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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 08:00
J'Y CROIS
Moi j'y crois. Au prochain printemps lumineux, fleuri et coloré. J'ai hâte de semer des graines, rempoter des géraniums, regarnir mes balcons. Je suis certaine qu'avec les premiers rayons chauds du soleil, nous aurons le moral au top et tout plein de projets à accomplir. Nous oublierons que Noël a été rock and roll, que l'année aura débuté par une journée presque ordinaire, un peu festive mais un peu triste aussi. Parce qu'il aura manqué les embrassades, les accolades, la chaleur des retrouvailles à plusieurs. 
Parce que sourire, trinquer au champagne aura eu lieu par écran interposé.  Les cadeaux aurons été postés ou virtuels, les voeux échangés par téléphone. 
Enfin, au printemps , tout cela ne sera plus qu'un souvenir amer, déjà oublié. Nous sommes ainsi faits, nous ne voulons vivre que le meilleur.
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16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 08:00
ABSUDE
C'est un joli symbole. On se promène en touriste au mlieu de bananiers qui entourent, dévorent, isolent.  On est tout petit, on est ensemble, on est fort. Et puis, les vacances,  l'insouciance. Le refus de croire à la menace, à l'étouffement. Sous la tôle chauffée à blanc, les esprits s'agitent, les décisions fusent, la cacophonie s'installe. C'est une sorte de folie collective, conduisant peu à peu au désespoir.
Et puis les alizées, la pluie qui arrive, brutale. Une douceur tiède, des vapeurs de terre mouillée. On s'ébroue, on quitte le car, on fonce vers la mer. On scrute l'horizon, écoute le ressac. C'est la liberté, l'infini, l'espoir. C'est nous, après.
ABSUDE
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9 novembre 2020 1 09 /11 /novembre /2020 08:00
Au fin fond de sa Picardie

Au fin fond de sa Picardie

Le zinc. Mister Covid n'aime pas le zinc. Certains le prétendent, alors associé à la quercétine, le zinc c'est top. Et le bisglycinate de zinc, c'est mieux que le gluconate. L'organisme absorbe davantage, il préfère.  Résultat le zinc ne manque pas encore à l'officine mais son allié anti-oxydant anti-inflammatoire, la quercétine, c'est woualou, nada, zéro. On n'en trouve plus nulle part.
Il paraît que le vaccin contre la grippe est aussi protecteur contre Mister C. Et lui aussi, est introuvable en officine, à l'heure actuelle.
Il semble que la vitamine D... On n'ose affirmer que la chloroquine....Certains ont essayé, d'autres sont persuadés d'avoir guéri grâce à l'homéopathie, serum de Yersin, influenzinum, ledum palestre... On jure qu'on l'a cotoyé ce fameux Mister. Mister ou Mistress? Cette toux, cette fièvre, cette faiblesse depuis décembre dernier déjà, c'est certain, c'était déjà ça. 
Et il y a les vernis, les asymptomatiques, les enfants, les fumeurs. Oui, oui, on dit que fumer préserve. Il y a le groupe sanguin O+, les habitants de Saint Pierre et Miquelon, le papi au fin fond de sa Picardie. Il y a tout ce qu'on colporte, les ragots, les bêtises, les fake news. Tout ce qui fait parler, écrire, tous ces échanges, ces déballages qui masquent l'incertitude, le manque de perspectives, la peur.
Quand épidémies et conflits religieux, dans une autre mesure, mettent en relief les limites de l'espoir qui nous porte d'habitude.
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2 novembre 2020 1 02 /11 /novembre /2020 08:00
FRUSTRATION
C'est un peu ça. Il y a l'envie de sauter, de pousser le museau au-dessus du balcon. Il y a ce petit air frais qui vous chatouille les babines associé au bruit de la rue, au chant timide des oiseaux, au gris d'un ciel pluvieux, à l'odeur de terre mouillée qui monte du sol. Il y a le besoin de sortir même s'il ne fait pas beau, histoire de s'aérer,  voir du monde, s'oublier un peu, laisser les tracas dans les placards de l'appartement.
Et puis, il y a le balcon, les quelques plantes en pot qui le décorent, la poussière et les feuilles mortes qui s'y entassent. Il y a Totor le chien d'en face, et sa collerette. Il aboie et tourne sur lui-même quand passent les enfants, sur le chemin de l'école. Il y a les camions de livraison, la sirène d'une ambulance, Mme Zette qui va au pain, ajustant son masque, pliant son attestation dérogatoire. On dirait un petit pois dans la rue. 
Et il y a ce vélo et sa roue. Il symbolise la liberté refoulée, les envies d'évasion, l'ivresse des distances. Il me nargue.
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26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 19:32
AUJOURD'HUI, ON NE PARLE QUE DE ÇA

D'une onde qui nous survole et se pose au hasard du chemin, des rencontres. Qui décide de frapper fort ou d'effleurer, de contourner. Elle se répercute, elle va très loin, le long d'un fil invisible, aérien, souterrain, sous-marin. Elle se propage, se donne les moyens, à l'aide d'un matériau humain, docile, conducteur, coopérateur. Elle submerge la planète, s'enroule autour et lui dessine une belle auréole. La terre, aussi mystérieuse que Saturne, Neptune ou Jupiter, a ses anneaux de poussières, de détritus, ses virus, qui tournent, spiralent, saturent son atmosphère.  

