Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 10:00

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Sur la plage mais sous les arbres

Un coin à l'ombre et au calme

Trompeur !

Une grosse mouche se prend pour une sauterelle

Et stridule.

Un colibri froufroute dans les branches

Tel un petit avion à réacteur.

Un merle s’égosille et

Imite le crissement d’une chaise à bascule sur la véranda.

 

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Dans le ciel  un nuage enfle

Et ce n’est pas du rhum qui l’imbibe.

L’eau  est verte, translucide

Comme du  verre soufflé  par un artisan céleste.

Au loin, si l’on s’aventure

Des rochers affleurent, qui

Renferment des trésors.  

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Par mansfield - Publié dans : ecriture de soi - Communauté : Textoésies et vous
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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 10:00

Clin d’œil à l’exposition Jack Kerouac au Musée des Lettres et manuscrits de Paris.

 

 

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Ivresse et grands espaces

S'aventurer au loin

Distance et poussière

Liberté, frénésie, errance

Folies, alcool, artifices

Devant soi le précipice

Chahut du vent

Vitesse, arrêts, exubérance

Trouver sa place

Sur la route

 

 

 

 

Par mansfield - Publié dans : personnage singulier - Communauté : Textoésies et vous
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 18:47

 

Le casse-tête cette semaine chez  Sherry est : chiffre, nombre, numéro.

 

 

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J’nai que seize ans et bientôt dix-sept ans, je sais

J’ai deux amours, et alors on n’est pas sérieux

A mon âge. Maman croit encore que j’ai dix ans.

Elle a grandi à l’époque des valses à mille temps.

Moi je suis une « dancing queen, only seventeen »

Et tous les garçons craquent pour ma bouille mutine.

Tu sais, d’un maman a tort, deux c’est beau l’amour

Trois, l’infirmière pleure, je vais lui crever les yeux.

C’est fou ça, dis, pourquoi ils veulent  tous m’enfermer ?

C’est la faute à ces trois petites notes de musique

Qui galopent  dans ma tête comme une mécanique.

Dans le lit d’à côté, ils viennent de me flanquer

Une vieille qui a eu vingt ans en l’an deux mille un.

Tu vas m’aider à m’en aller, vite fait, bien fait.

«neun und neunzig luftballons », c’est  bien ça hein,

L’air de cette chanson, et un nombre dans le titre ?

Tu vois quand je le veux, je sais bien faire le pitre !

 

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Par mansfield - Publié dans : divagation - Communauté : LE CASSE TETE DE LA SEMAINE
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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 10:00

 

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Quand je la regarde, je me dis qu’elle n’existe pas. On l’a fabriquée avec un modèle,  et des découpes en papier. A l’aide de ciseaux on a ajusté le patron. Puis on a épinglé de la peau dessus. Colorée la peau, chatoyante comme le tissu. Tendue là où il faut, cintrée, pas un pli. Monochrome, uniforme, qualité couture. Légère, soyeuse, infroissable. Jeune.

Quand je la regarde, je me dis que ça fait quatre heures qu’elle joue « potiche ». Son bras tire à l’arrière, son cou hissé jusqu’au dédain, est douloureux. Demain c’est torticolis garanti. Ses cheveux enduits de gel pour l’effet mouillé, pendent comme une masse pâteuse dans son dos. Elle transpire. Elle a horriblement chaud sous la lampe. Quoi, vous y avez cru ? L’eau turquoise et transparente qui lèche les doigts, les cuisses, la magie des tropiques, c’est Photoshop ! On lui tourne autour, on  peinturlure son visage. On tamponne, on essuie. Le photographe la houspille. Là, tu es belle, encore, penche toi, plus sensuelle, c’est ça. Il promène son appareil sur ce corps exhibé, comme une abeille frottant des étamines de ses trois paires de pattes. Elle a conscience d’être une fleur, épanouie, périssable. Et puis, c’est un détail, elle déteste la couleur du maillot. Elle a faim. Elle a soif.  Et sommeil. Plus je l’observe, plus je me dis que  c’est pas truqué, c’est quelqu’un cette fille, en vrai.

Quand je la regarde, je me dis qu’elle étouffe et qu’elle a froid dedans. Les yeux se ferment, le sourire, imperceptible, est glacé comme les photos de son book. Ce n’est pas une pose, mais juste une pause. Elle se préserve. Pour ne pas craquer le vernis qui recouvre la couche picturale du tableau. Ce teint radieux s’obtient par superposition des glacis. Cela nécessite de la maîtrise, c’est de l’art, du Vinci. Elle dissimule, elle triche. Elle relègue ses imperfections dans son dos  comme un tas de poussière. Car au fond derrière l’illusion, quand je la regarde, je perçois nos angoisses de femmes.

 

 

Par mansfield - Publié dans : ecriture de soi - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 18:46

 

 

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A toujours gigoter

Ce bisou sur le nez

Tu ne l'auras jamais

Mais essai transformé

Tu as voulu m'éviter

Raté!

Par mansfield - Publié dans : ecriture de soi - Communauté : Textoésies et vous
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  • Le blog de mansfield
  • Femme
  • musique cinéma art littérature
  • Amatrice de thrillers et de romans psychologiques,j'aime particulièrement les personnalités bizarres ou fragiles, enfin tous ceux qui n'ont pas peur de montrer leurs failles, ce qui souligne les nôtres par ricochet.

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