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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 15:08

 

Croix, croisements : C’est le casse-tête chez Sherry cette semaine

 

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Nos chemins se rencontrent, il faut juste qu’on soit prêts toi et moi. Que je sois bien emmitouflée au chaud car l’hiver n’en finit pas et tu es tout doux, tout roux mais tout mouillé de bruine. Alors pour me coller à toi, je dois prendre des précautions, je ne veux pas m’enrhumer, je suis fragile. Et le vent est si fort que je tiens à peine sur mes jambes. Le village a des rues étroites et pentues, j’ai peur de te perdre dans ce dédale et mon véhicule n’est pas très stable. Je me presse et toi tu cours, ralentis un peu, tu vas me faire tomber. Tu vérifies que les roues fonctionnent, tu es un amour ! Allez viens que je t’embrasse, que j’enfouisse mon nez dans ta fourrure, on est à un croisement tous les deux. Mon enfance et ta vie de chien: les aventures qui nous attendent me marqueront à jamais.

 

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 08:00

Défi 100 en poésie chez Tricôtine : tête à claques

 

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Tourne la tête obstinément

Refus de boire absolument

A treize mois, c’est énervant

Cette habitude qu’ont les parents

A toute force, de vous fourrer

Le biberon dans le gosier

Quand, délicat, votre palais

Aimerait plutôt s’abreuver

De jus sucrés et colorés

Comme dans les pubs à la télé !

Comment  mater ces têtes à claque

Insupportables et maniaques,

Ces gens vous gavent et vous traquent

Et la boisson aphrodisiaque

De ces esprits fort démoniaques

Est une larme de cognac !

 

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 10:09

Cette semaine le casse-tête chez Sherry est : Aïe, ça pique !

 

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Je l’ai bien remarqué, depuis le premier étage, il n’est pas compliqué de l’apercevoir sautillant sur ses pattes et  dans les gouttes de soleil résiduelles d’une journée morose. Il est là qui piaille et me nargue juste dessous mon balcon. Il aime que je me torde le cou à l’observer, et passe la tête au travers du grillage, je ressemble à un guillotiné en attente du sacrifice. J’ai surtout l’air d’un idiot, salivant devant la vitrine du pâtissier. Ca lui plaît cet air béat que je prends, cette attitude de vaincu, aveu d’impuissance. Un beau chat angora comme moi, ça se bichonne, ça se caresse, ça s’embrasse. On fourre son nez dans ma fourrure, on se paie un stage de ronronthérapie d’ordinaire. Je suis le roi du canapé, l’oreiller de madame, le doudou du gamin. Je suis un bijou, un trésor, que dis-je, une divinité !

Et voilà que  cet idiot me ravale au rang de voyeur, de pervers, de pauvre type. Il se fiche de moi car je ne me risquerais pas à bondir, il n’y a qu’un étage mais tout de même ! Il m’a démasqué et ça m’agace au plus haut point. Il sait qu’au fond je suis fainéant et pas très courageux. Les bagarres : trop peu pour moi et les coups de bec, aïe, ça pique !

 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 11:17

Oups ! Un peu en retard mais c’est Pâques après tout : Défi 99 chez ABC, passer une cravate autour de son poisson d’avril en lui en expliquant l’importance, en quelques vers.

 

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Arrange donc ta cravate sur tes belles écailles

Car ton accoutrement ne me dit rien qui vaille

Sur ta peau douce et lisse de belle chocolatine

Tache de mettre en valeur tes beaux grains de praline

N’oublie pas, c'est le mois de mon anniversaire

Il est impératif que tu saches me plaire

Observe ce bleu nuit qui te  sied à ravir

Entre les deux nageoires. Ah, voilà un sourire !

Quel gentleman tu fais, ainsi tu es parfait !

Si je n’avais pas d’homme, ici, à câliner

Je crois que je serais tout près de te croquer !

 

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 08:00

Chez Quichottine, le défi 98 consiste en une conversation entre fleurs en respectant leur langage.

 

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Elles m’avaient avertie, chacune dans son langage. Il avait fallu que je les calme et les oblige à se taire puis à s’exprimer à tour de rôle, sans se couper la parole. Mais c’est qu’elles m’enivraient, dodelinant du chef à qui mieux mieux.  De vraies tigresses, de vraies ogresses ! Elles gonflaient leurs jolis pétales nervurés comme  les petites filles font tourner leurs jupes. Dressées sur leurs tiges, révoltées, elles hurlaient au mensonge, à l’hypocrisie.

