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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 14:19

Pour illustrer l'exercice proposé par "les croqueurs de mots": évoquer une scène estivale en utilisant les couleurs de l'arc en ciel dans le texte.

 

 

 

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Au bord de la mer, l’été est magique.  Les vacances, le soir, c’est prendre le temps, assis sur un parapet, de chercher au fond de soi, de l’extraordinaire. L’eau n’est pas seulement BLEUE, elle se couvre de lames argentées et INDIGO. Comme dans les îles elle se soumet  aux fantaisies d’un soleil ORANGE, parfaitement à l’aise dans ce décor. Cabotin, il mène la revue et descend les marches d’un grand escalier imaginaire. On est fasciné jusqu’au bout et parfois on aperçoit le fameux rayon VERT. Celui qui porte chance. On veut le photographier, le saisir dans l’objectif, mais il pirouette, insaisissable tandis que le ciel se voile.  L’escalier disparaît dans les coulisses et bientôt surgit une danseuse prise dans les rayons et qui virevolte dans de la mousseline ROUGE. Son numéro est bien rôdé, il s’agit de nous obliger à patienter, à attendre la venue du prochain artiste.

 

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La vedette, le clou du spectacle, qu’on a remarquée en gros sur l’affiche à l’entrée du cabaret, doit se découper, distincte, majestueuse sur l’horizon VIOLET. Elle doit promettre des rendez-vous et des mots doux, des promenades et des piques niques nocturnes, des jeux d’ombres et de lumière, sous le halo JAUNE pâle de son croissant. Alors la petite chanson de l’ami Pierrot trotte dans nos têtes, et on se met à applaudir sous le regard de passants médusés 

 

 

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 20:00

Cette semaine le casse tête chez Lajemy est : Petites expressions habituelles.

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C’est décidé, je m’attaque à « tu sais quoi ? » ou « vous savez quoi ? ». Pronom, verbe et pronom. Oui, justement quoi ? Je déteste cette formule. On l’entend partout, dans la rue, au travail, au ciné. C’est actuel, c’est tendance, c’est djeune’s peut-être ! C’est surtout moche et ça ne veut rien dire. En tout cas si ça prétend remplacer : j’ai quelque chose à te (vous) dire, c’est moche.

 

J’ai l’air d’un mammouth fossilisé, d’une mémère rabat-joie, n’empêche, j’assume. Tu sais quoi, quoi ? Est-ce que j’ai une gueule de tu sais quoi ! Imaginez : j’ai les poings sur les hanches, un fichu sur la tête et je me trouve sur le pont face à l’hôtel du Nord. J’ai ma gouaille à moi, mes  ras le bol et je m’énerve.  J’éclate : mais t’es ouf, tu racontes n’importe naouak. Et parfois pour la jouer relou, je lance : ouaich, ouaich, t’as raison. Mais je transforme, je déforme les mots, je crée un langage ou je le crois. Je me la joue jeune d’aujourd’hui. Et encore, selon Mes critères. Ca n’engage que moi, c’est un effet de mode et ça passera.

 

Mais « tu sais quoi ? », ce sont des mots exacts, en bon français accolés les uns aux autres sans que cela ait un sens. C’est le ton, l’expression de l’interlocuteur qui donne le sens. C’est passé dans le langage courant et risque d’y rester. Tout comme « ce truc, c’est trop beau !».  Pourquoi trop, très ne suffit pas, et puis trop par rapport à quoi? Ou « t’as vu ce type, il est grave ! » Il est dingue, bizarre, marginal ? D’accord c’est un langage de jeune aussi. Avec des mots sortis de leur contexte. Ca vieillit comme tout le monde les jeunes. Alors vous savez quoi? AU SECOURS !  

 

Au fait (tiens ça aussi c'est une expression de tous les jours), je blague. On ne peut pas aller contre l'évolution du langage. Je n'ai qu'à me laisser porter. 

 

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 20:07

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Là c'est moi, cachée par une blondinette, excuse-moi, j'ai oublié ton nom. Marie Francoise est devant nous en pull vert.

 

 

Elle s’appelait Marie Françoise. Elle avait treize ans et moi quatorze. Nous nous étions rencontrées dans l’avion qui nous menait en Angleterre. Voyage linguistique de trois semaines, en 1973 : Felixstowe near Ipswich. Les mois de Juillet 73 et 74 sont gravés dans ma mémoire comme des bulles, légers, pétillants. Nous avions copiné de suite. C’était une petite brune à lunettes et à cheveux longs, frêle, pâle. Sa mère était polonaise, moi j’étais d’origine antillaise. Il y avait entre nous ce côté pas tout à fait d’ici et pas vraiment d’ailleurs. Deux gamines qui ne vivaient réellement qu’à Paris. Ou dans les environs. Elle habitait Plaisir dans les Yvelines.

