Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 10:00

 

Marseille était l’étape obligée avant Bastia. Une journée dans la cité de Marius, le ferry, et à nous la Corse. La ville a su nous retenir comme un bonimenteur devant son échoppe. Nous ne verrions pas tout, pas même l’essentiel mais nous éprouverions le besoin de revenir. Comme si nous avions entrevu la caverne d’Ali Baba.

 08-03-2012-0440.JPG

 

Nous avons eu notre premier contact avec le port grâce à Notre Dame qui pointait le doigt sur nous au détour  de la route comme une invite. Un lieu de culte mais aussi un guide touristique très persuasif. Elle nous présentait sa ville comme une jolie fille enroulée au soleil,  l’eau clapotant sur son flanc.

 08-03-2012 0433

 

Nous avons voulu voir à quoi ressemblait la demoiselle et nous sommes posés bien des questions  à l’entrée du Vieux Panier. Des rues grimpantes et serpentant, des escaliers usés par les rigoles d’écoulement de l’eau. Le linge séchait aux fenêtres comme s’il nous saluait ou qu’il se moquait de nous, peuchère ! Des murs tagués, des façades ridées, pelées mais comment dire…

 

08-03-2012 0487

 

Remuantes, agitées comme pour signifier : nous avons été belles vous savez, regardez,  il suffirait d’un lifting, d’un ravalement… et puis zut nous ne voulons pas nous débarrasser de l’histoire, nous retenons notre pelisse de peinture écaillée comme une armure protectrice. Et  d’ailleurs ça vous plaît à vous de penser qu’en nos murs « la vie est plus belle ! ».

 

08-03-2012 0442

 

Allez admirer d’autres façades, d’autres balcons ouvragés. Accoudez-vous mesdames, dans la fraîcheur du soir, écoutez ces troubadours dont les chants parfumés au romarin racontent la Provence.

 08-03-2012 0491

 

Et vous messieurs, suivez ces autochtones. Ils avancent dans les ruelles, ils se dirigent vers le port, c’est l’odeur de l’anis, le tintement des glaçons dans les verres qui les attire. Ils se sont donné rendez-vous au café, ont le verbe haut et la langue pendue. Il y a là Escartefigue, Raimu, Mistral, Pagnol, Daudet. Avec un peu de pot, hum, vous les verrez conter fleurette à Fanny et à Mireille. A moins qu’ils ne coursent l’Arlésienne ou les cagoles!

 

08-03-2012 0490

 

Ecoutez, les « Pays » qui se traitent d’enc..lés toutes les deux secondes, en pleine rue ou le téléphone pendu à l’oreille. Ici c’est affectueux, c’est enrobé de thym et de farigoulette, ça siffle à l’oreille mais ça ne rentre pas dedans !

 

 08-03-2012 0466

 

Nous avons visité l’église Saint Laurent toute proche du bord de mer, sur le vieux port. Elle est immense, magnifique évidemment, et de style roman provençal.  Ses arcs bicolores me rappellent Cordou en Espagne.  Comme si la Provence avait du mal à être entière, comme s’il lui fallait partager avec d’autres pour se sentir unique. Cette idée me plaît. 

 

08-03-2012-0444.JPG

 

Nous avons retrouvé la jeune fille à la tombée de la nuit. Elle dansait dans la rade sous les projecteurs. Il ne manquait que les boules à facettes pour lui donner ce côté rétro si actuel ! Elle gesticulait au milieu des bateaux, s’enroulait aux mâts, emprisonnait la lumière. Elle voulut grimper vers les remparts et nous la perdîmes tandis qu’elle escaladait la roche violette.

 08-03-2012 0457

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 10:00

 

Il ne s’expliquait pas pourquoi il avait pris le métro ce mardi. Non il savait, il était trop perturbé pour conduire. Et elle avait improvisé. Elle avait pensé qu’elle devait lui remonter le moral. Il s’était retrouvé sur un banc à côté d’elle, en attendant la rame, après le travail. Ils n’étaient pas dans leur cadre habituel dans l’entreprise, ne parvenaient pas à s’adresser la parole. Et se comportaient comme deux étrangers. Mais il avait reconnu les longs cheveux fins et blonds,  la raie au milieu du crâne,  les lunettes de myope qu’elle chaussait avant de quitter le bureau car les lentilles la faisaient souffrir. Une robe arc-en-ciel à franges dessinait ses seins et soulignait sa taille. Elle avait un pardessus de laine noire, une sacoche en cuir vert posée sur le banc à sa droite. A un moment, elle lui lança un regard bref. Il feuilletait un journal mais c’était comme si elle lui griffait le visage.