Lilas blancs, impatiences, roses en boutons et oeillets me suppliaient de ne pas succomber. De ne pas fourrer mon nez dans leur parfum trompeur. Une déclaration d’amour pur, puissant,  passionné… Mon œil ! Ne sois pas bête. Je suis pour l’amour libre disait l’œillet et moi pour l’amitié poursuivait le lilas. Les roses  m’assuraient qu’il ne tiendrait pas ses promesses.

Regarde disait la violette, je feins la modestie, l’humilité. Quant à moi ajoutait la tulipe jaune, focalise toi sur ma couleur. Elle ne traduit pas l’amour  ou sa force, mais la fuite et l’infidélité. Un bégonia  se prétendait cordial, un camélia m’assurait de son estime. Un cyclamen louait ma beauté, me jurait fidélité, tandis qu’un brin de muguet m’annonçait le retour d’un hypothétique bonheur. Ce bouquet ne signifiait rien, je ne disposais que  de ce dont j’avais envie de croire. Une orchidée raffinée, une pervenche mélancolique désignaient un mimosa à l’ardeur platonique. Il n’osera rien indiquaient-ils, cet homme te fait marcher. Un freesia enfonçait le clou, ce type résiste, il ne veut pas de toi, même s’il prétend le contraire.

J’avais découvert le billet glissé entre deux immortelles qui semblaient dire, désolées : tu appartiens aux souvenirs. Quatre mots griffonnés sur un carton glissé dans une enveloppe. Quatre mots fanés : je te quitte, adieu.  La farce était trop belle, et les fleurs m’avaient acceptée comme l’une des leurs, elles m’avaient prévenue, en douceur. Je me souviens, j’avais ri aux éclats.

 

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 16:08

 

Ne m'en tenez pas rigueur si je n'ai pas répondu pas à vos gentils messages, je me suis offert une vraie parenthèse sur le net.

Cette semaine chez Sherry, le casse-tête est : illusion

 

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Quand l’automne fait illusion

En gerbes d’or coiffant le ciel

Prétend remplacer le soleil

Son déploiement est sensation

 

 

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Ainsi, mollement étendue

Les yeux fermés, la peau à nu

Illusion ou  douce  manière

De réchauffer son corps de pierre ?

 

 

 

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Ces gens qui passent dans la rue

Dis mon ami, les as-tu vus ?

Madrid,  une scène de théâtre ?

Mais où vont donc tous ces bellâtres ?

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 10:00

 

 

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Paul Valéry a dit : "Tout ce que tu dis parle de toi. Singulièrement quand tu parles d’un autre".

Alors je me suis demandée pourquoi, lorsque je vais chez le coiffeur et que j’entends fuser des inepties à la seconde autant que des questions pro, je me prends pour quelqu’un d’intelligent et d’intéressant en comparaison.

 

Ainsi les :

-   Oh, tu as vu les bottes de Mme N., on dirait qu’elle a tué le chien et qu’elle se l’est mis aux pieds !!

-          Attention vous allez voir dans la glace, vous êtes orange, mais c’est parce que je viens  de vous faire un gommage, je vais appliquer la couleur maintenant. Ah non tiens, au revoir et merci ! Mais  je rigole !

-          Regardez Vanessa, vous avez vu j’ai trouvé votre robe de mariage dans ce magazine, des pois rouges et des volants ! Vous plaisantez j’espère, Mme V!

-          Oh la la, je te jure aujourd’hui Stéphane n’est pas rigolo, oui j’ai descendu le panier, non il n’y a plus personne en bas, une seconde je prépare un café pour ma cliente!

-          Qu’il est mignon ce petit bout, qu’est-ce qu’on lui fait ? Je vous mets une blouse, je sais vous êtes chauve, je ne me moque pas, mais si je l’assieds sur vous pour lui couper les cheveux, il sera moins craintif

-          Il sent bon ce shampoing, c’est de la pomme ? De la menthe ? De la fraise ? C’est pas trop chaud Mme Z. ? De la poire ? oui, c’est ça, de la poire !

-         Votre couleur est superbe, un beau marron, et avec vos yeux! Oh oui il fallait éclaircir, vous avez eu raison !

-          Alors je coupe les pointes, ou davantage ?

-          C’est Laurence qui m’a coupé les cheveux, je ne voulais pas mais ils étaient abîmés. Elle a trop coupé, et puis j’aime pas quand c’est une collègue qui le fait.

