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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 08:00
ALLEGORIE
S’estimer protégé derrière des rochers
Pesants, lisses et luisants tout comme ses pensées
Acquises, intemporelles, et si peu essentielles
C’est le credo de l’homme, aveugle, superficiel
 
Car il refuse de croire du fond de sa caverne
Que le monde se tient loin de ses balivernes
De ses idées toutes faites, de son conditionnement
Des ombres dans sa tête, de leur alignement
 
Dans sa réalité n’entre pas la lumière
Son univers entier n’est que nuit et poussière
Osera-t-il avancer vers l’autre paradis
Du savoir éclairé qui d’emblée éblouit
 
Peut-on lui signifier qu’un Maître se tient prêt
Qui l’aiderait à grandir, humblement, sans apprêt
Qui lui ferait franchir le seuil de sa prison
Qui lui enseignerait la doctrine de Platon
 
Hum, un peu philosophique mais après tout pourquoi pas….
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 08:00
DEFI 147: CAPITAINE
DEFI 147: CAPITAINE
Défi 147 mené par ABC Jardin-des-mots pour les Croqueurs de mots: Les matelots n'ont pas le choix du capitaine, sont-ils à la fête?

Le capitaine rêve. Il songe à sa bien-aimée restée à quai ou peut-être se prend-il pour Hemingway décrivant un vieil homme au teint buriné, imagine-t-il le Captain Achab pourchassant Moby Dick, ou craint-il la révolte du Bounty, pense-t-il au conflit qui opposa Lou Larsen et Van Weyden, songe-t-il à reconstruire le Kon Tiki, ou à ressusciter Manu Reva, émigre-t-il vers de nouveaux territoires à bord du Mayflower, souhaite-t-il qu’on lui tricote un bonnet rouge pour embarquer sur la Calypso, le gustaria irse a bordo de la Santa Maria como el gran Cristobal Colon, is he as famous as The Amiral Nelson is, ou plus banalement envisage-t-il de faire carrière sur un navire marchand ? Toujours est-il que sur le pont d’un bateau des Corsica Ferries reliant Bastia à Marseille, materné par une Pilotine, il se demande s’il n’est pas passé à côté de la gloire.
Mais nous matelots vacanciers, un peu insouciants, cela nous est indifférent, nous avons soleil, ciel et grand bleue. Vive les vacances !
DEFI 147: CAPITAINE
DEFI 147: CAPITAINE
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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 08:00
ONGUENT
Voilà comment j’entends profiter de juin et des beaux jours. Telle une chatte postée à la fenêtre au milieu des pompoms du balcon. L’air est doux, et les oiseaux hument le printemps juste avant qu’il ne plonge dans l’été. Il a un parfum tout particulier, de cartables qu’on referme et de brocantes sur les trottoirs. Ses couleurs sont vives et chaudes, parfois mouillées. Ses journées s’étirent le long des trottoirs à la terrasse des cafés, et il offre ses jambes au soleil. Il adore la terre battue et le bruit des balles de tennis. Il se souvient des longues périodes de révision du Bac et encourage ceux que ça concerne en leur faisant miroiter des « after » dignes d’une fin de match. Il apprécie la musique et lui consacre toute une journée lors de la passation de relais à l’autre belle saison. Il est déjà feu, ardeur et brûlure à la Saint Jean. Il allonge le temps et améliore l’humeur. Il est baume et onguent, il est douceur. Alors je me tartine sans modération.
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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 10:38
DEFI 146: POITEVIN
 
Jeudi en poésie libre pour ce 146ème défi chez Lilousoleil pour les Croqueursdemots.
 
