30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 08:00
DEFI 126: JACHERE

 

Défi 126 chez Jeanne Fadosi pour les Croqueurs de mots cette semaine : d’après  photo

Puisque le champ est en jachère, profitons-en pour nous reposer aussi. Postons-nous dans l’herbe au milieu des mottes de terre et des pissenlits, écrasons quelques fleurs de colza velléitaires, profitons d’un beau ciel aux nuages pommelés, installons-nous tout près d’un bois  aux bruissements peu inquiétants, écoutons les trilles des oiseaux, laissons le soleil chauffer nos carcasses métalliques et le silence les envelopper,  acceptons que le vent polisse nos accoudoirs , observons les lièvres qui  détalent, les corbeaux arracheurs de semis égarés, ayons des conversations muettes, avec une table pour témoin et accueillons avec bonheur les premières gouttes d’eau claquant sur nos dossiers cuits par une journée en plein air, loin des hommes et de la masse de leurs fondements.

 

BLOG EN  LONGUE PAUSE ...... 

 

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 13:39
Edward Hopper: Morning sun, 1952

Edward Hopper: Morning sun, 1952


Chez les Croqueursdemots, pilotés par Jeanne fadosi, cette semaine, jeudi libre en poésie

 

Il vient tout juste de partir
Claquant la porte aux souvenirs
Il vient tout juste de lui dire
Je ne crois plus en l’avenir
 
Elle n’a pas eu le courage
De déverser sur lui sa rage
Le vent chasse bien les nuages
Elle saura tourner la page
 
Encore lascive au creux du lit
Après la nuit et ses folies
Avant que monte le dépit
Le corps par la douleur meurtri
 
Elle cède au chant de troubadour

D'un soleil pâle au petit jour
Qui fait timidement sa cour
Enveloppant, tiède velours
 

 

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 10:00
DIMANCHE CULTUREL

 

J’ai pris l’Orient Express avec Agatha et Graham et autant vous dire que la traversée de Londres à Bagdad fut exquise. Cette nouveauté consistant à traverser pays et frontières sans obligation de halte pour  déjeuner, dîner  ou  dormir, ce luxe, ce bonheur nous a été accordé. Il faut dire que nous, acteurs, poètes, hommes politiques, chefs d’état, écrivains, ou héros de romans avons des privilèges. Dans ces wagons au décor en bois  d’acajou et  réalisations de Lalique, il est divin de boire le champagne en compartiment intime, ou de jouer aux cartes, taper à la machine, lire le figaro, fumer une cigarette, déguster un verre de cognac, boire un café. Et ce train sème la magie partout où il passe : Istanbul, Louxor, Assouan ont  planté des hôtels de luxe sur son passage, Venise a construit une digue traversant la lagune jusqu’à la gare. La vitesse, le confort, quelle griserie ! Rendre l’Orient accessible, y confronter ses fantasmes à une réalité moins flatteuse, fait progresser le monde,  nos deux mondes  sont complémentaires !

Il faut croire que c’est à cette période que maman, enceinte alors et grande admiratrice d’Agatha, m’a communiqué le goût des voyages et des situations rocambolesques, de rencontrer d’illustres personnages comme Einstein, Franco ou Popov, de me promener à dos d’éléphant et de planquer des cadavres n’importe où. Cela explique en tout cas pourquoi à l’aube de mes cent ans je refuse de fêter mon anniversaire dans cette foutue maison de retraite, et préfère me faire la malle. Fuir à Bali, quel extase !

 

Ou comment faire le lien improbable entre deux activités qui ont comblé mon dimanche : musarder à l’IMA à Paris à bord de l’Orient Express, puis quitter le train en marche, me rendre au cinéma et voir « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire ! » : jubilatoire !

 

 

 

 

DIMANCHE CULTUREL

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 08:00
DEFI 125: DE TOI A MOI, RUSE PASSANT

 

Défi 125 proposé par Eglantine Lilas, pour les Croqueursdemots, et relevé ce jeudi en poésie : Conversation avec La Joconde.