 

metro.jpg

 

Elle se mit à fouiller sa sacoche, en extirpa un miroir de poche et un tube de rouge à lèvres. Posa les mains sur ses joues, écarta ses cheveux vers l’arrière, s’ébroua. Il rangea son journal, le remplaça par un livre de comptes et un stylo. Il lorgna dans sa direction, se détourna, crayonna sur le papier, l’épia de nouveau. Passa des pages. Lorsque le métro arriva, elle tira sur son manteau et se leva brusquement. Machinalement il la suivit. Ils évitaient de se regarder durant le trajet mais, profitant d’un coup de frein brutal, elle eut un élan de courage et sa main encercla le poignet de l’homme : « Je… Si vous voulez ce soir… »

C’était sa station. Il se dégagea si rapidement qu’elle sursauta. Il descendit sur le quai sans lui répondre.  Il donnait l’image du type qui échappe à un traquenard. Et réalisa qu’il était ridicule en collègue effarouché. Demain, il s’excuserait.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 10:00

 

Il arrive parfois qu’on prenne la voiture et qu’on dise on va se balader, on s’arrêtera quand on en aura envie. Ce sont les vacances, il fait beau, on a juste besoin de lumière, de couleurs et d’oxygène. Cette fois, on a choisi les Pyrénées, direction le Cirque de Gavarnie. Le trajet, sur la route, est semé de ruisseaux clignotants, de rivières clapotant, de campings gravitant le long des berges.

 

 2009-079.jpg

 

Enfouie sous les grands arbres à flancs de montagne et  tutoyant les pins, j’aperçois une maison de bergers, son toit pointu et l’unique fenêtre dans le mur qui luit comme l’œil d’un cyclope. On dirait une vieille dame au spectacle de sa rue,  cachée derrière un rideau de verdure ployant au vent, comme repoussé par une main tremblante.  Tout là-haut, les Pyrénées abritent des tapis de neige, allongés, bien à plat, qui prennent le soleil.

2009 082

A Luz-Saint-Sauveur, petite halte et repas sur une terrasse au-dessus d’un ruisseau caracolant sur les galets, moussu et baveux comme la langue d’un chien qui a bu.

2009 073

 

Ensuite direction le Cirque. Mais en amateurs, en touristes farfelus,c’est-à-dire, partis sur un coup de tête, un matin comme ça sans prévoir. La promenade dure trois heures trente, nous n’avons pas de chaussettes. Résultat, nos pieds en sang dans les baskets, et des douleurs aux mollets.  Nous n’avons  pas de sac à dos ni de casquette,  et  manquons défaillir sous le cagnard. 

2009 075

 

Mais le parcours  est enchanteur, les sentiers se maquillent comme des reines de carnaval, une touche de blanc-marguerite pour le fond de teint, de rouge fourni par le sureau à grappes, de jaune grâce au pavot de Californie et de bleu nuance buddléia.

 

2009 072

 

Nous croisons des randonneurs polis et souriants, nos glissades sont plus cocasses que dangereuses et nous avalons des goulées d’oxygène naturel.

 

2009 065

 

Arrivés au point de vue,  nous avons le sentiment  de vivre un instant qui compte. C’est la parade du cirque ! Sur la piste sableuse tournent les pins les plus hardis, les plus jeunes peut-être. D’autres, volumineux leur font une haie d’honneur.  Tandis que  les plus âgés, dressés à flanc de montagne jouent les spectateurs. Au sommet du chapiteau, on a dessiné une ville fantôme écrasée de lumière. Et notre regard se perd au loin, comme celui d’enfants ébahis.

 

 2009 097

 

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 10:00

 

dessin.jpg

 

 S’affranchir du classicisme, libérer les corps

Exposer la nudité, puis la revêtir

Monotypes charbonnés ; dessiner d’abord

Couvrir de papier humide et laisser agir

 

A l’empreinte révélée, donner la justesse

Des angles,  de la chair, sans idéalisation  

Courbes réalistes, refus de la joliesse

                                     Etres  imparfaits, souci de la précision                                 

 

monotype.jpg 

 

Ombres, lampes et miroirs, oser les reflets

A l’aide d’une pointe dessiner un détail

Tub, baignoire ; afficher du siècle les progrès

Repenser les antiques et sortir du sérail

 

Scènes d’intérieur bourgeois ou prostituées,

Chevelure dénouée, pouvoir sensuel

Vérité crue exposée, abandons soignés,

Bas de soie déroulés, poses  homosexuelles

 

Un-soir-au-musee-Degas-le-corps-mis-a-nu_portrait_w532.jpg 

 

Avec le temps, ajout du pastel, de nuances,

Apport gradué de couleurs, rouges sublimés

Traits esquissés au fusain à sa convenance

Gestes suggérés, muscles visualisés

 

fusain.jpg

 

Déplacements soulignés par quelques hachures,

Choix de décor naturels, des tableaux immenses

Un intérêt particulier pour la sculpture

Etude des mouvements, des pas, de la danse.