Sous la voûte lumière, avancent les gabares
Elles fendent, silencieuses, l’eau claire des marais
S’emparent des reflets, et à l’onde s’amarrent
S’imprègnent des senteurs enivrantes de l’été
 
Sous un ciel parsemé de feuilles et de branchages
Elles longent, alanguies, aulnes ou peupliers
Et des lames d’argent dorlotent à leur passage
Le vieux bois de leurs flancs, incolore, craquelé
 
Alors des chants s’élèvent, haut dans les marécages
Surgissent depuis les rives, se propagent en chœur
Un concert stridulant se décide en hommage
A la lente avancée du bateau voyageur
 
Un vent moite, cotonneux, pèse sur nos épaules
Les rames par endroit clapotent dans la vase
Quand nos regards se croisent, nul besoin de paroles
Instant privilégié, éternité, extase
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 08:00
DEFI 146: PARENTHESE
Consigne 146 proposée par Lilousoleil J’ai choisi de laisser mon imagination vagabonder sur les vocalises de Natalie Dessay
 
Je manipule la tête de lecture en passant près de la platine. Ma chaîne est une antiquité mais rien ne vaut le microsillon pour écouter des vocalises. En tournant, le disque étire une voix cristalline qui me dénoue les muscles.
Je suis l'héroïne d'une de ces séries policières britanniques, je me cale dans un canapé de cuir, un verre de whisky posé sur la table basse, à côté de mon pied nu. Mon autre pied repose à moitié sur une charentaise et sur le plancher. Le chien, un cocker aux oreilles ramasse-poussière ouvre un œil de temps en temps afin de s’assurer que je ne dorme pas tout-à-fait, ce qui le priverait de sa ration de croquettes du soir. Je ne fume plus et mon cendrier déborde de papiers de bonbons. Il y a de petits moutons de poils sous le buffet, et dessus, dans la coupe de fruits, les pêches ont une drôle de couleur. Mon courrier, des factures surtout, s’entasse sur la tablette du téléphone qui ne supporte plus de téléphone puisque le petit rectangle plat est avec moi, sur le canapé. On se tient chaud tous les deux. A travers les rideaux, et juste à l’endroit où ils s’écartent, le gyrophare du camion poubelle fait danser mes pétunias accrochés à la rambarde du balcon. J’ai la tête qui tourne, les idées pas trop claires et il y a ce bip, bip lancinant qui chatouille mes oreilles. Je me frotte les yeux et je m’étire. Je renverse mon verre, grogne puis réponds au téléphone. On m’appelle sur une enquête. C'est souvent comme ça, il me faut fermer cette parenthèse de bienheureuse solitude. 

 

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 11:13
DEFI 146: ACCEPTATION
Sujet libre pour ce 146ème jeudi en poésie chez lilousoleil, pour les Croqueurs de mots.
 
Je me suis inspirée du texte de Madeleine Gagnon inscrit sur l’une des 44 chaises fixées face à la gare du Palais à Québec, œuvre nommée « Rêver de nouveau le monde »
 
UNE ACCEPTATION DE L’ABSENCE
Quand le manque n’est plus un poison
Quand le cœur épouse la raison
Apaisement et renaissance
 
UN RENONCEMENT A L’EXPLICATION
De lèvres qui mentent avec aplomb
Changer de cap et d’horizon
Souscrire à toute tentation
 
UNE CONNAISSANCE DU VERTIGE
Et de l’oubli dans la passion
Plaisir, désir ou émotion
Exercice de haute voltige !
 
UN BONHEUR DE LA RENCONTRE
Y croire encore passé vingt ans
Aimer la vie, prendre son temps
Plus rien ne presse, jeter sa montre
 

 