 

N’est-ce pas lui qui a choisi

De t’accrocher, là, un défi

Par ce sourire énigmatique

Curieux atout charismatique ?

 

Il a voulu peindre l’instant

Grâce éphémère d’un moment

Comme on reçoit en son jardin

Des roses, le capiteux parfum

 

Et cela t’a rendue célèbre

D’autres ne connaissent que ténèbres

Belles et lumineuses, ma foi

Pour certaines, maîtresses de rois.

 

Inutile de me comparer

A maintes muses encadrées

Je sais tout devoir au mystère

De cette toile et mes yeux clairs

 

Te voient soudain marquer le pas

Quêter un geste, un mot de moi

Qu’enfin je desserre les lèvres

Que ma voix traduise la fièvre

 

Qui, depuis des siècles nous attache

Au-delà de ton air bravache

Passant buté, rusé, narquois

Et  ensorcelé malgré soi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 08:00
DEFI 124:VERS LE PONT

Défi 124 chez les croqueurs de mots : jeudi libre en poésie pour Dômi

 

Flâner à deux, suivons la route, seule ambition

Dans la tiédeur d’un soir d’avril, une illusion

Sans nous hâter, main dans la main, gagner le pont

Nous embrasser dessous la voûte, juste un frisson

 

Le nez au vent, les yeux mi-clos, toi, tu chantonnes

Des nuages gras et blancs nous suivent, enflent et moutonnent

Au loin, la ville semble une guêpe qui bourdonne

Freinons le pas, goûtons ce que l’amour nous donne

 

De nos chaussures, le bruit dans la campagne sèche

Narguant l’azur, un soleil rond et ses flammèches

Odeur puissante du colza, de l'herbe fraîche

Papillons bleus, comme rubans, pris dans nos mèches

 

Des branches nues au doux et fier balancement

Griffent le ciel, vers l’infini, le firmament

Et de leurs bras font une couronne aux amants

Que le printemps livre à de merveilleux tourments

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 10:00
AU GALOP, ENSEMBLE

Puisque l’été s’annonce, et la musique se fête, la chaleur montre son nez, les jours allongent et les jupes raccourcissent, les pieds se dénudent, les têtes portent chapeau et les yeux chaussent lunettes, le rosé se boit frais,  tomates  et mozarella copinent, les brochettes  enfument les jardins,  les cerises parent les oreilles et les fraises les gâteaux , les foins agacent le nez et le blé daigne jaunir doucement, l’après-midi devient moiteur et le soir touffeur, les oiseaux s’étourdissent et les chats dorent au soleil, l’amour se fait plus qu’il ne se déclare, les promesses sont des mots et les mots des moyens, le ciel est azur, les jardins rivalisent de couleurs, l’océan tiédit les rivages, et l’air a le parfum sucré des fleurs, puisque toi et moi galopons ensemble depuis si longtemps et que l’euphorie  des mois légers du calendrier nous gagne chaque année, savourons  ce bonheur dans nos vies.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 08:00
DEFI 124: NAVIRE EN CREMAILLERE

Défi 124 chez Domi pour les Croqueurs de mots: crémaillère en poésie.

Il nous convie pour une croisière

Et par temps calme blanchit les flots

La pendaison de crémaillère

Se déroulera au fil de l’eau

 

Il nous embarque  dans l’azur

Et les nuages effilochés

Il retiendra  nos aventures

Dedans ses voiles entremêlées

 

Il ne risque pas la tempête

Nous avons à le baptiser

Et à claironner à tue-tête

Les vers qui font  sa renommée

 

Il longe des contrées exotiques

Et ose braver l’inconnu

Sur des rivages oniriques

Aborderont nos âmes nues

 

De la brillance et de l’éclat 

Tous nos défis et nos bons mots,

De la fulgurance, de la joie

Se répandront comme un écho

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 08:00
DEFI 124: CREMAILLERE

Pour ce 124ème défi Domi reprend la barre des Croqueurs de Mots et pend la Crémaillère.

