais, sec et de randonnées. Alors tout nous énerve, au bureau on a tendance à bâcler, à soupirer. On compte les jours et on les coche sur le calendrier. On s’efforce de ne pas maudire les veinards qui ont déserté leur poste ou vont partir.
Ou on se projette devant un Pastis au camping de Trifouillis-les-plages, l’air glauque tandis que l’orchestre entonne : à, à, à la queue leu leu.
Athènes et le Parthénon, Disney World, c’est dans la tête. Ca bourdonne, ça plafonne, ça peut rendre fou. Il faut s’occuper l’esprit par la lecture, ou l’écriture, ou internet à la bibliothèque quand c’est possible. Il faut chasser les tracas, s’aérer et se mettre en vacance. Couper le contact, la musique et le son du quotidien. Et ça vient doucement, c’est comme le ciel bleu quand les nuages s’effacent. C’est l’état de grâce, le lâcher prise, l’insouciance. C’est, pardon, ce sont les vacances !
Quoi ? Tu n’y arrives pas ! Mais un enfant de cinq sait faire ça. On peut le dire