 

      danseuse.jpg 

 

 

 

Clin d'oeil à l'exposition "Degas et le nu" qui s'achève bientôt au Musée d'Orsay     

 

 

Partager cet article
Repost0
7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 10:00

 

Le casse-tête cette semaine chez Sherry est : photo de vacances

 

Photo-043.jpg

J’ai choisi Stockholm pour la lumière particulière qui baigne la ville. En avril et en journée, on a réellement le sentiment qu’un filtre se pose sur les bâtiments et sur l’eau, comme si le ciel et les nuages n’acceptaient que de la poudre d’or. Qui agirait comme un révélateur, les couleurs tranchent et les immeubles semblent posés sur les embarcations et alignés comme des touches de piano. De loin, la ville semble flotter au milieu d’une vaste étendue bleue, tant le ciel et la mer s’accordent à se parer d’une même nuance azuréenne.

 

 

 

 Photo 022

 

A la tombée de la nuit, les bâtiments n’ont plus que des contours et se détachent, fantomatiques, dans le ciel qui luit derrière eux, du dernier éclat d’un soleil timide. Au­-dessus, l’azur persiste quelque temps encore, comme pour braver la mer. Peine perdue, celle-ci étale implacablement un miroir à l’émeraude victorieux. Stockholm est magique, il suffit de fermer les yeux au bon moment, que change le décor, introduisant la scène suivante et que se poursuive le spectacle. Comme au théâtre quand on plonge la salle dans le noir entre deux actes.

 

Partager cet article
Repost0
5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 10:00

Chez Suzâme cette fois,  le thème est :

Que la poésie soit semence !

Demain les fleurs….

 

aloe 

 

En hommage à Katherine Mansfield 1888-1923)  écrivain néo-Zélandaise, de qui j’ai emprunté le nom, lui-même étant un pseudo car elle s’appelait en réalité Kathleen Beauchamp :

L’ALOES

Ne fleurit que tous les cent ans

Il vous ressemble et ruse avec le temps

Rare, précieux, éphémère

Vous rappelle votre île et la mer

Grâce, fragilité, innocence,

Symbolise votre enfance

Vous lui avez consacré une nouvelle écrite à Bandol

Et vous, papillon exquis, avez disparu en plein vol.

 

 Katherinemansfield

 

 

 

 

En clin d’oeil au festival de jazz Django Reinhardt de Samois-sur-Seine qui s’est déroulé le week-end dernier.

 

 rose tremières

 

ROSES TREMIERES

En longeant les maisons des bords de Seine,

Envoûtée par des arrangements mélancoliques et voluptueux

Ces notes de désespoir, ces sonorités douces et lointaines

Je vous ai observées, qui preniez un air mystérieux

Le vent dans vos trompettes, improvisait le blues,

Et vous épanouissait,  à me rendre jalouse.

 

 

220px-Django Reinhardt (Gottlieb 07301)

Partager cet article
Repost0
27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 10:00

Le casse-tête cette semaine chez Sherry est : chemin.

 

Ils sont de deux sortes : j’avance sur les uns et emprunte les autres. Les premiers sont censés mener vers une destination bien précise. On y marche en mesurant ses pas, on détermine le temps que dure un parcours. En général, je regarde devant moi sans voir personne. Ou je fonce tête baissée. Mon champ de vision est fait de blocs, de vitres, de monuments, de statues.  Mais tout cela reste flou. Ces chemins sont en ville le plus souvent, les arbres poussent cadenassés dans leur petit carré de verdure. Dans ma ville de banlieue, ils ont les pieds dans l’avoine comme des citadins ayant troqué leurs mocassins pour des sabots. Et pour se donner des airs ma ville fleurie a aussi ses jardins amateurs, tâches rouges et violettes posées au milieu des immeubles comme les portraits d’Andy Warhol colorisés sur fond noir. Je les longe rapidement sur le chemin.  Happée par mes préoccupations, je les oublie. Je tourne dans mes pensées et dans les bruits de l’agglomération,  comme un hamster dans sa roue. Parfois cependant,  je m’attarde, rattrapée par le monde alentour. Ainsi, ce petit bonhomme au ras du trottoir, qui porte fièrement un stetson  sur la tête, comme un grand, et pour lequel cheminer s’apprend en donnant la main. Je m’arrête un instant, et lui adresse un sourire.

Chemin1.jpg

Ah, cheminer à Paris sous la pluie!