Et transmettent aussi sûrement qu'en temps de guerre, des informations catastrophes qu'on aimerait ne pas entendre.

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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 08:00
SI BELLE
À la voir si belle, on a peine à croire qu'elle ne signifie plus rien. Elle est devenu cet objet qu'on dépose sur le trottoir après avoir prié les employés de la ville de débarasser, de faire table rase. Elle est ce souvenir qu'on veut oublier, la vie d'avant qu'on a dessoudé, le contreplaqué jeté au sol. Elle a le regard qui fuit, la bouche dédaigneuse, un port de tête orgueilleux. Elle était Madone, beauté subjugante, amour sublimé.
Pour le passant qui l'approche, qui s'arrête, qui l'observe, elle semble planer, irréelle et pourtant bien vivante. Ses cheveux accrochent la lumière, son pull brille, c'est du velours. Alors malgré ce vieux radiateur qui la dissimule en partie, malgré l'évier polluant le décor et les tags sur les murets dans la rue, malgré un matin triste, une rue terne et grise, et le couvre feu d'octobre, elle irradie. Elle est l'étincelle, la flamme, le petit plus dans le paysage d'une énième journée masquée. 

 

 

 

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12 octobre 2020 1 12 /10 /octobre /2020 08:00
DETER
Déterminée. Motivée, enthousiaste, remontée, galvanisée, allez... Shootée à l'optimisme. Je décide que rien ne m'empêchera de profiter des bons  moments, seule ou à plusieurs (moins de huit, évidemment). De faire des projets, de voyager (en France), d'envisager un dernier round professionnel, de sourire (derrière mon masque), me frotter les mains de plaisir (avec du gel hydroalcoolique), de suivre le chemin, droit devant (en respectant les critères de distanciation).  
J'évite antidépresseurs, hypnotiques, anxiolitiques, somnifères dont les ventes s'envolent à l'officine. Les gens ne vont pas bien, la télé rend fou, la radio rend fou. Parler du/de la COVID gonfle nos joues comme du shamalow. Alors quand et si je peux, je chausse les baskets, bon à présent j'oublie le short, et je marche, longtemps, en pleine nature, jusqu'à ce que je me sente légère, ailée, déter.
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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 08:00
DE LÀ
De là, il me semble que tout va bien. Je suis heureux, je suis caché. Je n'entends ni les bruits le la ville, ni les paroles des gens. Aucune catastastrophe ne m'atteint, ne m'attend. J'ai baissé le rideau, j'ai enfoui les ennuis. Je suis en marge de la société, de la foule qui m'agresse. J'apprécie le silence et l'obscurité, j'aspire à une vie calme, monacale, apaisante, sans surprise. Sans joie, sans malheur. Et tout ce stress au quotidien, s'évacue peu à peu.
Pourtant j'oublie, qu'en réalité je suis dos à la fenêtre et au jour qui se lève. Dehors il y a le soleil et le vent, la course des nuages, le pépiement des oiseaux. Et forcément j'aurais envie de sortir de bouger, de voir. De courir le monde. De vivre.
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28 septembre 2020 1 28 /09 /septembre /2020 08:00
TROMPEUR
Un bord de mer avec respect des consignes sanitaires. Une journée chaude du mois d'août. Un ciel azuréen qui se noie dans l'eau. Le sable est divinement blanc, le soleil caressant, les heures s'étirent. On oublie pas mal de choses, on refuse de penser, au danger, au travail, à la ville, aux impôts.
Parce que de là tout semble lointain, ridicule, minuscule. On se pose, essouflé d'y être parvenu, d'avoir gravi toute cette masse. On apprécie l'immensité,  le hors norme, on apprécie la nature et les tours qu'elle nous joue. Là-haut, on est invincible, on est colossal. Bien sûr ce n'est pas vrai, l'eau n'est pas tout bord mais tout en bas. Le sable masse les pieds, à perte de vue, c'est un bonheur fugace.
À revivre, en fouillant sa mémoire, pour se doper, quand se profilent les dimanches tristes. Le Pyla et sa dune, la saveur des vacances. L'échappatoire pré-reconfinement?
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21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 08:00
Parc de la Villa Arnaga, maison d'Edmond Rostand à Cambo-les-Bains, Pays Basque

Parc de la Villa Arnaga, maison d'Edmond Rostand à Cambo-les-Bains, Pays Basque

Il avait été déconstruit, c'est-à-dire redessiné et fleuri au goût de ses nouveaux propriétaires, après la mort de l'écrivain en 1918. Aujourd'hui, il a retrouvé ses atours d'origine, ses couleurs, sa géométrie, ses fleurs. Et puis, on s'y promène en recherchant Cyrano.
J'aimerais qu'il me raconte son pays avec ses mots, et qu'il en mette d'autres dans ma bouche, qui exprimeraient le bonheur de déambuler dans les pas de Rostand. J'adorerais qu'il réussisse à moquer cet appendice, ce pic, ce roc, cette péninsule que je dissimule sous un masque, un petit parasol, en croyant lui clouer le bec.  

 

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