-          Qu’est-ce que vous faites plantée là ? Mais j’encaisse ma cliente, Stéphane, et c’est bientôt ma pause.

-          Je prends votre Rolls Mme D., je la glisse vers le vestiaire, vous avez le numéro 7. C’est vrai quoi, sur votre charriot de courses, il y a écrit Rollsser.

Il y en a bien d’autres toutes aussi  banales et pleines de vie, un tourbillon du samedi dans ce salon de coiffure. J’ai hâte de sortir, de ne plus les entendre, de lacher ce Mme Figaro tout aussi futile. Et pourtant, je sais bien qu’au fond c’est moi qui ne suis pas marrante et ne sais pas dire zut, profite de ce moment pour te détendre, alors qu’on te bichonne. Que c’est une forme de thérapie, de bien-être. Un soupir de décompression. Vive le coiffeur ! 

 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 10:00

 

Pour Sherry cette semaine le casse -tête est: porte ouverte sur...

 

Photo 197

 

Ouverte sur le paradis

Dont elle dévoile quelque secret

La marche d’un soleil hardi

Sur la mousse des escaliers

Le doux bruissement du feuillage

Caressé par un vent doux et sage

Des murs capitonnés de lierre

Une pluie  d’ombre et de lumière

 

 

Photo 007 

 

Sous un ciel bas gris et mouillé

Passer la porte du cimetière,

Où les pas glissent sur la pierre

Déambuler parmi les tombes

Se faufiler dans les décombres

D’un coin de campagne irlandais

 

 

 

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Quand, au hasard des promenades

Une porte s’ouvre dans la nature

Cela sonne comme une aubade

Comme un appel, comme un murmure

On aperçoit en un éclair

De la beauté sur cette terre !

 

 

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 10:00

 

Le casse-tête cette semaine chez Sherry est : rencontre.

Le week-end dernier, accompagnant mon mari lors d’un déplacement professionnel sur Lille, j’ai pu découvrir, en chemin, que la plage de Dunkerque est un lieu de rencontre très prisé.

 

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On y défie le froid et on se moque du vent,

On se rassemble et piaille, c’est  un évènement

 

 

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As-tu vu celui-là qui se laisse porter

Au-dessus de nos têtes par  Eole glacé

 

 

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Eh, poussez-vous de là, voyons, que j’atterrisse !

Que sur ce filet d’eau mes petites pattes glissent !

 

 

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Quelle belle envolée

Un décollage parfait !

Planer à l’unisson

Flotter au diapason !

 

 

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Et tutoyer le phare

A l’horizon blafard

 

 

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Moi, j’ai une petite faim

Ici on ne manque de rien

 

 

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Oublions les voiliers

Qui semblent nous narguer

Voyageurs solitaires

Au loin transis en mer

 

 

 

 

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 10:00

Cette semaine chez Sherry le casse-tête est le mot : corde.

rope

Le film de Hitchkock ayant pour titre « La corde » et sorti en 1948,  m’est aussitôt venu à l’esprit. Il s’agit de deux étudiants qui tuent l’un de leur camarade avec une corde, en imaginant commettre le crime parfait d’une part, et estimant  qu’ils en ont le droit car ce sont des êtres supérieurs, d’autre part. Ils cachent le corps dans une malle et invitent les proches du mort au cours d’un repas. Tout le film se déroule dans une seule pièce où trône cette malle.

Nous nous tenons tous sur une corde, dans le film tous les personnages s’enroulent autour d’elle, les deux criminels, l’un froid, l’autre devenu nerveux peu à peu, les proches du mort qui dînent gentiment tout près de son corps. Et le professeur qui  a  involontairement suggéré l’idée du crime aux étudiants, et réalise peu à peu l’impensable.

Dans la vie, la corde c’est le lien qui nous rend supportables en société, et fait de nous des équilibristes. Car nous sommes tous un peu anxieux, paranoïaques, histrioniques, narcissiques, obsessionnels, dépressifs, dépendants, évitants. Pour la plupart, il s’agit de tendances, de traits de caractères. Au lieu de marcher sur une seule corde nous les tressons entre elles à notre manière. Ce qui rend la corde qui nous définit, plus solide, plus stable. Et nous la tendons aux autres afin qu’ils s’en saisissent. La corde signe la fraternité. J’aime beaucoup cette idée. Et puis la corde, c’est aussi notre ADN, cette spirale aux informations multiples. Mais si j’aborde le côté scientifique….

ADN

 

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