 

Les seconds se repèrent avec soin, et le temps qu’on leur consacre, en ville ou à la campagne,  est variable. Ils se dégustent comme les glaces et les tartes aux fruits que Kérouac avalait sur la route. Nourriture et gourmandise à la fois. Mieux encore,  alors qu’on avance sur le chemin en solo, on l’emprunte comme on assiste à un concert dont l’environnement est le chef d’orchestre. On donne un nom aux arbres, aux plantes, aux monuments, aux statues, comme on distingue précisément les instruments, lors d’un concert. On pose les pieds sur le bitume ou dans un sentier herbeux, on marche allegro ou fortissimo. Le chant des oiseaux, les odeurs de sève ou de foin, les parfums des fleurs, l’arrondi d’un bassin de pierre ou le jet  d’une fontaine, créent une harmonie parfaite. L’onde se propageant sur un lac dans le sillage des canards, la pluie tambourinant  au sol, la lune pianotant sur la cime des pins, se répondent. Tout éveille les sens au bord d’un chemin que l’on emprunte. Quand cela m’arrive, je me laisse submerger par la musique, prête à applaudir au signal du chef.

Dans la vie il arrive que les chemins choisis et empruntés se révèlent décevants, que les autres, obligés, enrichissent, épanouissent. C'est ce qui rend l'existence cruelle et passionnante à la fois.

 

chemin2.jpg

Tableau d'Edouard Vuillard, je l'ai choisi car son travail influançait la musique de Claude Debussy.

 

Partager cet article
Repost0
25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 08:00

 

Pour répondre au défi 84 posé par ABC : faire le tour de soi-même en 80 mots.

 

 1tourbillons.jpg

 

Têtue, butée, frondeuse, je ne sais que foncer

Orgueil et poings serrés, je suis un vrai bélier

Une fois dans ma vie, faire preuve de souplesse

Ravaler ma fierté, cette raideur d’ogresse

Blessante pour autrui,  et pour moi bien stérile

Ignorer  les rancœurs et me montrer habile

Laisser l’autre approcher, briser la forteresse

Libérer mes pulsions, afficher ma tendresse

Oublier ma  personne  et  mes foutus démons

Noyer cette précieuse qui en toute occasion

Sème la zizanie et veut avoir raison.

 

 

Partager cet article
Repost0
19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 10:00

 

Je remercie Mireille pour les jolies cartes qu’elle m’a fait parvenir du Canada et qui m’ont inspirée. Ces textes courts auraient pu figurer aussi dans les textoésies de Suzâme

 

 

Titanic-copie-2.jpg

 

Colosse aux pieds d’argile

Goliath et charpente fragile 

Hélices aux pâles fracassées

Par iceberg dévorées

Une sombre nuit d’avril

Talon d’Achille.

 

 

 

 

CanadaFleur-copie-1.jpg 

 

Hémérocalles, pétales de sang

Calice d’or, jeux des amants,

Belles à offrir

Pour le plaisir

Toutes aux couleurs de l’Espagne

Quand désir et amour nous gagnent.

 

 

 

 

Tableau de Nilda Beaupré, artiste peintre québécois  

 

peinture-copie-1.jpg

 

A la porte choisir de toquer

Prétendre aimer se réfugier

Derrière le bois et les secrets

De sa blancheur immaculée

Quand le jardin ensoleillé

Semble  un Eden trop parfait

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 10:00

 

 Photo-019-copie-2.jpg

 

Au détour d’un chemin rasant la route, un  pont en accent circonflexe enjambe le ruisseau. L’endroit est idéal, on y observe les branches courbées des charmes qui se font la révérence d’une rive à l’autre. Elles forment un tunnel, comme dans les films d’Esther Williams. La mise en scène est au point, les branches nues du premier plan signent  la grâce et le mouvement. Au second plan, évolue le corps de ballet. Camaïeu de vert, foisonnement des couleurs, expression d’un jeu d’ensemble. Au loin, ténèbres, mystère, le feuillage se pare d’un bleu profond. Sur la droite, une guirlande joue les demoiselles oisives. Elle suit la berge et laisse pendre ses jambes dans l’eau. Des libellules effectuent un vol subtil, turquoise et transparent, à hauteur d’yeux. Des fraises sauvages rampant au sol noin loin de chaque berge, achèvent le contraste des couleurs.

 

 Photo 008-copie-1

 

Le bois craquette mais l’après-midi engourdi dans la torpeur, fait la sieste. Le feuillage filtre les rayons du soleil. Seuls les plus clairs, les plus purs, passent au travers. La lumière coule, verticale, blanchit les troncs. Couvre les frondaisons de dentelle ajourée, par endroit. Tandis qu’ailleurs, la végétation dans l’obscurité a une couleur bouteille, froide et coupante. Des particules blanchâtres, de pollens ou de terre sèche soulevée par le vent, volent au-dessus du ruisseau comme des bulles. Et l’on voit marcher des rayons sur l’eau. Au centre  de traces luisantes et creuses comme des pas, des gardons jouent avec leur ombre.

 

Photo-016-copie-2.jpg

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de mansfield
  • : instants de grâce, parcours chahutés, affirmation de soi. J'aime saisir ces moments dans la vie qui font vibrer et se sentir vivant.
  • Contact

Rechercher

Liens