DEFI 146: ACCEPTATION
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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 08:00
MARCHEUSE
Peu importe l’endroit, ce qui compte c’est cette route, droite, nette, sans détour. Le chemin que l’on suit et qui mène vers soi, sans prise de tête. Dans ces cas-là, j’avance rapidement, j’ai mon casque sur les oreilles et j’écoute Yaël Naïm ou Clarika. J’aime ces voix de filles sur de la musique entraînante mais simple. J’aime les textes un peu barjos de Clarika et la voix douce de Yaël. Je ne pense à rien, je ne vois personne et surtout je regarde peu autour de moi. Je me laisse guider par les odeurs d’herbe coupée et par le vent qui souffle dans mon cou. J’ai très vite chaud et j’enlève mon pull ou mon imper, je les glisse dans mon sac à dos. J’oublie les messages du téléphone et je ne me rends pas compte que le ciel goutte. Je peux marcher longtemps, je suis une marcheuse, je marche pour sentir que j’avale le sol sous mes pieds, ça a un côté glouton. Je mesure le temps à ma montre, je ne ressens la fatigue que si je m’arrête alors je m’oblige à surveiller les aiguilles du cadran. Et puis je rentre. Souvent, ça continue de marcher dans ma tête. Alors je me pose devant mon clavier…
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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 08:00
Dans les jardin du château de Sanssouci à Postdam

Dans les jardin du château de Sanssouci à Postdam

Ce 145ème défi chez Fanfan consiste à écrire une tirade en prenant les classiques pour référence: Molière, Corneille, Racine.
Eh bien, j'ai voulu n'en faire qu'à ma tête en citant Montaigne "Je réponds ordinairement à ceux qui me demandent les raisons de mes voyages: que je sais bien ce que je fuis, et non pas ce que je cherche.
 
La monotonie des jours
Et les rides à mon visage
La télé, les beaux discours
Tous les amis de mon âge
La lessive et l'encaustique
Remplir la gamelle du chat
Les mensonges, la politique
Les promesses qu'on ne tient pas
La vitrine du boulanger
Trop de crème sur les gâteaux
Plus rien dans le garde manger
Les kilos auront ma peau
Dresser une liste pour Auchan
Au pied de l'escalator
Ne plus supporter les gens
Et puis hurler à la mort
Le Saint Honoré rituel
Chez la belle-mère le dimanche
Tous les souvenirs cruels
Qu'on garde encore dans sa manche
Angoisse, départ des enfants
Enfin pouvoir s'éclater
Chagrin et soulagement
Une page s'est tournée
Moi ado,  c'était hier
Le disco et Travolta
Ca y est, te voilà grand-mère?
La vie défile à grands pas
 
Mais on part aussi pour:
La chanson de Nicolas
Se sentir libre et heureux
Aller découvrir Bahia
Retrouver un amoureux...
 
 
 
 
 
 
 
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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 08:00
DEFI 145: CLIGNER DES YEUX
Pour honorer Fanfan et sa conception du poème dadaïste, chez les Croqueurs de mots, 145ème défi.
 
J’aurais peine à saccager le journal
La faute aux ciseaux qui dérapent un peu trop
Pourquoi oser une découpe en diagonale
Quand il suffit, comme au lancer de couteaux
De cligner des yeux, et d’un rictus affreux
Redéposer tous ces mots nus sur des feuilles,
Qui au hasard, sans caractère graveleux,
Forgeront des phrases drôles, pourvu qu’on les cueille
Sachant contenter, séduire ou divertir
Provoquant le rire, la critique ou même l’ire
 

 

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 08:00
EN MARCHE
Un été lourd et raieux se profile en mai
Lilas, glycines, hortensias bordent les allées
Tant de parfums entêtants hantent les chemins
Ivres de joie les enfants nous lâchent la main
 
Dans leurs veines coule une sève, puissant élixir
Commande de désobéir, rugir et bondir
Et ils courent à perdre haleine, du feu dans les yeux
Un vent filou constelle de pollen leurs cheveux
 
Car la vie prend de la place, et s’enorgueillit
De combler les êtres, l’espace, les bois, les taillis
Et si les enfants s’évadent, dans nos coeurs aussi
Une vigueur toute printanière ordonne, s’épanouit
 
Il y a cependant dans l’air des chants, des murmures
Ne provenant pas des eaux claires, jardins et clôtures
Le bruissement d’une feuille, un froissement ailé
Le salut d’une âme en marche vers l’éternité
 
A Pascal, je me joins à Catiechris et à ses amis de la blogosphère pour lui rendre hommage
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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