 

J’ai prévu pour la crémaillère de pousser les meubles contre les panneaux de bois, libérer l’espace au centre, que chacun porte ce qui lui chante. Fethiok m’a prêté un plateau en cuivre placé sur des tréteaux qui lui vient des Aurès. Henri dépose une caisse de Bordeaux à même le sol et me demande si ça suffira. Je lui réponds que nous passerons commande sur son blog si nous venons à manquer. Liza débarque du Pirée avec une drôle de fille en jean rencontrée à Egine. Sa Feta est incomparable, quant à ses brochettes n’en parlons pas ! Tiens Jill a amené des fruits et des légumes succulents même s’ils ont de drôles de gueules. Maous m’a fait livrer des bretzels depuis l’Autriche et Mireille, la québécoise, dont je n’ai pas de nouvelle depuis un moment a pensé au sirop d’érable. Carole m’a envoyé des photos insolites de Nantes, sa ville, et Catheau va nous faire part de ses goûts culturels. Edwige amène le café et les croissants, Flipperine annonce un cœur gros comme ça. Gégouska sort Hugo des placards. Nina me livre une bouffée d’air pur emplie du cri des mouettes depuis Agde, quant à Catiechris, c’est de son boudoir rouennais qu’elle nous rejoint en visioconférence. Enriqueta vient faire un petit tour avant les vacances scolaires et Nounedeb oublie ses humeurs en notre compagnie. Pour une fois Martine voyage en vrai et Alice se détourne un peu des fleurs de colza pour nous rejoindre. Fanfan a une nouvelle coupe grâce à Isidor: nous pourrons l’admirer. Vincent a roulé toute la nuit depuis Toulouse, Suzâme et Cathy déclament de merveilleux poèmes. Writings a promis de me raconter de magnifiques jardins, Jeanne rédigera un petit texte en l’honneur de ce jour mémorable, Tricôtine, verse une larme. Je n’oublie pas les dames en bleu, celle du Soir et celle que les Ecureuils fascine, ni ABC dont les trois lettres cachent une âme d’artiste , ni Pascal notre commentateur mystérieux….. Ni toi Femme libre et fière de l’être.

Bien sûr que j’en oublie, bien sûr qu’ils ou elles m’en voudront un peu, beaucoup… maisj’en doute car je convie tous ceux que la curiosité mèneront vers ton navire, Domi !

 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 10:57
EN PAUSE

 

JE PASSERAI VOUS VISITER JE M'ACCORDE UNE PAUSE CONTEMPLATIVE SUR LE PONT

 

A BIENTOT

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 08:00
Erection de l'Obélisque de Louxor,25 octobre 1836, détails, aquarelle. Cayrac, 1837.

Erection de l'Obélisque de Louxor,25 octobre 1836, détails, aquarelle. Cayrac, 1837.

 

123ème jeudi en poésie chez jill-bill pour les Croqueurs de mots : sujet libre pour moi.

 

Offerte en récompense, elle fait un long voyage

Destinée à la France et malgré son grand âge

Elle doit  s’encombrer d’un immense coffrage

Telle une momie figée dedans son sarcophage

 

Fissurée à la base, fragile et basculée

Elle est sur un glissoir jusqu’au « Luxor »  halée

Amarrée au navire à l’avant découpé

Elle suit le cours du Nil, par le courant portée

 

Des marins égyptiens  sont engagés pour elle

Et la dysenterie leur fait un sort cruel

Le « Luxor »   alourdi par sa Noble Demoiselle

Se cale sur les vents comme sur autant d’ailes

 

Arrive sans encombre jusqu’à Alexandrie

Remorqué par le « Sphinx », son destin accomplit

De l’Egypte à Toulon,  l’Atlantique  rallie

Et de  Rouen par la Seine remonte vers Paris

 

La belle débarquée est prise dans les cordes

Les parisiens enjoués envahissent la Concorde

On lève le monolithe, et des boulons se tordent

Dire que son emplacement fut source de discorde !

 

Clin d’œil à l’exposition : Le voyage de l’Obélisque Louxor/Paris (1829-1936),  qui se tient au musée de la Marine à Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

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