 

 Après l’avion, il y avait eu le car roulant le soir dans la campagne anglaise. Des arbres et des buissons, toute cette verdure à perte de vue.  Et les sandwichs partagés. La semi liberté des premières vacances sans les parents. Une sorte de griserie, le sentiment de pouvoir faire ou dire des bêtises. Et en nous la force des timides. Deux gamines effacées, discrètes, taiseuses vis-à-vis des autres, mais déterminées. Du genre qui veut creuser son chemin dans la vie, qui envisage le bac et les études supérieures avant tout. Qui s’intéresse aux garçons, un peu, pas trop. Pas maintenant. Nous préférions ceux des feuilletons à la télé. Il y avait eu Mehdi dans le « Jeune Fabre » l’année d’avant. Ces fois-là, il y avait Marc di Napoli qui était Doniphan, dans « Deux ans de vacances », d’après Jules Vernes. Il nous faisait craquer avec ses cheveux longs et son costume d’étudiant anglais parcourant les mers. Nous évoquions aussi Delpech et sa Marianne, Fugain et son oiseau. Et Joan Baez que sa mère adorait et qu’elle m’avait fait découvrir. Et dont je suis fan, depuis.

Nous étions jolies, nous vivions d’air pur et d’eau fraîche, et nous ne le savions pas. C’était l’insouciance, c’était l’innocence.

 

Il y avait les cours le matin, avec un groupe de jeunes autrichiens de notre âge. Moi j’avais flashé de loin, sur Dany un petit blond que toutes les filles s’arrachaient. Marie m’observait, narquoise. Elle se moquait gentiment car il se fichait pas mal de moi. Jusqu’à ce que je trouve son copain plus intéressant. Moins mignon mais plus attachant. Alors là, Dany ça l’a énervé. Orgueil Mâle ! Mais j’étais passée à autre chose. Les garçons ce serait pour après, j’avais dit.

 

Il y avait les balades entres copines à travers blé, les baignades sur la plage de Félixstowe, les kermesses de village comme dans Barnaby. Sans crime horrible, toutefois. Ma famille d’accueil s’appelait Smith. Betty et John Smith. Comme quoi, des Jean Martin, il y  en a un paquet, outre Manche. Il était agriculteur et elle coiffeuse à domicile. Leur petite fille Julie avait dix mois et j’étais une piètre Baby sitter, les rares fois où on me le demandait. Je regardais ce bout de viande vagissant sur son biberon avec consternation. img144

Quand je restais dans la famille le week end, je m’ennuyais de Marie. Ma chambre était violette, des fleurs à profusion, depuis les rideaux jusqu’à l’édredon, en passant par le tour de la coiffeuse. Les Smith étaient adorables, ils promenaient partout la petite frenchie from Paris. A Ipswich sur le port, chez  leurs cousins pour les repas de famille, au cinéma. John m’avait emmené voir «  La prisonnière du désert ». Je l’avais découvert en anglais dans le texte avec plaisir. Après l’avoir vu à la télé sur la troisième chaîne, dans le cadre du ciné club. En sortant de là, j’avais dégusté mes premiers « fish and chips » dans du papier journal. J’avais les doigts gras et poisseux, je m’étais régalée.

 

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Là je suis devant la maison et la voiture de John. Sexy non!

 

 

Rien ne remplaçait les fous rires avec Marie, les balades à vélo. Nous avons vécu deux grandes aventures ensemble. Un après midi, alors que nous avions quartier libre à Londres, nous nous étions perdues dans le métro. Au bout d’une heure de panique, nous avions étudié la carte calmement. Et regagné le car, penaudes, sous l’air courroucé des animateurs qui avaient alerté Scotland Yard.

L’année d’après, alors que nous visitions la Tour de Londres, il y avait eu un attentat. Nous avions été évacués sans ménagement. Nos appareils photos furent confisqués et nos pellicules développées à l’œil. C’était plutôt sympa et palpitant !

 

Au retour en France, nous nous écrivions. Des lettres avec des fleurs et des petits cœurs. De la prose de gamines. Marie Françoise m’invitait souvent à venir passer le week end chez elle, dans sa grande maison. Et je refusais, parce que j’étais timide. Que j’habitais « un petit deux pièces » avec mon frère et ma mère. Que  je ne pourrais pas lui rendre la pareille. Alors elle s’était lassée. Et j’ai perdu Marie Françoise. L’année suivante elle s’était rendue en Angleterre. Félixstowe near Ipswich. Sans moi. J’avais changé de tranche d’âge. A plus de quinze ans, je ne pouvais pas l’accompagner. Et en juillet, je travaillais à la Sécurité Sociale, pour me faire de l’argent de poche. Des prétextes plausibles. Mais des prétextes, quand même. Marie, si tu te reconnais….

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 15:37

Pour illustrer le casse tête cette semaine chez Lajemy : vivre dehors en été.

 

 

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Bien sûr il y a le soleil sur nos peaux dénudées. Qui chauffe et qui brûle, il y a le sourire sur nos lèvres et l’envie de faire la fête, de déboucher une bouteille, d’empiler des glaçons dans des verres.  Le bonheur des vacances en famille, le sel de la mer ou le clapotis d’un ruisseau à la montagne. Il y a les gens, beaux, huilés, bronzés autour. Des photos à faire, le soir habillé de rouge, des murs couverts d’histoire et de rayons, des arbres, des fleurs, le sable, les dunes, l’océan, les geysers.

Tout ce qui donne envie de profiter de l’été, de s’aérer, de respirer à fond. De remplir ses poumons d’oxygène qu’on reste là ou qu’on parte…

 

Mais ailleurs justement, il y a aussi, la faim, la soif, la misère. Vivre dehors c’est ouvrir les yeux et tout regarder. Même ce qui pique, qui électrise et qu’on ne veut pas voir. Dehors il y a ça :

 

 

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C’est ma manière à moi, d’évoquer les vacances. Et le reste...

 

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 14:22

Pour illustrer le casse tête cette semaine chez Lajemy : sur et sous l’eau.

 

J’ai tout de suite pensé à Juliette Gréco. Ce thème c’est aussi celui des rencontres impossibles. Des lieux, des gens, des choses qu’on aimerait associer, confronter, comparer.

Et en réfléchissant bien, pour nous qui sommes à la surface, à la frontière, il y a des éléments communs aux deux  milieux :

-         des couleurs, de l’éclat,

 

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-         de l’espace, du vide, l’immensité

 

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-   de l’élégance, de la grâce,

 

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-         de la force, de la puissance,

 

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-         du mouvement, de la vie en somme

 

 

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Pas si opposé que ça, ces mondes !

Un petit poisson, un petit oiseau s’aimaient d’amour tendre, faut savoir s’y prendre quand on est dans…

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 15:41

La Nartuby sortie de son lit à Draguignan, le 16 juin, après les pluies torrentielles qui se sont abattues sur la région. Une paisible rivière qui, soudain, s'est transformée en un fleuve monstrueux et dévastateur. (Lionel Cironneau/AP)

 

 

 

 

Divagation pour illustrer les casse-têtes des deux dernières semaines chez Lajemy : les caprices du temps et le bricolage.

J’évoquerai le petit bonhomme là-haut tout seul dans ses nuages aux commandes des manettes de l’univers. Il bricole, il bricole…. Ou alors il cuisine. Parce que, soit il cloue des balles de coton dans le ciel, soit il saupoudre nos têtes  de rayons de soleil tiède pour qu’on s’habille léger et qu’on s’enrhume.

Il est pervers, il est vicieux, il souffle le chaud et le froid et il dispose de tout plein d’outils de torture. Dans le Var, il a tout cassé à coups de marteau. Les maisons, les hôtels n’ont plus de toit et le courant emporte des vies et des arbres sur son passage comme la tondeuse à gazon de Freddy. A certains moments on entend des bruits de perceuse, on perçoit des éclairs de chalumeau et ça dégringole dru. On, je dis on car je ne veux pas  nommer l’affreux bonhomme, a perforé de ciel avec une chignole on alors on l’a coincé dans une passoire et il arrive ce qui doit se produire.

 

Si seulement il savait se servir des vis et des écrous qui sont dans son atelier, s’il savait fabriquer du sec, chaud et brillant dans son établi, nous aurions un moral bien meilleur. Il lui faut un prof doué qui manie la scie sauteuse et fracasse les nuages une bonne fois pour toutes, qui passe une couche de vernis sur les rayons de feu cachés derrière. Il lui faut un artiste, un ciseleur, qui bricole les couleurs, il lui faudrait un peintre qui mette de l’éclat sur la grisaille des jours. Mais je lui fais confiance, il veut qu'on attende, juste un peu, qu’on se languisse et qu’on dépende de lui. C’est comme une drogue, on attend, on attend… Patience, bientôt nous serons comblés. Le temps d’un dernier tour de manivelle, d’un polissage, d’un coup de ciseau.

Parce qu’il sait faire des merveilles quand il veut, et comme avec l’équipe de France de football, on ne veut pas perdre espoir, on y croit.

 

 

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 13:55

 

Cette semaine dans le casse tête de la semaine chez Lajemy: Eloge de la lenteur.

 

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Comment faire l’éloge de ce qui me paraît impossible. C’est-à-dire prendre le temps de me regarder vivre. Tu es une petite énervée me dit mon fils. Et il m’observe qui m’agite en tous sens comme Wonder Woman. Comme si j’avais le monde à sauver et l’univers à préserver.  D’ailleurs je viens de déménager, de remplir des cartons et des papiers, de passer des tas de coups de fil, de faire couper le gaz et l’électricité. D’appeler France Télécom. De changer les rideaux pour le nouvel appart, de déplacer mes meubles pour la énième fois. De courir à la déchetterie, d’un coup de parapluie comme Mary Poppins. J’ai tendance à conserver des habitudes, alors je jette mes ordures dans le lave vaisselle qui est à gauche comme la poubelle dans l’ancien appart. Enfin, je me retiens, à la dernière minute, je tourne sur moi-même et je manque de renverser le chat. Goguenard le chat, avec sa démarche chaloupée de vieux de la vieille.

 

C’est comme ça depuis toujours, dans mes amours je m’emballais, je croyais à « pour toujours », je faisais des projets, démarrant à cent à l’heure. Je faisais peur. Je faisais fuir.  Mon doudou lui a compris dès le début. Sa sorcière bien aimée, il sait la calmer avant qu’elle ne chiffonne son nez. Il fait le dos rond. Ca  passe, au bout d’un moment je fatigue.

Parce que je n’ai rien de surhumain. Si au travail j’énerve tout le monde, avec mes sauts de puce, si je cours de la piscine au Monoprix en passant par Promod et Etam, au bout d’un moment je ralentis. Contrainte, forcée... Pour moi, c'est contre nature.tornade_02.jpg

Deux exceptions pourtant,  les vacances pendant lesquelles je déchausse mes crampons et je pantoufle. Et la lecture de vos blogs, il faut bien que je m’attarde à vous lire, à vous remercier, vous qui m’avez souhaité bon courage.

Ca y est cette fois c’est parti, je retrouve la communauté avec plaisir. Je fonce, comme une tornade,  lire vos posts…. Incorrigible, n’est-ce-pas ?

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 16:14

 

 

 

 

 

 

                                           MANSFIELD s'accorde une pause, en effet je déménage, je suis dans les cartons et mon blog va souffrir un peu. Je ne vous oublie pas amis bloggeurs qui maintenez la chaîne de l'amitié et entrenez la bonne humeur, même quand ça ne va pas toujours bien pour tous.

 

A bientôt pour de nouveaux échanges.

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 21:02

 

 

Le casse tête cette semaine chez Lajemy est : carpettes et tapis.

Alors je ferai bref et plutôt facile, enfin pas prise de tête. Je vous suggère un tapis de cadeaux, rien de mieux pour se blottir la truffe au chaud.

 

 

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 12:02

 

Le casse tête cette semaine chez Lajemy est: cloches et chocolat.

 

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De beaux papiers dorés, froissés, peinturlurés,

De gros pompons élaborés avec adresse,

Des boules, des poules, toute une basse cour endimanchée,

Enveloppée dans des paniers quelle prouesse,

De la friture, de grands poissons multicolores,

Des cloches et des lapins, des œufs et des poussins,

En classe on imagine d’incroyables dessins,

Des rites et des usages, coutumes et traditions,

Un commerce bon enfant entoure la religion,

Pour vous, je ne sais pas, mais enfin moi j’adore.

 

Et oh surprise, douce émotion quand bien plus tard,

Minet retrouve un chocolat dans un placard.

 

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  • : instants de grâce, parcours chahutés, affirmation de soi. J'aime saisir ces moments dans la vie qui font vibrer et se sentir vivant.
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